http://www.radio4.fr/podcasts.html?p=2

 

Interview Boaza GASMI sur RADIO4

 

Le CNLH a manifesté le 5 avril 2016

 

à AGEN contre les promesses non tenues

 

INFO

JOURNAL DE 12H - 06/04/2016 - (Enregistrement à partir de 3:50)

 

Le CNLH remercie chaleureusement l'équipe de RADIO4.

Boaza GASMI répond à SUD RADIO, le 15 janvier 2016

Boaza GASMI interviewé par SUD RADIO, le 15 janvier 2016
Le 5 / 9 - L'INVITÉ POUR MIEUX COMPRENDRE

Présenté par :
Olivier FREISS, Christine BOUILLOT, Philippe MOYSEN, Gwendoline SAUZEAU, Adèle PAQUELIER
LIEN :
http://www.sudradio.fr/Podcasts/L-invite-pour-comprendre/Boaza-Gasmi-president-du-comite-national-de-liaison-des-harkis
160115boazagasmi.mp3
Fichier Audio MP3 3.4 MB

 

Boaza GASMI et tous les membres du CNLH remercient chaleureusement l'équipe de SUD RADIO.

http://www.laprovence.com/article/actualites/3752069/maryse-joissains-aux-rapatries-marre-de-la-repentance.html

 

Maryse Joissains aux rapatriés :"Marre de la repentance"

 

ACTUALITÉS > POLITIQUE - Vendredi 15/01/2016 à 09H05 - AIX-EN-PROVENCE

 

Tags : VOEUX - JOISSAINS - AIX - POLITIQUE

 

Émotion, inquiétude et colère à l'occasion des traditionnels voeux

 

Très ému, le président du collectif aixois des rapatriés a rappelé les "revendications des Français d'Algérie et de leurs frères harkis". PHOTO SERGE MERCIER
Très ému, le président du collectif aixois des rapatriés a rappelé les "revendications des Français d'Algérie et de leurs frères harkis". PHOTO SERGE MERCIER

Chaque année, il me dit que, cette fois, il n'y arrivera pas, sourit Maryse Joissains. Chaque année, je lui demande d'essayer tout de même..." Et chaque année, dans une maison du Maréchal-Juin entière acquise à son émotion, Robert Perez s'emploie à présenter ses voeux aux rapatriés. Avec des sanglots dans la voix.

"Les années précédentes étaient l'occasion pour nous de rappeler les légitimes revendications des Français d'Algérie et de leurs frères harkis, souligne le président du collectif aixois des rapatriés.C'était l'occasion de dire leur espoir de reconnaissance. Le vent mauvais de l'histoire nous a fait quitter ces départements où nos pères, par leur travail, avaient construit un pays à l'image de la France. Ce vent mauvais et ceux qui l'entretiennent, nous obligent à dire à certains de nos représentants politiques, aujourd'hui : réveillez-vous avant qu'il ne soit trop tard. Votre laxisme, votre aveuglement, votre angélisme suicidaire, vos désamours de la France finiront par provoquer, sur le sol de notre pays, ce qui s'est passé en terre française d'Algérie il y a bientôt soixante ans."

À ce pays, héritier "d'un grand passé", Robert Perez livre un message : "Nous, Français d'Algérie, nous voulons avec vous tous, continuer à être les gardiens de cet héritage." Ce n'est certainement pas Gérard Bramoullé qui va s'y opposer. Et dans cette métropole dont il va nous parler, chacun devra comprendre au moins deux sens... "J'aimerais parler ici de la dignité dont les rapatriés ont besoin. Il y a bientôt soixante ans, le retour en métropole a été une catastrophe. Il faut que vous sachiez que c'est le cas encore aujourd'hui. Le retour en métropole, il n'est pas fait pour nous..."

"Reveillez-vous avant qu'il ne soit trop tard"

Besoin de dignité, encore, lorsque l'adjoint au maire évoque cette "confusion que l'on a faite" entre les rapatriés et les migrants. "Lorsque j'ai entendu les plus hautes autorités du gouvernement, des maires, des représentants d'associations de rapatriés faire ce rapprochement, je n'ai pas compris... La différence est majeure : les Français d'Algérie sont français, tout simplement." Applaudissements nourris dans cette maison du Maréchal-Juin mise à disposition par la mairie aux associations de rapatriés. "Ce qu'ils ont vécu, je ne l'ai pas vécu si ce n'est familialement, avec un mari engagé là-bas", rappelle le maire d'Aix, Maryse Joissains qui a grandi "dans le culte de ce qu'avait été cette Algérie formidable. Cette émotion que je sens aujourd'hui, je la partage car je vois renaître les mêmes causes qui produisent les mêmes effets. J'ai le courage de le dire : ce laxisme, ce désamour de la France depuis trente ans est responsable des événements d'aujourd'hui. Nous avons eu des dirigeants peureux à droite et à gauche. Si on veut préserver la France, il va falloir se bouger, dire qu'on en a marre d'être dans la repentance. Je suis inquiète car ces événements qu'on a vus de l'autre côté de la Méditerranée sont peut-être en train de se reproduire chez nous. Ceux qui viennent de l'extérieur apporter l'insécurité dans notre pays, il ne faut pas avoir à leur égard la moindre toléranceNe soyons pas laxistes mais restons humanistes ! Parce ce sont deux notions différentes. Et puis, représentons ce devoir de mémoire. Demain, si vous n'êtes plus là pour le faire, on racontera l'histoire d'Algérie comme une vulgaire histoire de colonialisme. L'Algérie, ce n'est pas ça. Les pieds-noirs et les harkis s'entendaient très bien et on a essayé de nous vendre une Algérie qui n'était pas la vraie ; restons debout et sachons transmettre cette mémoire, sans état d'âme."

Nadia Tighidet

http://actu.cotetoulouse.fr/regionales-2015-elu-fn-perpignan-demande-annulation-election-carole-delga_27002/

Régionales 2015Un élu FN de Perpignan demande l'annulation de l'élection de Carole Delga

Mohamed Bellebou, conseiller municipal FN de Perpignan, a demandé au Conseil d'État le rejet des comptes de campagne et l'inéligibilité de Carole Delga. Explications.

Publié le : 07/01/2016 à 14:43

 

Le Conseil d'État examinera le recours dans les prochaines semaines. (Photo : Lino-Bento-Flickr)
Le Conseil d'État examinera le recours dans les prochaines semaines. (Photo : Lino-Bento-Flickr)

Après les lauriers de l’élection, les épines des opposants. Gagnante de l’élection régionale en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées le 13 décembre 2015 et officiellement élue présidente de la nouvelle région le 4 janvier 2016, Carole Delga doit faire face à un recours contre son élection, déposé à la section du contentieux du Conseil d’État.

Rejet du compte de campagne et inéligibilité

L’initiative est l’œuvre de Mohamed Bellebou, conseiller municipal Front national et Rassemblement Bleu Marine (FN/RBM) de Perpignan et président de l’association France Harkis. Le 28 décembre 2015, ce dernier a déposé un recours afin « d’annuler les opérations électorales qui se sont déroulées les 6 et 13 décembre 2015 en vue de l’élection des conseillers de la région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, de rejeter le compte de campagne de Mme Delga et de prononcer son inéligibilité », selon les termes exacts du recours.

Mohamed Bellebou, élu FN de Perpignan. (Photo : DR)
Mohamed Bellebou, élu FN de Perpignan. (Photo : DR)

Que reproche l’élu frontiste à Carole Delga ? Selon le site d’info perpignanais ouillade.eu, Mohamed Bellebou a relevé qu’en mars 2015, Carole Delga, alors secrétaire d’État au Commerce et à l’Artisanat dans le gouvernement Valls et investie par le PS comme tête de liste pour les élections régionales à venir, a signé en tant que secrétaire d’État au bas d’une page d’un document distribué aux habitants du Comminges sur le Parc naturel régional (PNR), compétence du Conseil régional.

Toujours selon le site d’info catalan, Mohamed Bellebou étaye sa plainte avec trois articles du code électoral :

  • L52-1, « qui stipule le début de la période d’interdiction des campagnes de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion des collectivités et qui s’établit pour ce scrutin au 1er juin 2015 » ;
  • L52-5, « qui stipule le début de la période pendant laquelle les recettes et les dépenses en vue de l’élection sont comptabilisées au compte de campagne et qui s’établit pour ce scrutin au 1er décembre 2014 » ;
  • L52-8, « qui stipule que les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués ».

Interrogé par nos soins, le Conseil d’État précise que le recours pourrait être examiné dans les prochaines semaines.

Sept recours en tout

Ce recours n’est pas le seul concernant les élections régionales chez nous. En effet, six autres recours vont faire l’objet de l’attention du Conseil d’État, parmi lesquels un concernant l’élection en Lozère, un contre « les suffrages obtenus » par la liste de Louis Aliot et celui du sénateur LR de l’Hérault Jean-Pierre Grand contre l’élection de Dominique Reynié. Jean-Pierre Grand avait mis en doute durant la campagne son éligibilité.

L’ex-tête de liste de la droite et du centre, aujourd’hui président du groupe d’opposition au Conseil régional, avait porté plainte contre Jean-Pierre Grand pour « violation du secret professionnel » et « détournement de correspondance », fin octobre 2015.

 

http://www.lindependant.fr/2015/07/09/un-memorial-pour-l-avenir,2056458.php


L'INDÉPENDANT / Jeudi 8 Octobre 2015


Rivesaltes :

un Mémorial pour l'avenir

Le 09 juillet à 6h00 par Estelle Devic | Mis à jour le 09 juillet


1000 m² pour la salle d'exposition permanente.(Photo par Photos Harry Jordan)

(Cliquer sur l'image pour accéder au site et voir les autres photos)

Ci-dessous, article paru dans LE JOURNAL DE LA HAUTE-MARNE « JHM »

 

Dimanche 11 mai 2014

Ci-dessus, photos du JHM - Journal de la Haute-Marne, prises le 10 mai 2014 à Colombey-les-deux-Églises.

Le CNLH adresse au JHM ses sincères remerciements.

 

 

 

 

    • Par Le Figaro.fr avec AFP
    • Mis à jour
    • Publié

     

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/09/30/97001-20130930FILWWW00411-1-dirigeant-harki-en-greve-de-la-faim.php

     

    Un dirigeant harki en grève de la faim

     

    Boaza Gasmi, président du Comité national de liaison des harkis, mène depuis quinze jours une grève de la faim pour que l'État français améliore le quotidien des harkis.

    À l'occasion de la Journée nationale d'hommage aux Harkis le 25 septembre, il avait renouvelé sa demande d'être reçu par François Hollande et d'une «reconnaissance officielle» par le chef de l'État de la souffrance de cette communauté. «Peut-il mépriser 1,5 million de harkis et leurs descendants qui ont payé cher leur engagement dans l'armée française ?» demande-t-il dans La Croix.

    «Les Harkis ont défendu la France en Algérie et n'ont pas eu la reconnaissance qu'ils méritaient. Nous gardons des séquelles morales et physiologiques profondes. Si on veut réparer ça, il faut que le président de la République reconnaisse officiellement cette souffrance», a déclaré Boaza Gasmi.

    Affaibli après plus deux semaines de grève de la faim, Boaza Gasmi ne lâchera pas, affirme-t-il, tant que «justice ne sera pas rendue».

    Boaza Gasmi assure avoir reçu un message du cabinet du ministre des anciens combattants, Kader Arif, lui affirmant que François Hollande le recevrait à l'Élysée au début de l'année 2014. Il entend donc convaincre François Hollande de créer une commission, composée de parlementaires et de Harkis, chargée d'élaborer un plan d'actions en faveur de sa communauté.

    En septembre 2012, François Hollande avait reconnu la responsabilité et la «faute» de la France dans «l'abandon» des Harkis, laissant sur leur faim la plupart des associations qui veulent une reconnaissance inscrite dans un texte de loi.

Publié LE 03/10/2013 à 15h32, modifié le 03/10/2013 à 16h12 par Mariane RIBOULET

 

http://www.sudouest.fr/2013/10/03/agen-boaza-gasmi-poursuit-sa-greve-de-la-faim-1188079-3603.php

 

Agen : Boaza Gasmi poursuit sa grève de la faim

 

 

Boaza Gasmi, président du Comité national de liaison des harkis, poursuit sa grève de la faim entamée il y a 17 jours à Agen, malgré la proposition de réception d'une délégation d'enfants de harkis par François Hollande.

 

 

Boaza Gasmi, malgré un rendez-vous programmé en janvier avec François Hollande, poursuit sa grève de la faim © Photo

 

Émilie Drouinaud

 

Boaza Gasmi, président du Comité national de liaison des harkis poursuit sa grève de la faim à Agen. Il s'est installé il y a 17 jours dans un camion stationné sur la place Armand Fallières, près de la préfecture.

 

Saami Loardi l'a rejoint dans son mouvement mardi.

 

Le président du Comité national de liaison des harkis souhaite être reçu par le président de la République, François Hollande.

 

Ce dernier a annoncé qu'il recevrait une délégation dans les prochains mois, en janvier vraisemblablement.

 

L'annonce ne suffit pas à Boaza Gasmi. Il voudrait qu'un "plan de travail" soit établi en préalable de ce rendez-vous et la certitude que l’État français "reconnaisse que la communauté harkie a été abandonnée". Le président du Comité national de liaison des harkis a cependant ajouté dans la journée d'aujourd'hui un drapeau français aux banderoles déployées devant son campement.

 


Dimanche 22 septembre 2013

 

Exclusivité ACH-IDF :

Entretien avec Boaza GASMI,

gréviste de la faim à Agen

 

En grève de la faim depuis plusieurs jours devant la préfecture du Lot-et-Garonne à Agen, Boaza GASMI a bien voulu accorder un entretien exclusif à l'ACH-IDF. Dans le cadre de cet entretien, il revient sur les raisons qui l'ont conduit à engager cette action de grève de la faim. En outre, il dénonce le mépris avec lequel le cabinet du ministre délégué aux anciens combattants a traité le dossier "harkis" au cours des seize derniers mois. Aujourd'hui, il en appelle au Président de la République. Boaza GASMI saisit l'occasion de cet entretien pour expliquer les raisons qui le conduisent à exiger une rencontre avec le Président de la République et lui seul.

Harkis d’Ile-de-France : Bonjour Monsieur GASMI. Avant de débuter cet entretien, nous avons une première question : comment allez-vous ?

Boaza GASMI : Pour le moment, je vais bien. Même si je suis souvent rattrapé par la fatigue du fait de ne pas m’alimenter depuis maintenant près de sept jours.

Harkis d’Ile-de-France : Pourquoi avez-vous décidé d’engager ce mouvement de grève de la faim ?

Boaza GASMI : Je suis à la tête du Comité national de liaison des harkis. Depuis le 6 mai 2012, date de l’élection du président François HOLLANDE, nous avons été à la rencontre des préfets, des sous-préfets, des députés, des sénateurs et divers élus pour travailler au respect et à la mise en œuvre des engagements pris par François HOLLANDE le 5 avril 2012 sur le dossier des harkis.  Seize mois après, rien n’a avancé pour les familles de harkis. Strictement rien ! Le néant total !  

Harkis d’Ile-de-France :Vous avez été pourtant reçu au mois de mars par le ministre délégué anciens combattant Kader ARIF ?

Boaza GASMI : Effectivement, le ministre Kader ARIF nous a reçus au mois de mars dernier. C’était juste après les actions de colère engagées par des enfants de harkis à Sainte-Livrade et à Villeneuve-sur-Lot. Déjà à l’époque, ces enfants de harkis en colère dénonçaient l’indifférence et l’inaction du Gouvernement dans la mise en œuvre les engagements pris le 5 avril 2012 par le Président de la République François HOLLANDE. Le ministre Kader ARIF nous avait alors reçus et finalement, la seule chose de sérieuse qu’il avait à nous offrir, c’était du café et du jus d’orange. Six mois après à cette réunion, rien de sérieux n’a été fait ou engagé par le ministre et ses collaborateurs. Face à cette inertie et ce comportement méprisant du ministère des anciens combattants, j’ai décidé d’interpeller l’opinion publique et surtout le Président de la République François HOLLANDE sur ce qu’endure cette composante de la société française que sont les harkis.

Harkis d’Ile-de-France : Comment expliquez-vous cette situation d’inaction du Gouvernement à l’égard des familles de harkis depuis l’arrivée de François HOLLANDE à l’Élysée? C’est une question de moyens ?

Boaza GASMI : C’est pour savoir et avoir justement des réponses à ces questions que j’exige de rencontrer le Président de la République. Au-delà de la question des moyens, j’attends aussi du chef de l’État qu’il nomme à la direction de l’administration du ministère des anciens combattants des personnes issues de la communauté pour traiter nos problèmes et mettre en œuvre les engagements présidentiels du 5 avril 2012. Car la question de savoir qui seront demain nos interlocuteurs est importante. Les actuels collaborateurs du ministre délégué aux anciens combattants ne connaissent rien à notre histoire, à notre souffrance, à nos difficultés, à nos attentes… Qu'ils s'en aillent ! Qu'ils aillent travailler sur des sujets qu'ils maîtrisent. Il y a aujourd’hui parmi les enfants de harkis des personnalités qui sont à même de prendre des responsabilités de premier plan au sein du ministère des anciens combattants afin de traiter nos problèmes, nos difficultés et nos attentes. Le Président de la République doit renouer avec l’esprit de ses engagements du 5 avril 2012. Cela passe par la nomination de personnes à même de mettre fin au mépris dont nous avons été les victimes depuis seize mois. Il est urgent pour le président HOLLANDE de rétablir un minimum de confiance entre les pouvoirs publics et la communauté harkie.

 

 

Harkis d’Ile-de-France : Vous avez décliné la proposition qui vous a été faite d’être reçu une nouvelle fois par le ministre Kader ARIF. Pourquoi exiger d’être reçu uniquement par le Président de la République et par personne d’autre ?

Boaza GASMI : J’ai effectivement décliné la proposition de rencontrer une nouvelle fois le ministre Kader ARIF. Tout simplement parce que j’ai déjà donné au mois de mars. Aujourd’hui, je revendique d’être reçu uniquement et seulement par le Président de la République. A cela, deux raisons. Tout d’abord, c’est François HOLLANDE qui a pris les engagements du 5 avril 2012 en faveur des familles de harkis. Seize mois après son élection, aucun de ses engagements vis-à-vis de la communauté harkie n’a été mis en œuvre. Aujourd’hui, je veux savoir pourquoi ? Qui est le mieux placé, si ce n’est le Président de la République lui-même pour répondre à mes interrogations, qui sont celles aussi de toutes les familles de harkis de France. Ensuite, parce que depuis son élection, François HOLLANDE a reçu à l’Elysée les représentants des homos, les représentants des victimes de l’esclavage, les représentants des associations de défense des droits des  femmes et j'en passe ; mais toujours pas les représentants de la communauté harkie. Je veux mettre fin à cette anomalie dans le cadre de cette action de grève de la faim.

Harkis d’Ile-de-France : Qu’attendez-vous de cette rencontre avec le Président de la République ?

Boaza GASMI : Avec tous les représentants de la communauté harkie qui se mobilisent autour de ma démarche, on attend du chef de l’État qu’il nous dise clairement s’il entend ou pas mettre en œuvre ses engagements du 5 avril 2012. S’il nous répond qu’il entend effectivement respecter ses engagements vis-à-vis des familles de harkis, nous exigerons alors qu’il nous dise comment, avec quels moyens et selon quel calendrier. Malheureusement, nous n’en sommes pas encore là.

Harkis d’Ile-de-France : Votre action de grève de la faim à Agen trouve un écho médiatique favorable. Qu’avez-vous à dire à toutes les familles de harkis de harkis pour lesquelles vous vous battez ?

Boaza GASMI : Tout d’abord, je remercie toutes celles et tous ceux qui font preuve à mon égard de beaucoup d’attention et de soutien. Faire la grève de la faim, c’est une épreuve. C’est aussi malheureusement le seul moyen de se faire entendre actuellement si l’on veut faire avancer les choses pour les harkis et leurs enfants. C’est pourquoi, toutes celles et ceux qui souhaite soutenir cette action, sous quelque forme que ce soit, peuvent entrer en contact avec moi. Voici mon numéro : 06-36-24-91-76. Enfin, je tiens à préciser que des actions complémentaires à ma grève de la faim peuvent engagées : signer la lettre ouverte au Président de la République dans le cadre du Collectif 5 avril 2012, interpeller les parlementaire et les élus locaux... Bref, toutes les initiatives permettant de faire avancer les choses sont les bienvenues. Tous ensemble, on y arrivera !