COMMUNIQUÉ URGENT DU CNLH / 10.11.17

 

 

RÉUNION PUBLIQUE À AGEN AVEC BOAZA GASMI

 

 

Le président du CNLH, M. Boaza GASMI, a reçu un très grand nombre de messages, d’appels et de témoignages suite à sa grève de la faim et à sa rencontre du 25 septembre dernier avec le Président de la République, à l’Élysée.

 

 

C’est pourquoi nous vous invitons à un grand rassemblement Harkis à AGEN,

 

le samedi 2 décembre 2017, de 14 h à 16 h

 

- salle « la Rotonde », stadium municipal d’AGEN -

 

 

M. Boaza GASMI vous expliquera en détail le contenu de ses différentes rencontres avec les pouvoirs publics concernant la réparation attendue et l’avenir de l’ensemble des Harkis et de leurs familles.

 

 

                  Madame Geneviève DARRIEUSSECQ, Secrétaire d’État aux Armées, sera invitée à prendre la parole pour vous faire part des engagements pris par M. Emmanuel MACRON en faveur du monde Harki, et vous parlera du groupe de travail que le Président de la République lui a demandé de mettre en place, composé notamment d’experts pour l’évaluation des préjudices subis, des souffrances endurées, suite au désarmement et à l’abandon des Harkis après les accords d’Évian et l’indépendance de l’Algérie.

 

Notez bien cette date,

 

Soyons nombreux pour cette réunion importante !

 

 

Merci à toutes et à tous,

 

 

Fraternellement,

 

 

Le CNLH

 

 

Boaza GASMI à BIAS, le 30 octobre 2017.
Boaza GASMI à BIAS, le 30 octobre 2017.

 

 

 

COMMUNIQUÉ

 

DE MONSIEUR BOAZA GASMI, JEUDI 2 NOVEMBRE 2017

 

 

À L’ATTENTION DE TOUS MES COMPATRIOTES HARKIS

 

ET DE LEURS FAMILLES

 

 

Mes Chers compatriotes Harkis,

Mesdames, Messieurs,

Mes Chers Amis,

 

Comme vous le savez, j’ai mené une seconde grève de la faim à BIAS avec André AZNI en septembre dernier, au pied de la stèle mémorielle de l'ancien camp de BIAS, pour interpeler le Président de la République sur l’injustice de notre sort et sur notre revendication unanime, à savoir, la réparation que nous attendons tous depuis 56 ans !!!

 

M. Emmanuel MACRON m’a reçu à l’Élysée le 25 septembre 2017 avec quelques membres de ma délégation, en nous laissant bon espoir puisqu’il a confirmé son accord ce jour-là pour la mise en route officielle de mon groupe de travail, conforme à la promesse du candidat MACRON qui nous a été faite le 19 avril 2017.

 

Ce rendez-vous présidentiel a été suivi tout récemment, le 30 octobre, d’une visite de Mme Geneviève DARRIEUSSECQ, Secrétaire d’État aux Armées, sur le site de l’ancien camp Harki de BIAS. Elle est venue se recueillir quelques instants devant la stèle mémorielle, puis après avoir fait le tour du camp et salué les anciens combattants, elle a souhaité me recevoir en mairie pour m’apporter des éléments de décision en ce qui concerne le futur groupe de travail que je réclame depuis des mois, et même des années.

 

Je l’ai donc rencontrée, avec quelques membres de ma délégation, et nous avons pu lui rappeler les différentes étapes tragiques de notre histoire, de notre drame ; nous lui avons présenté quelques photographies immortalisant nos conditions de vie indignes dans les camps, hommes, femmes, enfants, relégués derrière des barbelés, privés de tout !

 

J’ai tenu à vous adresser ce message aujourd’hui, mes Chers Compatriotes, parce que la situation est grave et urgente.

 

Parce que vous avez besoin de savoir, je reçois de nombreux appels, et moi j’ai besoin aussi de vous dire comment les choses évoluent, parce que c’est notre histoire commune, et c’est au nom de l’intérêt général que je me bats sans relâche.

 

Je viens vers vous parce que tout doit être dit. Il n’y aura pas de catimini, pas de tromperie, pas de dissimulation, non, rien que de l’action et de la transparence, de l’honnêteté et de l’honneur.

 

Parce que, en homme libre, je préfère mourir debout que vivre à genoux !!!

 

Oui, notre combat est difficile. Mais ceux qui ont eu la force et la chance de survivre à ce drame, à l’exil, à la relégation indigne dans les camps, qui n’ont connu qu’indifférence et ingratitude, qui sont toujours en quête d’identité, de justice et de dignité, ceux-là doivent se lever pour réveiller les consciences.

 

Car nous sommes les témoins gênants, les révélateurs d’une histoire qui n’a jamais su dire son nom, au pays des droits de l’Homme… Cette France, indifférente à l’appel de ses enfants blessés dans la chair et dans l’âme, restés fidèles au drapeau tricolore, assoiffés de Patrie et d’existence. Souffrance et humiliation, c’est tout ce que la France nous a réservé. Et elle continue sur ce chemin là, celui de l’indifférence et du mépris, tandis que nos anciens meurent les uns après les autres, le drapeau dans une main, leurs espoirs dans l’autre. Conduite indigne d’une grande Nation. Quelle honte !

 

Mes Chers Compatriotes, j’ai constitué un groupe de travail Harki compétent et représentatif des quatre coins de France, pour travailler sur la question urgente de la réparation. De ce groupe, j’en réponds comme de moi-même. Mais Madame la ministre vient de nous annoncer que ce groupe dont je suis l’initiateur sera finalement réduit, parce que « 17 c’est trop » – paraît-il – « pour travailler correctement » ! Mais pire encore, ce groupe de travail Harkis ne sera pas dirigé par des Harkis mais par des personnes choisies et nommées par Madame la ministre ! « C’est moi qui décide Monsieur GASMI, non vous… » m’a-t-elle lancé à plusieurs reprises !!!

 

Voilà où nous en sommes aujourd’hui, mes Chers Compatriotes, nous en sommes toujours à nous demander quelles sont les raisons et les forces qui s’acharnent depuis plus de 56 ans à casser tout mouvement, tout élan associatif naissant, prometteur et déterminé en faveur des Harkis ??? Pourquoi cet entêtement récurrent des pouvoirs publics à vouloir conserver le contrôle social, historique, politique, économique de la minorité Harkie en France, les diverses parades mises en œuvre depuis des années pour dévoyer inévitablement toute action constructive, contrarier toute tentative de faire émerger un mouvement associatif dense et structuré capable d’investir l’espace social, politique et institutionnel ??? 

 

Force est de constater que c’est dans la précarité, le malaise et le désarroi psychologique que la France a décidé de nous maintenir, en étouffant notre histoire, notre tragédie. En nous empêchant de prendre part aux projets, arbitrages et décisions nous concernant. En nous attribuant toujours une tutelle, en nous privant de nos libertés les plus élémentaires…

 

Nous demandons au Président de la République et aux hommes politiques dignes de ce nom de mettre un terme à ces mœurs d’un autre temps en acceptant de mettre en évidence les capacités, les compétences et les talents dont nous disposons pour construire cette participation effective qui sera la nôtre, sans tutelle, sans mise sous perfusion, car la participation est, selon nous, la forme la plus achevée de la citoyenneté. C’est à travers cette participation que nous pourrons mettre en lumière les besoins et les attentes de notre minorité silencieuse, et parvenir à une réparation morale, pécuniaire et matérielle en combattant les réalités discriminatoires et racistes.

 

Je lance personnellement un ardent appel au Président de la République pour lui demander d’agir sans délai en faveur du monde Harki, si douloureusement frappé par l’Histoire, population dont j’atteste l’adhésion profonde aux valeurs de la République et l’attachement à la Patrie. C’est un appel à la reconnaissance d’une communauté citoyenne de la France depuis presque deux siècles dont les pères, les grand-pères et les aïeux ont généreusement versé leur sang pour le droit, la liberté et l’indépendance de la France. C’est un appel pour la reconnaissance et la réparation de cette tragédie subie par notre minorité profondément française, à la suite des accords d’Évian.

 

Je lance personnellement un ardent appel à tous les Harkis et leurs familles, à soutenir mon action, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Soyez nombreux, mobilisez-vous, venez à ma rencontre, apportez vos témoignages, vos archives, ensemble soyons plus forts !

 

J’ai besoin de mon groupe de travail pour avancer, j’ai besoin de vous pour nous soutenir, c’est pour vous Harkis, que nous nous battons, pour vos droits, pour votre dignité, pour votre avenir et pour l’avenir des générations suivantes, pour le respect de la Mémoire de nos disparus, de notre tragédie, de nos souffrances endurées…

 

Je vais donc insister à nouveau auprès des pouvoirs publics, en particulier auprès de M. MACRON et de Mme DARRIEUSSECQ, pour qu’ils nous accordent l’insigne honneur, à mon groupe et à moi-même, de travailler librement, dignement et en toute autonomie, de concert avec les hautes autorités concernées, à l’aboutissement d’un dossier que nous connaissons parfaitement bien, sur lequel il est temps de conclure une bonne fois pour toutes.

 

Je vous tiendrai au courant, mes Chers Compatriotes, de la suite qui me sera donnée, et ensemble, nous en tirerons des conséquences.

 

Je compte sur vous,

 

Merci à tous et à toutes.

 

 

Boaza GASMI,

Président du Comité National de Liaison des Harkis

 

 cnlh.contact@gmail.com

 

 

Boaza GASMI sur le site de l'ancien camp Harki de BIAS, près de la stèle mémorielle, le 30 octobre 2017.
Boaza GASMI sur le site de l'ancien camp Harki de BIAS, près de la stèle mémorielle, le 30 octobre 2017.

 

 

 

 

 

Lundi 25 septembre 2017

 

 

 

COMMUNIQUÉ DU CNLH

 

 

 

Suite à sa grève de la faim commencée le 15 septembre et qui s’achève ce jour, le Président Boaza GASMI et sa délégation ont été accueillis aujourd’hui à l’Élysée par le Président de la République, M. Emmanuel MACRON.

 

Mme Geneviève DARRIEUSSECQ, Secrétaire d’État aux armées, nous a également fait l’honneur d’être présente à cet éminent rendez-vous, en ce jour solennel du 25 septembre, auquel se sont associées d’autres parties prenantes.

 

Le Président MACRON a écouté les différents intervenants avec la plus grande attention Il a confirmé son engagement pris durant sa campagne présidentielle de travailler en collaboration étroite avec le CNLH sur les attentes des Harkis et de leurs familles : Reconnaissance ; loi de réparation, Mémoire.

 

M. MACRON est le premier Président de la République qui accepte d’organiser une table ronde avec les Harkis, conscient des Mémoires blessées et déterminé à « remettre le dossier sur la table ».

 

Le Président de la République est soucieux par ailleurs de l’urgence d’apporter une réponse aux anciens soldats Harkis, vu leur âge avancé.

 

M. GASMI et sa délégation remercient le Président de la République pour son bienveillant accueil de ce jour, point de départ d’une action que nous aurons à mener ensemble pour « aller vers une évolution de ce qui pourra être fait avec les Harkis et pour eux » (G. DARRIEUSSECQ) afin de « parvenir à une réparation fine et intelligente tenant compte des trajectoires individuelles » (E. MACRON).

 

Cette rencontre chargée de Mémoire, d’Histoire et d’émotion a été suivie de la cérémonie nationale d’hommage aux Harkis, aux Invalides, présidée par Mme la Secrétaire d’État aux armées.

 

Boaza GASMI tient à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui lui ont apporté son soutien et appelle toutes les associations à se mobiliser autour de lui, dans une unité forte et durable, à se rapprocher du Comité National de Liaison des Harkis comme les très nombreuses associations qui nous ont d’ores-et-déjà rejoints depuis de nombreuses années, car c’est seulement dans une union fraternelle que notre voix aura toutes les chances d’être entendue.

 

 

Merci pour votre attention.

 

Amicales salutations à tous les Harkis, leurs familles et leurs amis.

 

Le CNLH 

 

 

 

 

COMMUNIQUÉ DU CNLH / Le 15 septembre 2017

 

 

Devant l’indifférence manifeste du Gouvernement à l’appel du CNLH pour la mémoire et la réparation du drame Harki,

 

Devant l’impossibilité d’obtenir une audience auprès du Président de la République, M. Emmanuel MACRON, qui pourtant disait « regretter d’avoir blessé » après son voyage en Algérie et ses propos sur la colonisation française, la qualifiant de « crime contre l’humanité » ;

 

Devant la promesse non tenue de M. MACRON qui déclarait durant sa campagne : « Comme toujours, je vais essayer de faire d’une erreur une force. Est-ce qu’on est allé au bout de la reconnaissance des harkis ? Au bout de leurs intérêts ? Si je suis élu, je prendrai mes responsabilités mémorielles pour que chacune des parties ayant vécu la guerre soit rétablie dans sa dignité. » (Tribune de Genève) ;

 

Considérant que M. MACRON n’a rien trouvé de mieux à faire pour les Harkis et leurs familles que de remettre le pseudo «G12» autoproclamé sur les rails du mépris, de l’ignorance et de l’oubli, pour distraire l’auditoire et gagner du temps, comme l’a fait son prédécesseur François HOLLANDE ;

 

Considérant que le CNLH n’a pas voix au chapitre dans les délibérations secrètes qui se jouent actuellement dans les ministères entre ledit « G12 » et les responsables politiques;

 

Considérant  que le CNLH n’a pas d’autre solution pour porter son message pour la Reconnaissance, la Mémoire, la Justice et la Réparation, aux yeux de l’Opinion et des pouvoirs publics, et surtout des parlementaires avec lesquels nous devons travailler à l’élaboration d’une grande loi portant Justice et  Réparation ;

 

Monsieur Boaza GASMI, Président du Comité National de Liaison des Harkis a décidé d’entamer dès aujourd’hui une nouvelle grève de la faim, sur le lieu de la stèle mémorielle du Camp de Bias, grève qui se poursuivra jusqu’à ce que M. MACRON, Président de la République, se décidera à lui accorder personnellement une audience.

 

Tandis que le 25 septembre prochain sera commémorée la journée nationale d’hommage aux Harkis dans toutes les villes de France, M. Boaza GASMI entend montrer au peuple français la souffrance et la détresse que vivent encore de nos jours les anciens soldats Harkis et leurs familles face à l’absence de volonté des gouvernements à adopter une feuille de route et un calendrier en vue de réparer la faute de l’État français dans le drame Harki.

 

Le CNLH appelle toutes les associations Harkies à manifester devant les préfectures, les mairies, les lieux mémoriels pour sensibiliser l’Opinion et rappeler au Président de la République les responsabilités qu’il lui appartient de prendre dans le dossier Harkis, qu’il est temps pour lui de « remettre le sujet sur la table», ce sont ses propres mots…

 

 

  

 

 

COMMUNIQUÉ DU CNLH

 

 

Lundi 11 septembre 2017, le « G12 HARKIS » a été reçu par Madame Geneviève DARRIEUSSECQ, Secrétaire d’État auprès de Mme la Ministre des Armées.

 

Nous ignorons tout de cette réunion : l’ordre du jour, les participants, les projets, le compte rendu (tenu secret) ???

 

Le CNLH ne reconnaît pas ce nouveau « G12 » dont les marionnettes ne sont pas des personnalités qualifiées représentatives de l’ensemble des associations Harkies et agissent sans concertation avec les autres présidents d’associations.

 

Le CNLH dénonce ce type de procédé qui s’inscrit davantage dans le « diviser pour mieux régner » que dans l’intérêt général des Harkis. On sait quel a été le bilan du précédent «G12 » du quinquennat Hollande : un plan d’action porté par le Premier Ministre, Manuel VALLS, que le Conseil d’État a invalidé le 30 décembre 2015 !  

 

Ce nouveau groupe est à considérer comme nul et non avenu, incompétent et même insultant tant sur la forme que sur le fond par sa manière d’agir en catimini, servant davantage de mur mitoyen entre le monde Harki et le Président de la République, que de force d’actions, de propositions et de décisions allant dans le sens des revendications réelles portées par le Comité National de Liaison des Harkis depuis plusieurs années.

 

Le Président GASMI appelle l’ensemble des associations Harkies à écrire à Monsieur Emmanuel MACRON, Président de la République, pour dénoncer cette nouvelle mascarade dont nous ne saurions être dupes et lui rappeler la raison de notre combat :

 

RECONNAISSANCE, MÉMOIRE, JUSTICE, RÉPARATION, DIGNITÉ !!!

 

Ainsi que notre priorité :

 

La promulgation d’une grande loi de réparation pour les sacrifices consentis par les anciens soldats Harkis, le désarmement, l’abandon et ses conséquences tragiques :

Tortures, massacres, enlèvements, exil forcé, conditions indignes de relégation des rescapés dans des camps en France après les accords d’Évian.

 

_______________

 

 

 

Vidéo INA Massacres Pieds noirs et Harkis en 1962, vidéo Histoire et conflits Guerre d'Algérie / Archives vidéos 

https://www.youtube.com/watch?v=UHo0kius1_0

 

 

 

ALERTE CNLH !

 

URGENT  DÉMENTI  !!!!!!

 

COMMUNIQUÉ À L’ATTENTION DE TOUS LES MÉDIAS,

 

DE MESDAMES ET MESSIEURS LES RESPONSABLES POLITIQUES,

 

DE L'ENSEMBLE DES HARKIS ET LEURS FAMILLES

 

 

 

Le Président du CNLH, Boaza GASMI, interdit à toute personne de lancer, en son nom, ou au nom du CNLH, des consignes de vote pour la présidentielle 2017 sur les chaines publiques, dans la presse, sur internet à travers les réseaux sociaux ou par tous autres moyens de communication existants.

 

RAPPEL :

 

Le Comité National de Liaison des Harkis n’a aucune vocation politique.

 

Le CNLH a pour seul et unique but de défendre les intérêts des Harkis et leurs familles, les informer sur leurs droits et leurs démarches, les tenir au courant des différentes actions engagées par le CNLH en leur faveur et des différentes lois et mesures les concernant, d’organiser des réunions d’information, tant avec le monde Harki qu’avec les responsables politiques et les institutions en charge du dossier Harki pour leur faire part des revendications du monde Harki et rechercher ensemble les moyens d’y répondre, de travailler au nom de l’intérêt général, oeuvrer pour la Mémoire, la reconnaissance, la réparation, la transmission de l’Histoire aux générations futures, dans l’éthique du respect des uns et des autres, la liberté d’expression et des opinions, la démocratie, la transparence.

 

L’engagement du CNLH est permanent pour la solidarité, la justice, l’honneur, la dignité, l’intégrité, la loyauté, l’honnêteté, et se place au-delà de toute idéologie politique, chacun étant libre de ses convictions et de ses choix, nous tenons à le rappeler ici.

 

Le Président du CNLH, Boaza GASMI, rappelle la Charte éthique du CNLH qui s’articule autour des grandes valeurs : non-discrimination, respect de la vie privée, neutralité politique et confessionnelle, gestion de la confidentialité des données personnelles, intérêt supérieur de la cause Harkie dans sa généralité, conduite équitable envers les responsables politiques et institutionnels, les médias, les organismes de presse, promotion et respect de l’image du Comité National de Liaison des Harkis, lutte contre la falsification de l’Histoire, l’atteinte à la Mémoire, les comportements irrespectueux en tous genres, etc…

 

 

 

LE CNLH ET SON PRÉSIDENT BOAZA GASMI N’ONT DONNÉ ET NE DONNERONT AUCUNE CONSIGNE DE VOTE. CHACUN EST PARFAITEMENT LIBRE DE SES CONVICTIONS ET DE SES CHOIX. CECI A DÉJÀ ÉTÉ DIT ET REDIT LORS DE LA RÉUNION DU 18 MARS 2017 À AGEN.

 

LES HARKIS ET LEURS FAMILLES VOTERONT EN LEUR ÂME ET CONSCIENCE.

 

NOUS TENONS À LE RAPPELER UNE FOIS DE PLUS ICI !!!

 

 

Merci de votre attention.

 

 

LE CNLH

 

 

 

CNLH  INFO !

 

Le CNLH organise un grand colloque

 

à  AGEN, le samedi 18 mars 2017

 

de  14 h 00  à  17 h 00

 

 

au Stadium, Cours Washington

 

 

« DES PROMESSES... À LA LOI DE RÉPARATION »

 

Nous appelons l'ensemble des Harkis et leurs familles souhaitant obtenir réparation à venir soutenir massivement notre action par leur présence à ce grand débat public.

 

 

Les candidats officiels à l'élection présidentielle sont invités à participer à cette réunion pour débattre avec nous et nous faire part de leurs projets.

 

 

Les candidats à la primaire Harkie devront s'inscrire sur notre site cnlh.fr avant le 29 février 2017 ou par mail : cnlh.contact@gmail.com. Un temps de parole leur sera donné  pour se présenter et exposer les grandes lignes de leurs projets pour le monde Harki.

 

La date retenue n'est pas fortuite : c'est le 18 mars 1962 que furent signés les accords d'Évian, point de départ du drame Harki.

Le lieu a été fixé à AGEN pour des raisons logistiques (obtention de la salle, du matériel, de l'assistance technique, etc...)

 

Cette action va dans la continuité du travail que nous accomplissons POUR et PAR les Harkis, et fait suite à la déclaration du Président de la République François HOLLANDE, prononcée aux Invalides, le 25 septembre 2016.

 

D'autres informations vous seront communiquées ultérieurement. Vous pouvez dès à présent prendre contact avec nous par mail : « cnlh.contact@gmail.com ».

 

 

VENEZ NOMBREUX LE 18 MARS 2017 !!!

 

 

NOTEZ BIEN CETTE DATE SVP !

 

MERCI À TOUTES ET À TOUS

 

 

 

LE CNLH

 

ALERTE HARKIS !!!

 

 

COMMUNIQUÉ DU CNLH DU 16.05.2016

 

 

Lundi 16 mai 2016

 

 

 

Suite à notre manifestation du 5 avril 2016 pour rappeler l’engagement de Monsieur François HOLLANDE, du 5 avril 2012, non tenu, le CNLH a été reçu le 6 avril 2016 par Madame la Préfète du Lot-et-Garonne, Madame Patricia WILLAERT, à qui le Président Boaza GASMI a remis un projet de loi répondant aux attentes des Harkis, Veuves de Harkis et enfants de Harkis.

 

Lors de cette rencontre, le Président GASMI a invité Madame la Préfète du Lot-et-Garonne à bien vouloir porter le message suivant au Chef du Gouvernement, Monsieur Manuel VALLS :

 

-Si aucune rencontre n’est organisée avec le Président de la République, Monsieur François HOLLANDE (qui s’était engagé à recevoir personnellement le Président Boaza GASMI lors de sa grève de la faim) et le Chef du Gouvernement, Monsieur Manuel VALLS, les Harkis boycotteront la journée officielle d’hommage aux Harkis du 25 septembre et se rendront massivement à Paris ce jour-là pour une grande manifestation.

 

Ce message à l’attention du Chef du Gouvernement a été confirmé lors du rassemblement des Présidents d’associations Harkies autour du CNLH, par Monsieur Boaza GASMI, le 14 mai 2016 au Stadium municipal d’AGEN.

 

D’autres informations concernant la manifestation du 25 septembre 2016 à PARIS vous seront communiquées ultérieurement. Le CNLH vous tiendra informés des suites qui auront été réservées à la présente requête par l’Élysée et Matignon.

 

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Image CNLH@Tous droits réservés.

Fidèle à son habitude, Boaza GASMI est toujours en tête de cortège sur toutes les manifestations pour la défense des Harkis.

(Ci-dessus, photo ancienne, Boaza GASMI en tête, à gauche sur la photo)

 

Images CNLH@tous droits réservés.

Ci-dessus, Boaza GASMI à AGEN, le 14 mai 1016.

 

Monsieur HOLLANDE,

 

où sont passés vos engagements

 

du 5 avril 2012, vos promesses ?

 

 

« Comme je m'y suis engagé, si le peuple français m'accorde sa confiance, je m'engage à reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des Harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France.

Au-delà de cette reconnaissance tant espérée et tant attendue, que l'actuel président sortant a refusé d'accomplir, je veux ici vous faire part de mon intention d'assurer aux Harkis et à leurs descendants la reconnaissance de la République. »... F. Hollande.

 

En dehors d'un plan d'action en dix mesures imaginé par votre Premier Ministre, annoncé le 25 septembre 2014, reconnu illégal et annulé par le Conseil d'État le 30 décembre 2015, que reste-t-il ?

Quelques mesurettes loin d'être à la hauteur de nos attentes, de nos souffrances, et surtout, de vos belles paroles de candidat à la présidentielle...

Et en prime, vous nous faites l'injure de commémorer la date du 19 mars 1962, date de la défaite française, date à partir de laquelle les pires massacres commencèrent...

 

Monsieur Hollande, est-ce bien sérieux tout cela ?

 

 

Le CNLH appelle l'ensemble des Harkis

 

et leurs familles à manifester

 

le 5 avril 2016, devant toutes les

 

préfectures de France,

 

pour rappeler au Président de la République ses engagements du 5 avril 2012, engagements à ce jour non tenus et revendiquer l'instauration d'une grande loi de reconnaissance et réparation.

 

Le CNLH appelle l'ensemble des Français à soutenir cette action, dans un esprit de justice et de fraternité.

 

 

Pour l'honneur, la dignité, la mémoire,

 

soyons nombreux le 5 avril 2016 !

 

 

Merci à toutes et à tous

 

 

Le CNLH

 

  

 

COMMUNIQUÉ DU CNLH

 

 

Nos amis Harkis et leurs descendants campent sous les fenêtres de la préfecture de l'Ariège, à Foix, depuis le 23 mars et entendent bien poursuivre leur action.

 

En effet, 54 ans après les accords d'Évian, après l'abandon, les massacres, l'exil et l'enfermement dans les camps, nous devons encore nous battre pour faire reconnaître nos droits.

 

D'ailleurs, devant l'inertie des pouvoirs publics, le 18 juillet 2012, le préfet de l'Ariège rappelait à toutes les strates étatiques nationales et territoriales le sens de la loi n° 2008-492 du 26 mai 2008 relative aux emplois réservés aux enfants de Harkis dans la fonction publique, précisant que « les candidats intègrent l'obligation d'emploi de 6 % que toutes les administrations se doivent de respecter, au même titre que les travailleurs handicapés ».

 

Handicapés, nous ne le sommes pas, en tout cas pas tous ! Mais les délibérations et les lois concernant le monde Harki sont généralement faites sans concertation avec les principaux acteurs concernés, par des bien-pensants souvent déconnectés de la réalité, de surcroît incapables de tenir et de faire respecter les engagements pris, coquilles vides ou effets d'annonce, vidant les textes de leur substance, et les Harkis de leurs droits.

 

Alors nos amis de l'Ariège sont là pour leur rappeler l'histoire, pour revendiquer leurs droits, nos droits, pour exiger l'application de la loi, pour montrer que les descendants de Harkis se battront pour obtenir la réparation que leurs parents n'ont pas eue, pour lutter contre l'exclusion, la discrimination à l'emploi, au logement, pour revendiquer la place à laquelle ils ont légitimement droit au sein de la République Française.

 

Le CNLH appelle toutes celles et ceux qui le peuvent, à aller soutenir les enfants de Harkis devant la préfecture de l'Ariège, les oubliés de la République et de l'État, auxquels nous adressons nos vifs encouragements et notre fraternelle et chaleureuse amitié.

 

Hommes, femmes, enfants de Harkis, levons-nous pour nos droits, levons-nous pour l'honneur et pour la dignité, levons-nous pour notre avenir !

 

 

Le CNLH

 

http://www.gazette-ariegeoise.fr/7706-Les-harkis-de-l-Ariege-toujours-en-colere.html

 

(cliquer l'image)

Les harkis de l’Ariège toujours en colère
Les harkis de l’Ariège toujours en colère
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Chers Amis,
Nous avons le plaisir de relayer le communiqué suivant au nom de nos amis Harkis qui appellent à manifester le samedi 2 avril à 14 h 00 devant la préfecture de FOIX.
Le CNLH a toujours été partie prenante dans cette action pacifique et invite l'ensemble des Harkis et leurs familles à aller soutenir nos amis ariégeois. Merci à toutes et à tous. Le CNLH.
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Objet : Re: FW: Harkis Dordogne a publié le nouvel article : Les harkis de l’Ariège (09) toujours en colère
http://www.harkisdordogne.com/2016/03/les-harkis-de-l-ariege-09-toujours-en-colere.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Bonjour,

 

Coordination jeunesse Harkis Ariégeoise, leurs amis et le mouvement de la résistance Harkis campent depuis le 23/03/2016 devant la préfecture de FOIX en manifestation statique et illimitée. Ceci est dans la continuité des rassemblements précédents : 

- NIMES

- TOULOUSE

- RIVESALTES et aujourd'hui FOIX.

 

Nous APPELONS notre famille HARKIS, frères et sœurs et sympathisant à nous rejoindre

 

LE SAMEDI 02 AVRIL 2016 à 14 H 00

 

à un GRAND rassemblement

 

devant la préfecture de FOIX

 

 

pour exiger et persévérer afin que le président de la République François HOLLANDE respecte ses engagements du 05 Avril 2012.

(pour l'abandon, le désarmement et le massacre des Harkis et de leurs familles après le 19/03/1962 et les conditions de vie dans les camps d’internements sur le territoire national).

 

 

Il est dans notre intérêt de s'UNIR pour ETRE UNIS !!!!

 

 

UNION   -   RÉPARATION

 

MERCI de SOUTENIR cette ACTION

 

 

HAMINA - Fatima   06 84 78 18 51

ABDALLAH - 06 23 35 73 50

ZOHRA - 06 47 31 55 24

Communiqué de presse du Comité National de Liaison des Harkis

 

- Le 19 mars 2016 -

 

GRANDE MANIFESTATION

AU MÉMORIAL DE RIVESALTES


Le 19 mars 1962, le général de GAULLE a signé l'acte de mort des soldats Français musulmans avec un seul représentant du FLN qui, lui, sera assassiné un peu plus tard par ses mêmes membres. 

À l'heure ou le président HOLLANDE s'apprête à présider la cérémonie du 19 mars à PARIS, chose ni explicable, ni excusable par des mots à l'emporte pièce, nous attendons des mots forts : « reconnaissance, réparation » pour la mort de nos soldats désarmés et abandonnés aux mains de leurs bourreaux ;

Et la  repentance de l'État Français pour toutes ses fautes et sa responsabilité pleine et entière dans la gestion et les mauvais traitements que les Harkis rescapés ont eu à subir dans les camps et les hameaux de la honte (les goulags de la France) pendant 20 ans :

- enfants handicapés à vie, hommes devenus fous, suicides, femmes devenues mendiantes pour nourrir leurs enfants, etc...

 

À tous les futurs candidats à la présidentielle : la France ne retrouvera la paix que le jour où elle rendra justice à ses vrais soldats de sang et de rang, à ses musulmans restés fidèles au drapeau tricolore, comme elle a su le faire pour nos compatriotes juifs.

 

Le Comité National de Liaison des Harkis appelle à

 

la mobilisation générale à RIVESALTES, devant le

 

mémorial Harki, le 19 mars 2016, à 14 h 00, pour

 

manifester contre le mépris, contre l'oubli de l'État.

 

M. HOLLANDE TENEZ VOS PROMESSES, SOYEZ DIGNE DE PORTER LE NOM DE PRÉSIDENT DE LA FRANCE QUI N'EST QU'UN POINT SUR LA CARTE DU MONDE !  

 

De GAULLE les a condamnés, HOLLANDE veut les enterrer,

et que vive la République ensanglantée !

 

Par : le CNLH (www.cnlh.fr) / le 17.03.2016

(Contact presse : M. Aïssa GASMI : 09.84.45.71.92)

AVIS DE REUNION

 

de "la Coordination Jeunesse Harkis Ariégeoise et leurs Amis"

 

pour le 20 février 2016 à 14 h 00 à LAVELANET (09)

 

à l'attention des représentants d'associations en exercice

 

________

Bonjour à tous, 

Suite à un problème de messagerie, certains ont eu un retour de non distribution de leur envoi, cependant vous nous avez contactés par téléphone et ainsi nous avons pu enregistrer votre présence.
 
Pour ceux qui ont eu des problèmes pour nous contacter et qui ne sont pas enregistrés, nous vous invitons à répondre à cette adresse mail :

harkis.ariege.9@gmail.com


Merci de bien vouloir répondre par mail s'il vous plait AVANT LE 06/02/2016
Pour tous renseignements complémentaires, merci de bien vouloir contacter
Mr Rachid BENCHADI au 06.23.40.24.42 - secrétaire 
 
Dans l'attente d une réponse de votre part.
 
Bien cordialement ,
 
Zohra MOKRANI

CNLH à : AFP / DEPÊCHE DU MIDI /SUD OUEST / L'INDÉPENDANT / ET TOUS ORGANES DE PRESSE NATIONALE/ LUNDI 7 DÉCEMBRE 2015


Communique de presse du CNLH,


suite au 1er tour des élections régionales 2015


_________



Le Comité National de Liaison des Harkis appelle ses militants et ses adhérents, ainsi que tous ses amis à poursuivre la mobilisation et à confirmer leur vote au deuxième tour des élections régionales, le 13 décembre 2015.
 
Le Comité National de Liaison des Harkis rappelle au gouvernement qu'il est urgent et encore temps  de mettre en œuvre
une loi  de réparation en faveur des familles des soldats Harkis rescapés d'un génocide dont le Général de Gaulle fut complice et d'inscrire la date du 12 mai 1962  (date officielle de l'abandon des Harkis)au calendrier des dates officielles de commémorations nationales.


Nous exhortons l'ensemble des candidats à prendre en considération les revendications des Harkis et à prendre toute mesure visant à favoriser l'accès de leurs enfants aux postes qu'ils méritent dans les régions.


Enfin  nous invitons les Harkis et leurs familles à rester solidaires et à ne pas céder aux fausses promesses !
 


__________________


Appel urgent aux associations Harkies,

à l'ensemble des Harkis, de leurs familles

et de leurs amis



U N I O N   H A R K I E

 

La Fédération nationale des Harkis, le Comité National de Liaison des Harkis, La Coordination Harkie Ariégeoise, la Coordination Harka du Gard, la Coordination Harkie de la Haute-Garonne, L'association de défense des intérêts et des familles Harkis du TARN, l'association Projets Avenir Harkis de l'Hérault, L'association les Harkis du PLO de Mailhac  - Béziers, les Harkis et la République, Le Collectif Harki d’Aix-en-Provence, l’ARACAN du Gard,

 

ont pris l’initiative d’organiser

un grand rassemblement et une manifestation

 

le samedi 16 Janvier 2016 à TOULOUSE

 

RDV à partir de 11 h 00 - Place du CAPITOLE


La manifestation débutera à partir de 14 h 00. Nous appelons toutes les autres associations et leurs sympathisants, et plus largement, l'ensemble des Harkis, leurs familles, leurs amis, à rejoindre ce grand rassemblement, ayant pour seul mot d’ordre unanime et identique :


« UNION pour UNE LOI de Réparation,


pour la Reconnaissance,


suite aux engagements du Président de la République,


François Hollande, du 5 Avril 2012,


lors de sa campagne électorale présidentielle ».



Vous serez informés très prochainement de la date et du lieu de la réunion préparatoire à l’organisation de ce grand rassemblement à Toulouse.

 

Salutations amicales et fraternelles,

 

LES ORGANISATEURS ASSOCIATIFS



Contacts : 06.23.35.73.50 / 06.36.24.91.76 / 06.75.50.71.45 / 06.82.14.61.34

 

Hommage à tous les disparus du 13 novembre 2015


Une délégation du CNLH s'est rendue place de la République à PARIS pour rendre hommage aux victimes des attentats du 13 novembre et pour affirmer l'attachement à la France de ses anciens combattants.


Vive la République, Vive la France !


Hommage à notre sœur Djamila HOUD

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Nous avons appris, avec une profonde tristesse, la mort tragique de notre sœur Djamila HOUD, fille de Harkis arrivés en France en 1962, tombée sous les balles des terroristes le 13 novembre 2015, tandis qu’elle se trouvait à la terrasse d’un café, rue de Charonne à Paris.

 

En ces terribles circonstances, nous tenons à adresser nos sincères condoléances à toute sa famille et à ses proches, dont nous partageons l’immense peine, en les assurant de tout notre soutien, de notre solidarité et de notre amitié fraternelle.

 

Djamila, notre chère Sœur Harkie, nous ne t’oublierons jamais, tu seras pour toujours dans nos cœurs et dans nos prières.


Le Comité National de Liaison des Harkis

  

Djamila Houd, 41 ans, a été fauchée par deux balles, sur la terrasse du restaurant La Belle équipe. Photo : DR

(l’Écho Républicain / Eure)

 

http://www.lechorepublicain.fr/eure-et-loir/actualite/pays/pays-drouais/2015/11/15/djamila-houd-tuee-dans-les-attentats-de-paris-symbolisait-a-dreux-la-reussite-de-toute-une-generation_11664760.html

Par : CNLH / 14.11.2015




COMMUNIQUÉ URGENT DU CNLH



A L E R T E  H A R K I S



Le CNLH est profondément choqué par la série d'attentats meurtriers perpétrés à Paris hier soir et les condamne avec la plus grande fermeté !


Le CNLH condamne avec force toute forme de violence et de terrorisme à propos desquels il a mis en garde les autorités françaises, à plusieurs reprises, notamment contre les « persona non grata » qui portent lourdement tort aux musulmans de France, pacifistes et absolument opposés à toute forme de violence quelle qu'elle soit.


Nous tenons à exprimer ici toute notre sympathie, notre solidarité et notre soutien aux familles des victimes et saluons le courage et le dévouement des autorités et des forces de l'ordre qui ont tout mis en œuvre pour faire face à cette tragédie inédite.


Les Harkis et leurs familles, fidèles aux valeurs de la République, expriment leur solidarité avec le gouvernement et le peuple français, face à ces actes de barbarie qui touchent non seulement Paris, mais au-delà, toute l'humanité et les valeurs universelles qui s'y attachent.


Le CNLH assure le Président de la République, François HOLLANDE, de tout son soutien dans la lourde mission qui est la sienne suite à ces attaques sans précédent, lui renouvelle son souhait de participer activement à la réflexion sur la place de la communauté musulmane en France et appelle de ses vœux un consensus de la communauté internationale contre le terrorisme.


Vive la République, Vive la France !


Le Comité National de Liaison des Harkis



NOTA : Nous informons tous les Présidents d'associations Harkies, ainsi que l'ensemble des Harkis et leurs familles, et tous nos amis, que notre grand rassemblement initialement prévu le samedi 21 novembre à Toulouse est par conséquent annulé et sera reporté à une date ultérieure. LE CNLH.



 

* A N N U L É  !   UNE AUTRE DATE VOUS SERA COMMUNIQUÉE PROCHAINEMENT.


Jeudi 12 novembre 2015 / par : CNLH


COMMUNIQUÉ URGENT DU CNLH


À l'appel du Comité National de Liaison des Harkis

la coordination départementale de l'Ariège,

l'association Défense des intérêts des Harkis du Tarn,

la coordination des Harkis de Haute-Garonne,

les associations du Sud-Est et du Sud,

la coordination nationale des Harkis,

organisent, (samedi 21 novembre 2015 à 14 h 00 *),

devant la préfecture, place Saint-Étienne à Toulouse,

un grand rassemblement

- pour la reconnaissance solennelle et officielle des massacres des Harkis, l'abandon et le mauvais accueil des rescapés, hommes, femmes et enfants, dans les camps de la honte en France,

- pour exiger du Président de la République François HOLLANDE le respect de ses engagements.

Enfants de Harkis, venez nombreux défendre la mémoire de vos parents, si vous en êtes si fiers, devant la nation française montrez-vous, ne vous cachez plus, assez de la lâcheté, assez du clientélisme, assez de vous voir figurer dans la presse et ne pas vouloir vous unir pour réclamer vos droits légitimes dans la rue.

Venez, c'est un appel du cœur d'un enfant de Harki, qui veut votre bonheur. Venez, ne restez pas chez vous, venez et montrez-vous pour que la France sache et connaisse votre malheur, décrété par le Général de Gaulle et ses complices, le 12 mai 1962.

À tous les amis des Harkis, nous vous invitons à venir très nombreux pour nous soutenir !

Merci à toutes et à tous.

 

 

 

CONDOLÉANCES DU CNLH


à la famille de Monsieur René FROUMENT et à tous ses proches


______________



Nous venons d'apprendre, avec une profonde tristesse, le décès de Monsieur René FROUMENT, Officier de la Légion d'Honneur, survenu le 25 octobre 2015, à l'âge de 87 ans.


Notre ami, René FROUMENT, Capitaine de l’armée française, de Villeneuve-sur-Lot, fut rappelé à une activité militaire en Algérie, en avril 1956, et chef d’une Harka dans le Constantinois jusqu’aux accords d’Évian.


Après la date du cessez-le-feu du 19 mars 1962, tandis que de nombreux Harkis tentaient de gagner la métropole pour échapper à leurs bourreaux, après avoir été désarmés et abandonnés par l'armée française sur ordre du général de Gaulle, le Capitaine FROUMENT sauva plusieurs familles Harkies au péril de sa propre vie, malgré les interdictions posées par le ministre français des Armées, Pierre Messmer, et celui des Affaires algériennes, Louis Joxe, le 12 mai 1962 : « Les renseignements qui me parviennent sur les rapatriements prématurés de supplétifs indiquent l’existence de véritables réseaux tissés sur l’Algérie et la métropole dont la partie algérienne a souvent pour origine un chef de SAS... Vous voudrez bien faire rechercher, tant dans l’armée que dans l’administration, les promoteurs et les complices de ces entreprises et faire prendre les sanctions appropriées. Les supplétifs débarqués en métropole en dehors du plan global de rapatriement seront en principe renvoyés en Algérie... »


Le Capitaine René FROUMENT fut un de nos Justes. Honneur à nos Justes. Merci à nos Justes. Mémoire et respect pour nos Justes.


Le CNLH, au nom de tous les Harkis et leurs familles, tient à présenter ses plus sincères condoléances à Rania et à ses enfants, Alain, Odile et Cécile, ainsi qu'à tous les proches de Monsieur René FROUMENT et tient à leur témoigner, en ces pénibles circonstances, tout son soutien, son amitié, et ses vifs regrets.

 

 

INAUGURATION DU MÉMORIAL DU CAMP DE RIVESALTES


VENDREDI 16 OCTOBRE 2015


 

De nombreuses personnalités présentes ce jour-là...


Le mémorial du Camp de Rivesaltes a été inauguré ce jour, vendredi 16 octobre 2015, par le Premier Ministre, Manuel VALLS, en présence de M. Jean-Marc TODESCHINI, SE-ACVG, Ségolène NEUVILLE, SE aux personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion, Najat VALLAUD BELKACEM, Ministre de l'Éducation Nationale, Josiane CHEVALIER, Préfète des Pyrénées-Orientales, Damien ALARY, Président de la région Languedoc-Roussillon, et Hermeline MALHERBE, Sénatrice des Pyrénées-Orientales.

 

Les différentes communautés qui ont transité par ce camp ont été citées :

 

Conçu à l’origine comme camp militaire, le « camp militaire Joffre de Rivesaltes » fut «Centre d’hébergement » pour les Républicains espagnols, pour les Juifs étrangers et pour les Tsiganes, «Centre inter-régional de rassemblement des Israélites » avant la déportation à Auschwitz via Drancy et, plus tard, «Camp de regroupement des Harkis et de leurs familles» en vue de leur reclassement. Le camp de Rivesaltes fut donc le lieu d’internement et d’exclusion de dizaines de milliers de personnes de différentes origines, nationalités et cultures qui, outre le fait d’avoir subi un déplacement forcé, ont été exclues parce que la France les considérait comme « indésirables », les internant et les reléguant, non pour des délits commis sur son territoire, mais pour le « danger potentiel » qu’elles étaient susceptibles de représenter...

 

Les vestiges du camp Joffre nous permettent aujourd’hui d’aborder et de nous remémorer soixante-dix ans de notre histoire de France, histoire qui résonne encore dans les vestiges de ces baraques, écho des conflits majeurs que furent notamment la Guerre d’Espagne, la Seconde Guerre mondiale et la Guerre d’Algérie.

 

"Regarder le passé, c'est construire l'avenir"


La commémoration qui a eu lieu ce jour était donc très hautement symbolique, parce que regarder le passé, c’est construire l’avenir, parce que les souffrances de ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, dont 21 000 Harkis, hommes, femmes et enfants, devaient être connues de tous.

 

Cependant, aujourd'hui, la composante Harkie ne se reconnaît pas totalement encore dans ce mémorial, car en ce qui concerne toutes les autres communautés, le gouvernement a reconnu leur drame officiellement, à travers des déclarations officielles et solennelles ainsi qu'à travers des dispositions législatives portant justice et réparation. Les Harkis, malheureusement, attendent toujours ce signe fort du Président de la République et du gouvernement.

 

Le CNLH demande au Président de la République, François HOLLANDE, de tenir ses engagements pris le 5 avril 2012 devant l'ensemble des Présidents d'associations Harkies, avant la fin de son mandat.

 

Le CNLH demande aux membres du gouvernement qui se sont rendus à Rivesaltes aujourd'hui pour faire l'éloge des différentes communautés ayant transité par le camp Joffre, d'avoir le courage, comme l'a eu Jacques CHIRAC en 1995, de reconnaître la responsabilité de l’État français à l'égard des Harkis au même titre que l'État français l'a fait en ce qui concerne sa responsabilité dans la rafle du Vel' d'Hiv' en 1942 à Paris, où plus de 13.000 Juifs avaient été arrêtés par les forces de l'ordre françaises et déportés vers les camps d'extermination allemands. Jacques CHIRAC, alors Président de la République, avait reconnu officiellement la responsabilité de l'État français dans le statut des Juifs d'octobre 1940 et dans les déportations. Parce que les fautes refoulées et les mensonges sont un poison pour la démocratie. Ce que les Juifs ont demandé et obtenu, les Harkis et leurs enfants le demandent à M. François HOLLANDE, Président de la République, à son Premier Ministre, Manuel VALLS et à son gouvernement.

 

Et ce, d'autant plus que le l'État français a été condamné par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, le 10 juillet 2014, qui sans ambages ni fioritures, a eu le courage de reconnaître la responsabilité de l'État français dans le drame Harki.

 

Des enfants ont trouvé la mort ici-même...


D'autre part, le CNLH rappelle à la mémoire de tous que de nombreux enfants de Harkis sont morts dans ce camp Joffre de Rivesaltes, à cause des mauvaises conditions de vie, d'hygiène, de soins et de santé, victimes de non assistance à personnes en danger, leurs parents n'ayant même pas pu aller se recueillir sur leur tombe et faire leur deuil. L'absence de chaleur humaine et de respect constitua une infamie supplémentaire. Nous tenions à le souligner ici, pour s'élever contre l'oubli ou le déni.

 

Le CNLH présent en ce jour hautement symbolique, remercie sincèrement toutes les personnalités officielles, ainsi que toutes celles et ceux qui ont organisé ou honoré par leur présence cette cérémonie à la mémoire des victimes de l'Histoire, ainsi que toutes celles et ceux qui ont contribué à la construction de ce magnifique mémorial, en particulier l'éminent architecte Rudi Ricciotti dont nous tenons à saluer l'immense talent.

À gauche : anciens baraquements / Photo CNLH. À droite, une partie du mémorial / Photo M. Hedelin - Region L.-R.

Ci-dessous, encore quelques photos souvenir :

(Photos : CNLH)

Ci-dessus : Mme Hermeline MALHERBE, Sénatrice des Pyrénées-Orientales, Présidente du département des Pyrénées-Orientales ; M. Damien ALARY, Président de la région Languedoc-Roussillon, Président de l'établissement public de coopération culturelle ; M. Manuel VALLS, Premier Ministre ; Au coeur du Mémorial, ils prennent la parole tour à tour devant un public attentif et ému. (Photos : CNLH).


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Inauguration du Mémorial du camp de Rivesaltes

Vendredi 16 octobre 2015


Allocution de Monsieur Manuel VALLS, Premier Ministre


Seul le prononcé fait foi


Mesdames les ministres,

Monsieur le ministre,

Monsieur le préfet de Région,

Madame la préfète,

Madame la sénatrice, présidente du Conseil départemental,

Messieurs les parlementaires,

Monsieur le président du Conseil régional,

Monsieur le maire de Rivesaltes,

Mesdames, messieurs les élus,

Monsieur le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme,

Madame la présidente du fonds de dotation du mémorial,

Monsieur le président du Conseil scientifique,

Mesdames, messieurs les rescapés et descendants,


Mesdames, messieurs,


Garder toujours la mémoire en éveil, ne jamais laisser s’assoupir les consciences :

voilà l’essence d’un mémorial. Et c’est l’engagement que nous prenons, aujourd’hui.

Pas seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour les générations qui viendront.

Dorénavant, dans ce lieu, chacun pourra se rappeler.

Chacun pourra se souvenir de celles et ceux qui ne sont plus.

Chacun pourra, enfin, prendre le temps de regarder en face ce qu’ont été les

errements de notre passé, ce que furent ces vents infâmes de l’Histoire, venus lacérer

cette belle terre catalane.

Comment, en effet, ne pas voir dans ces briques, ces murs, ces baraques, une

sédimentation de tous les malheurs du 20e siècle : conflits armés, dictatures,

antisémitisme, racisme, fièvres et aveuglements des peuples ?

Les hectares de ce plateau aride ont vu les souffrances, l’horreur, les drames se

succéder comme un interminable relais.

D’abord, la guerre civile dans l’Espagne voisine, avec l’arrivée de centaines de

milliers de réfugiés.

La Retirada fut pour tous ces républicains une meurtrissure que rien ne put jamais

guérir vraiment. Chassés par la dictature qui s’annonçait, ils durent se résoudre à

abandonner leur terre natale, à tout abandonner derrière eux. Ce choix, qui brise les

cœurs, ils l’ont fait au nom de ce qui, pour eux, n’avait pas de prix : la liberté, la

démocratie, la République. Ils envoyèrent alors un message d’une très grande force

et d’une très grande pureté : on ne transige pas sur l’essentiel.


Le mémorial d’Argelès-sur-Mer où j’étais, en février dernier, rappelle, avec d’autres,

la douleur de se retrouver enfermés, déconsidérés, dans ce pays, la France, dont ils

attendaient un autre accueil, après s’être tant battus pour la liberté.

Puis, vint la Seconde Guerre mondiale et l’internement des suspects parce

qu’étrangers, avant la déportation puis l’extermination.

On a interdit aux Tsiganes de vivre comme ils avaient toujours vécu. Ils voulaient

voyager, on les a internés, attachés à un lieu. Ils étaient ici 1 300. Certains sont morts

sur place, d’autres, nombreux, ont été exterminés, loin d’ici. Cela, on en a trop peu

parlé.

Ici, fut aussi actionné un pan de cette mécanique effroyable de la destruction des

Juifs d’Europe. Après les rafles, les regroupements, les mauvais traitements, neuf

convois partirent, entre août et octobre 1942, pour Drancy, étape avant les camps de

la mort, avant l’enfer d’Auschwitz.

Nous le savons, grâce au travail acharné de Serge KLARSFELD : là où nous nous

trouvons, 2 313 destins ont été scellés, livrés sans état d‘âme à l’appétit d’une

sauvagerie dont la France – c’est un remord éternel – fut complice.

Enfin, la guerre d’Algérie qui, depuis l’autre rive de la Méditerranée, a charrié tant

de déracinés. Les Harkis se sont retrouvés comme au milieu de nulle part, ne

comprenant pas pourquoi la France, pour qui ils s’étaient engagés, qui avait tant

promis, détournait ainsi le regard. 21 000 sont passés par Rivesaltes, supportant le

fardeau d’une Histoire qui les dépassait, et même qui les écrasait.

Ainsi, pendant plus de quatre décennies, des hommes, des femmes, des enfants, se

sont retrouvés pris au piège de ce camp, regroupés, parqués, humiliés, niés car

considérés comme des « indésirables », des « ennemis », des « étrangers » dont on ne

voulait pas.

On se représente très bien, quand on connaît un peu la région – et en même temps,

on a du mal à imaginer – ce qu’ont pu être les conditions de vie. En hiver : la

Tramontane qui gifle les visages et s’engouffre dans les baraquements. L’été : la

chaleur insupportable, suffocante même. En permanence : l’hygiène précaire, voire

inexistante, l’absence d’intimité et de dignité. La dignité : voilà ce qu’on voulait

arracher aux personnes enfermées ici. Or, sans dignité, on n’est rien. Cette dignité,

nous voulons la leur rendre, aujourd’hui, par cet hommage.

Imaginons un instant ces familles qui survivaient tant bien que mal : la faim, la

maladie, la vermine, le dénuement le plus total. Elles étaient entassées les unes sur

les autres. Imaginons ces femmes, ces hommes, lucides sur leur sort, et donc rongés

par les pires angoisses. Imaginons ces enfants, pleurant de fatigue, terrorisés par ce

qu’ils voyaient dans le regard des adultes.

Le quotidien, ici, fut terrible. Presque autant que ces euphémismes qui voulaient

recouvrir la vérité d’un voile pudique : camp de rétention, camp d’internement,

camp de regroupement ... Pourtant, derrière ces expressions différentes, il y eut une

même réalité : un camp d’exclusion fait de mise à l’écart et de mépris total de

l’humanité. Ce qui caractérisait ce lieu, ce n’est pas seulement le regroupement, c’est

l’ordre du mépris qui y régnait.

Si nous sommes rassemblés, c’est pour que la mémoire de ce mépris d’hier nous

rappelle nos devoirs d’aujourd’hui et empêche la répétition de l’horreur, demain.


Ce camp de Rivesaltes est là pour rappeler, pour dire haut et fort ce qui, pendant

trop longtemps, s’est murmuré tout bas.

Il est là pour reconnaître toutes les mémoires, toutes les douleurs, pour n’en

oublier aucune – c’était une volonté du chef de l’État ; il l’a affirmé dès 2012. Pas

de concurrence, de surenchère mémorielle dans la République !

Nous connaissons bien cette tendance actuelle à vouloir se mettre en congé de

l’histoire de France qui nous réunit ; cette tendance qui pousse certains à écrire

leur petite histoire personnelle sur fond d’entre soi, de repli communautaire et de

délitement de la société.

Non, il n’y a pas d’histoire à la carte, où chacun ne retiendrait que ce qui le

concerne et rejetterait tout le reste. Faire partie d’une même Nation, c’est partager

les mêmes souffrances, les reconnaître comme autant d’épreuves qui ont contribué

à faire ce que nous sommes aujourd’hui. Une Nation, ce n’est pas un assemblage

d’intérêts particuliers où chacun, se prévalant d’une identité singulière,

revendiquerait un droit supérieur. Oui au droit à la justice, à la reconnaissance !

Non au passe-droit qui exonère de ses responsabilités de citoyen !


Reconnaître les souffrances demande de bien les connaître.

C’est pourquoi, ce mémorial est avant tout un centre scientifique, un lieu de savoir,

de recherche, pour établir les faits avec rigueur. La transmission de l’Histoire a

besoin de précision, d’exigence, face à ceux qui s’empressent de vouloir la nier, de

vouloir la réécrire, ou de s’en servir pour manipuler le présent.

Je tiens, à ce titre, à remercier Denis PESCHANSKI, qui préside le Conseil

scientifique, et dont les travaux nous ont ouvert les yeux sur cette « France des

camps ». Ce travail scientifique est d’autant plus important que les témoins sont de

moins en moins nombreux, qu’ils disparaissent sans avoir pu raconter, sans avoir pu

livrer ce qu’ils ont enduré.


Il y a les témoignages qui racontent. Il y a aussi ce lieu qui parle presque de lui-

même.

C’est une réalisation audacieuse – et je veux saluer le travail incroyable de Rudy

RICCIOTTI. Le bâtiment s’insère parfaitement dans le paysage, dans le sol – le musée

y est enterré, comme une mémoire qui peine à rejaillir. Il ne dépasse pas les baraques,

comme pour dire que le présent se fait humble et ne prend pas le pas sur le passé.

C’est une belle image, ce respect pour le passé, ce respect pour les disparus et les

oubliés.

L’État, je suis là pour le rappeler, accompagne ce projet ambitieux qui doit tant –

vous l’avez dit – à la volonté d’un homme, Christian BOURQUIN. Sans lui, rien de

tout cela n’aurait vu le jour. S’il a consacré du temps, de l’énergie, c’est qu’il savait

bien l’enjeu de ce lieu. Il savait que le balayer comme on chasse un mauvais souvenir,

c’était tous nous affaiblir.

Car, que sont ces pierres sinon une mise en garde ? Sinon un rempart contre les

vents hostiles de l’époque ?

Alors que la résurgence de l’antisémitisme, cette pourriture de l’Histoire, vient

ronger ce que nous sommes ; alors que le racisme, la haine de l’autre, fracturent

chaque jour davantage notre pacte républicain, nous ne devons à aucun moment

faiblir. A aucun moment oublier.

Tous ces lieux de mémoire sont les postes avancés de cette reconquête des esprits

que nous devons mener au nom de la République et de tous ceux qui se

reconnaissent en elle. Nous devons mener cette reconquête vis-à-vis de la société

dans son ensemble, trop souvent fatiguée à la seule idée de s’indigner. Mais la

mener, d’abord, pour notre jeunesse, souvent victime des contre-discours, des

complotistes, des affabulateurs de toute sorte, des avocats du relativisme.

Je le dis : nous avons trop tardé. Le temps de la reconquête des cœurs et des esprits

est venu ! Et c’est aussi aux générations qui viennent de prendre le relais.

Le Département et la Région ont voulu insister sur la dimension pédagogique. Ils ont

eu raison. Tout comme le Camp des Milles, près d’Aix-en-Provence – où s’est rendu

le Président de la République, la semaine dernière – tout comme la prison de

Montluc, ou encore la maison d’Izieu, ce camp de Rivesaltes vient renforcer la

cartographie mémorielle de la France et s’inscrire pleinement dans le plan de lutte

contre le racisme et l’antisémitisme que j’ai annoncé en avril dernier, et que Gilles

CLAVREUL met en œuvre. Ce plan s’appuie notamment sur un fonds « Mémoire et

histoire » qui viendra soutenir les actions qui seront menées ici pour sensibiliser,

accompagner et former.

Avec tous ces lieux de mémoire, les établissements scolaires – car c’est avant tout à

l’école que tout se joue – disposent d’outils solides au service de la transmission des

valeurs ; au service de la formation des citoyens.

Je n’oublie pas que c’est, aussi, ici, à Rivesaltes qu’a commencé ce travail

indispensable d’identification des lieux d’inhumation des Harkis ; c’est une

première, et le dispositif sera étendu en 2016 à d’autres camps, pour permettre aux

familles d’ouvrir la page du deuil et pour rendre à ces Harkis leur nom, leur

parcours, leur histoire.


Mesdames, messieurs,

Lieu de mémoire, de pédagogie, lieu de vigilance : c’est tout cela, le Mémorial de

Rivesaltes. Un endroit hors du temps – un monolithe qui n’appartient à aucune

époque ! –, mais un endroit qui nous parle à tous, et nous dit quelque chose

d’important.

Ce Mémorial du camp de Rivesaltes ne nous parle pas seulement du passé : il nous

parle de nous, de la France d’aujourd’hui. De notre cohésion. De la lutte contre le

racisme, l’antisémitisme, je l’ai dit.

Mais, comment, également, dans le contexte actuel de crise des réfugiés, ne pas voir

ici, un commandement ? La France, son histoire, sa tradition, son message, c’est

l’accueil de ceux qui fuient les persécutions et les tortures. Nous devons accueillir

avec dignité, humanisme, dans le cadre républicain auquel nous sommes tous

attachés.

Je le dis à mon tour : ceux qui prétendent que nous ne pourrions pas accueillir, ceux

qui affirment que nous serions submergés, envahis, remplacés mentent – et plus

grave, ils abîment l’image de la France, son honneur.

Faire vivre l’asile, c’est aussi dire avec clarté que l’immigration irrégulière, les

filières, les passeurs qui vivent de la misère et de la traite des Hommes doivent être

combattus sans relâche.

Comment, aussi, ne pas voir dans ce camp une injonction à ne pas céder au repli

identitaire ? Non, la France, ce n’est pas la mise à l’écart de l’autre, ce n’est pas trier

entre les individus, exclure. La France, la République, ce doit être le refus de la

ségrégation et de l’enfermement. Enfermement que tant de personnes subissent, dont

ils souffrent. Mais enfermement social que certains, aussi, cultivent en se mettant

volontairement en retrait de la société.

Le message du mémorial c’est de dire que notre rapport aux étrangers, aux nouveaux

arrivants fait partie de ce que nous sommes. Donner sa chance à celle ou celui qui

vient vivre en France, adhère à ses valeurs, aspire à devenir Français, c’est s’interdire

de porter sur lui ce regard suspicieux, inquisiteur – ce regard d’hier. Être Français ne

dépend pas du nom, du prénom, de la couleur de peau. Être français, c’est s’inscrire

dans un même héritage, souscrire à une même exigence, entretenir une même fierté.

Aimé CÉSAIRE l’a dit à sa manière : « Ma race : la race humaine. Ma religion : la

fraternité » ! Ces mots sonnent comme une devise.

Au fond, hier et aujourd’hui, nous sommes toujours confrontés au même choix :

l’apaisement ou la rupture. L’apaisement est une responsabilité, une exigence. La

rupture est une facilité, une inconséquence.

Le message du Mémorial : c’est de dire voilà quelles ont été les conséquences de la

rupture, de la facilité, de l’inconséquence !

Ce camp, c’est enfin une invitation à se réconcilier avec notre passé, tout en

l’affrontant, parce qu’il nous faut apaiser notre présent, retrouver cette sérénité

dont la France a besoin pour aller de l’avant.

Faire preuve de lucidité, affronter le passé, se réconcilier, c’est le moyen pour

surmonter les difficultés, pour remiser les doutes, être plus fort et croire ensemble à

la France. Car, nous le voyons, le risque de désagrégation est là, avec la montée des

extrêmes qui, sur fond de rancœur et de renoncement, veulent nous entraîner vers le

bas. Or, la France, la République, cela a toujours été la hauteur d’une ambition. Pour

elle-même et pour le monde.

La France, ici, et partout dans le monde, c'est un espoir et une exigence.

Quand l’espoir se meurt, l'exigence le fait revivre. Souvent l'espoir est mort à

Rivesaltes, dans les yeux de ces enfants, de ces hommes et de ces femmes,

parqués, humiliés et opprimés, mais aujourd'hui il doit revivre.

Car voilà l'âme de la France éternelle : l'espoir et l'exigence. Faire de l'espoir, une

exigence. Et faire de l’exigence ... un espoir.

Le populisme, l’extrémisme, se nourrissent du désespoir. Le populisme,

l'extrémisme pullulent sur les renoncements.

Ce n'est pas ça la France. L’âme de la France c’est l’espoir et l’exigence.

Alors oui, dans ce lieu des souffrances, il y a aussi de l’espoir. Celui que porte – non

pas ces vents infâmes, ces vents hostiles – mais le souffle inexorable de nos volontés

pour une France unie, solidaire, fière d’elle-même. Et ce souffle, rien, personne,

jamais, ne peut l’arrêter.


Vive la République et vive la France !


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CI-APRÈS, LETTRES DU PRÉSIDENT GASMI QUI ATTEND TOUJOURS D'ÊTRE REÇU À L'ÉLYSÉE ET À MATIGNON, MALGRÉ LES PROMESSES QUI LUI ONT ÉTÉ FAITES IL Y A PLUSIEURS MOIS D'ÊTRE REÇU POUR ÉVOQUER LE DOSSIER HARKIS. LE PRÉSIDENT GASMI ATTIRE L'ATTENTION DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR SUR LE MÉCONTENTEMENT DES HARKIS ET DE LEURS FAMILLES QUI ATTENDENT UNE LOI PORTANT JUSTICE ET RÉPARATION.

 

 

Monsieur Boaza GASMI

Président du Comité National de Liaison

des Harkis (CNLH)


Mail : cnlh.contact@gmail.com


Website : CNLH.fr


Mardi 1er septembre 2015




à :     Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

Palais de l’Élysée

55, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 Paris



Monsieur le Président de la République,


J'ai l'honneur de revenir vers vous en ce qui concerne le dossier Harkis, en espérant de votre très haute bienveillance la possibilité de m'accorder un entretien, ainsi que vous m'en aviez personnellement fait la promesse en 2013 suite à ma grève de la faim.


Le CNLH que j'ai l'honneur de présider, regroupant et représentant plusieurs dizaines d'associations Harkies, attend toujours que Justice et Réparation soient faites en faveur des Harkis et de leurs familles. Aussi je me tiens à votre entière disposition pour vous rencontrer à la date de votre convenance, désireux depuis plusieurs mois d'obtenir cet éminent entretien au nom de tous les nôtres, disparus et survivants, et de leurs familles, ayant par ailleurs saisi à plusieurs reprises l'ensemble des ministres, des parlementaires, et des médias sur la question Harkie.


Le bienveillant accueil qui nous a été accordé à la sous-préfecture de Villeneuve-sur-Lot le 31 août 2015 nous donne bon espoir d'être entendus mais je réitère plus que jamais ma demande de rendez-vous à l'Élysée avec vous-même, en tant que porte-parole de toute la communauté Harkie attentive aux décisions que vous prendrez dans les mois, les semaines ou les jours qui viennent, et aux discussions que vous engagerez, auxquelles nous souhaitons activement être associés.

Dans cette attente et avec mes remerciements, je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l'assurance de ma très haute considération.


Boaza GASMI

Président du Comité National de Liaison des Harkis





Monsieur Boaza GASMI

Président du Comité National de Liaison

des Harkis (CNLH)


Mail : cnlh.contact@gmail.com

Website : CNLH.fr


Mardi 1er septembre 2015



à :    Monsieur Manuel VALLS

Premier Ministre

Hôtel de Matignon

57, rue de Varenne

75700 PARIS


OBJET : demande de rendez-vous.



Monsieur le Premier Ministre,


J'ai l'honneur de revenir vers vous en ce qui concerne le dossier Harkis, en espérant de votre très haute bienveillance la possibilité de m'accorder un entretien dès que possible.


Le CNLH que j'ai l'honneur de présider, regroupant et représentant plusieurs dizaines d'associations Harkies, attend toujours que Justice et Réparation soient faites en faveur des Harkis et de leurs familles. Aussi je me tiens à votre entière disposition pour vous rencontrer à la date de votre convenance, sollicitant depuis plusieurs mois cet éminent entretien au nom de tous les nôtres, disparus et survivants, et de leurs familles, ayant par ailleurs saisi à plusieurs reprises l'ensemble des ministres, des parlementaires, et des médias sur la question Harkie.


Le bienveillant accueil qui nous a été accordé à la sous-préfecture de Villeneuve-sur-Lot le 31 août 2015 nous donne bon espoir d'être entendus mais je réitère plus que jamais ma demande de rendez-vous à Matignon avec vous-même, en tant que porte-parole de toutes les associations Harkies que regroupe le CNLH, attentives aux décisions que vous prendrez dans les mois, les semaines ou les jours qui viennent, et aux discussions que vous engagerez, auxquelles nous souhaitons vivement être associés. Comme vous le savez, le Tribunal de Cergy-Pontoise a reconnu la responsabilité de l'État Français dans le drame Harkis le 10 juillet 2014. Une loi cadre portant réparation doit donc suivre, car il serait absolument inimaginable qu'au regard des faits, des souffrances endurées, des pertes humaines et matérielles subies, de l'abandon, de l'enfermement indigne des survivants dans les camps en France, les choses restent en l'état ! Aussi comptons-nous sur votre éminente intervention en faveur de notre noble cause.


Ayant à cœur d'évoquer tous ces sujets directement avec vous, j'ai l'honneur de réitérer ma demande de rendez-vous, en espérant une réponse favorable de votre part.


Dans cette attente et vous en remerciant vivement par avance, je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l'assurance de ma très haute considération.



Boaza GASMI

Président du Comité National de Liaison des Harkis





Monsieur Boaza GASMI

Président du Comité National de Liaison

des Harkis (CNLH)


Mail : cnlh.contact@gmail.com

Website : CNLH.fr

Mardi 1er septembre 2015




à :     Monsieur Bernard CAZENEUVE

Ministre de l'intérieur

Place Beauvau
75800 Paris Cedex 08



OBJET : Mécontentement des Harkis, actions et conséquences prévisibles.




Monsieur le Ministre,


J'ai l'honneur de m'adresser directement à vous en ce qui concerne le dossier Harkis, pour lequel je me démène depuis plusieurs années, et dont j'ai une connaissance très approfondie pour ne pas dire parfaite. Je viens ici vous apporter quelques informations importantes, qui je l'espère sauront retenir votre attention, compte tenu de l'urgence et de la tournure que prennent les événements depuis ces dernières semaines.


Le CNLH que j'ai l'honneur de présider, regroupant et représentant plusieurs dizaines d'associations Harkies réparties sur toute la France, a saisi à maintes reprises les pouvoirs publics (présidence de la République, ministres, préfets, parlementaires, sénateurs) sur la situation des Harkis et de leurs familles, qui attendent toujours que Justice et Réparation soient faites, et sur les conséquences prévisibles de l'immobilité de l'État devant leurs revendications légitimes. Un jugement rendu par le Tribunal de Cergy-Pontoise le 10 juillet 2014, reconnaissant la responsabilité de l'État Français dans le drame Harkis après les accords d'Évian, devrait nécessairement aboutir à une loi cadre portant réparation, compte tenu des faits, des souffrances endurées, des pertes humaines et matérielles subies, de l'abandon, de l'enfermement indigne des survivants dans les camps en France !


Aussi la mobilisation Harkie est de plus en plus active, par colère et mécontentement, souvent avec l'énergie du désespoir, car malgré les promesses du Président HOLLANDE et le jugement de Cergy-Pontoise, les Harkis et leurs familles ne sont toujours pas entendus, tandis que des commissions peu représentatives (telles que le G12) composées d'éléments généralement influençables et sans réelle compétence, se créent artificiellement ça et là autour du SE ACVG pour « calmer le jeu », mais cela ne tiendra pas longtemps ! Les Harkis ne sont pas dupes ! Aujourd'hui, de nouveaux groupes se forment, mieux organisés, plus actifs, plus déterminés, et un nouveau mouvement est d'ailleurs en train de voir le jour dans le Lot-et-Garonne, c'est l'objet de mon présent courrier à votre attention.


A la suite des récents rassemblements Harkis de St-Laurent-des-Arbres et de Mazamet, j'ai sollicité un entretien auprès du Préfet du Lot-et-Garonne, afin de lui faire part de mes travaux, de l'état des lieux actuel, local et national, des orientations et des projets à mettre en œuvre à courte, moyenne et longue échéance dans ce douloureux dossier, des revendications Harkies les plus urgentes à l'unanimité. Suite à ma demande, j'ai été accueilli par le sous-préfet de Villeneuve-sur-Lot avec quelques membres de ma délégation, le 31 août 2015 et des échanges constructifs ont eu lieu. Une écoute attentive nous a été réservée. Nous avons pu aborder la question essentielle de la réparation, attendue depuis plus d'un demi-siècle à présent, sans laquelle le dossier Harkis demeurera dans l'impasse et soulèvera de plus en plus de mécontents, attisera la colère de tous, et causera à coup sûr, des soulèvements et des troubles à l'ordre public, les anciens n'ayant plus rien à perdre, et leurs enfants, solidaires, n'acceptant pas d'être traités comme l'ont été les leurs, de mars 1962 à aujourd'hui.


Les actions de terrain et les manifestations associatives de part et d'autre du territoire français restent néanmoins les seules alternatives possibles pour les Harkis et leurs familles pour sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics, ces derniers s’arque-boutant sur des mesures d'ordre social et de droit commun ne répondant pas à leurs attentes, ne traitant jamais le dossier sur le fond, n'évoquant jamais ni justice, ni réparation, les Harkis n'étant pas des mendiants mais des anciens combattants français – morts, disparus ou survivants – que l'État Français a bafoués et privés de tous leurs droits !


Je tenais donc à vous informer, par la présente, que de nouvelles actions vont suivre et qu'il est urgent d'engager dès maintenant des discussions avec les véritables interlocuteurs de la communauté Harkie, tels que le CNLH que je préside, de les associer étroitement aux décisions les concernant, et d'amener parallèlement les parlementaires à préparer une loi cadre portant réparation.


Je suis prêt à vous rencontrer pour évoquer tous ces sujets de vive voix, avec vous même et/ou vos proches collaborateurs, dès que possible.

Dans cette attente et en vous remerciant par avance de l'attention que vous porterez à la présente, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l'assurance de ma très haute considération.


Boaza GASMI

Président du Comité National de Liaison des Harkis





 




Communiqué du Président Boaza GASMI

 

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« Algérie, un membre du Gouvernement français pour le 70è anniversaire du massacre de Sétif »

AFP - 7 avril 2015 à 17:12

 

Le secrétaire d’Etat français chargé des Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini souhaite se rendre à Sétif en Algérie pour le 70e anniversaire du massacre de milliers d’Algériens sous la colonisation française, une première à ce niveau de représentation, a-t-on annoncé mardi dans son entourage.

Il prévoit d’effectuer un «voyage mémoriel» du 19 au 21 avril à Sétif (nord-est) puis Mers El-Kébir (ouest) et Alger, a indiqué son cabinet à l’AFP. «Le message du gouvernement sera : « aucune mémoire n’est oubliée, on est dans une mémoire apaisée», a-t-on ajouté de même source.

Ce voyage doit toutefois encore être approuvé par les autorités algériennes, a-t-on ajouté de même source dans la soirée.

«Jean-Marc Todeschini est effectivement disponible pour faire un voyage mémoriel en Algérie notamment en cette année du 70e anniversaire du massacre de Sétif. Mais le secrétaire d’Etat attend encore l’accord des autorités Algériennes avec qui ce déplacement doit se faire en bonne intelligence», a-t-on souligné.

Le massacre de Sétif reste l’une des pages les plus noires de l’Algérie française. Le 8 mai 1945, alors que la France célébrait la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie, les festivités tournèrent au drame à Sétif, Guelma et Kheratta, dans l’est de l’Algérie, où des nationalistes défilèrent, drapeaux algériens à la main.

La répression des manifestations, considérées comme les prémices de la guerre d’indépendance, fit plusieurs milliers de morts parmi les Algériens - jusqu’à 45.000 selon la mémoire collective algérienne - victimes de la police, de l’armée ou de milices de colons. Une centaine d’Européens, pris à partie par des nationalistes algériens, furent également tués.

Le 27 février 2005, l’ambassadeur de France en Algérie, Hubert Colin de Verdière, a reconnu une responsabilité de la France dans ces massacres en évoquant une «tragédie inexcusable».

Mais aucun membre du gouvernement français ne s’est jusqu’ici rendu à Sétif pour commémorer cette page sombre de l’histoire commune franco-algérienne, a-t-on indiqué dans l’entourage de M. Todeschini.

Malgré les déclarations de dirigeants français, notamment du président François Hollande qui a reconnu en décembre 2012 les «souffrances que la colonisation a infligées» aux Algériens et dénoncé un «système (colonial) profondément injuste et brutal», le travail de mémoire reste compliqué entre les deux pays.

L’Algérie souhaiterait que la France aille au-delà de cette politique des «petits pas» et s’excuse pour son passé colonial. Paris se refuse pour l’heure à faire acte de «repentance» tout en reconnaissant que la relation franco-algérienne doit reposer sur un «socle de vérité».

«Le but du voyage, c’est de mettre en lumière la mémoire partagée», a-t-on relevé dans l’entourage du secrétaire d’Etat qui souhaiterait se recueillir à Sétif en mémoire des victimes de la répression.

Il s’y rendrait en avril plutôt qu’en mai non pour éluder les commémorations officielles algériennes mais pour des raisons d’agenda, la France célébrant de son côté le 8 mai le 70e anniversaire de la fin de la guerre de 1939-1945, a-t-on précisé de même source.

A Mers El-Kébir, dans le golfe d’Oran (ouest), M. Todeschini commémorera le 75e anniversaire de l’attaque de la marine française par la marine britannique, en juillet 1940, peu après la signature de l’armistice franco-allemand avec le Troisième Reich.

AFP

 

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Réponse du Président GASMI :

 

La décision prise par Jean-Marc TODESCHINI de se rendre à Sétif pour « qu’aucune mémoire ne soit oubliée… » ne devrait pas faire oublier la mémoire des Harkis et de leurs familles, qui eux aussi, ont connu des souffrances innommables (abandon, massacres, ségrégation, apartheid, racisme…).

Rappelons-nous les camps de la honte, en France, où les Harkis survivants ont été indignement internés après le 19 mars 1962. La détresse psychique causée par les conditions inhumaines de vie dans ces lieux de rétention forcée, s’ajoutant au traumatisme de la guerre, aux pertes humaines et matérielles subies. Les blessures profondes et indélébiles d’un tel parcours resteront marquées à jamais dans la mémoire de ces hommes, femmes et enfants à cause d’un État qui « n’a pas été à la hauteur », d’un État qui a fait le choix insensé d’abandonner les siens, ces anciens soldats de la France et leurs familles…

La priorité du Gouvernement devrait donc aller à nos compatriotes français, Harkis, traumatisés par un drame vécu, mais vaccinés dorénavant contre les promesses non tenues !!!

Les Harkis n’accepteront plus de tomber dans le piège des beaux discours fortement médiatisés, mais jamais suivis d’effets… Spectacles politiques auxquels se livrent des hommes sans scrupule accrochés à leurs mandats ou désireux de parvenir à un bel avenir…

De qui se moque-t-on ?

Le CNLH appelle le Président de la République à s’occuper en priorité des Harkis, victimes de crime d’État, de crime de guerre et de crime contre l’humanité, à partir du 19 mars 1962 et dans les années qui suivirent. Les anciens soldats Harkis et leurs familles demandent à corps et à cris Justice et Réparation.

Agissez, Monsieur le Président, car ces crimes sont imprescriptibles, au regard des dispositions de l’article 213-5 du code pénal.

Élevez-vous contre la falsification et l’oubli, en faveur de la vérité historique, de la dignité et de la mémoire de ceux qui furent vos alliés, vos héros, vos frères d’armes en des temps critiques que rien n’effacera.

Acceptez, Monsieur le Président, de venir honorer de votre présence l’un des nombreux sites en France, ayant servi de camp d’internement aux Harkis. Venez commémorer les conditions de vie indignes qui leur ont été imposées dans ces camps de la honte, en violation des droits fondamentaux que constituèrent les entraves posées par les autorités françaises à leur liberté d’aller et venir, le non respect de leur vie privée, la violation du secret des correspondances (courriers et colis), le détournement de leurs prestations sociales, la violation du principe d’égal accès aux services publics, aux écoles, etc…

Le manque de soins, d’hygiène, de nourriture, la morsure du froid, l’exigüité des locaux, leur insalubrité, l’exclusion de tout aménagement visant à la création de logements familiaux, le couvre-feu à 22 heures,  etc…

Venez commémorer, Monsieur le Président de la République, les nombreuses restrictions aux libertés individuelles subies par les Harkis, hommes, femmes et enfants survivants dans ces camps…

Venez reconnaître la responsabilité de l’État français dans cette abomination, faites Justice et Réparation, tenez vos promesses !!!

 

Aura-t-on l’honneur de voir un membre du Gouvernement sur ces lieux de mémoire, commémorer les souffrances vécues et les injustices subies, puisque jusqu’ici cela n’est encore jamais arrivé ?

 

HONNEUR AUX HARKIS !

 

Boaza GASMI, Président du CNLH, le 8 avril 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Je suis Charlie"

COMMUNIQUÉ


de Monsieur Boaza GASMI, Président du CNLH

 

Mercredi 7 janvier 2015


EN HOMMAGE À CHARLIE HEBDO


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Je suis profondément choqué et ému par les actes de barbarie terroristes perpétrés ce matin contre les journalistes de Charlie Hebdo, et condamne cette tuerie ignoble, innommable, ce crime contre la liberté de la presse, la liberté d'expression, la liberté de notre République Française, à laquelle les anciens soldats Harkis, leurs enfants et leurs familles sont liés de manière éternelle. Tout ce qui touche à la France nous touche aussi et nous concerne. Les actes terroristes ne trouvent aucun fondement dans les valeurs humaines.


En mon nom et au nom de l'ensemble du Comité National de Liaison des Harkis, rassemblant plusieurs dizaines d'associations Harkies réparties sur toute la France, je tiens à faire part de notre solidarité dans cet immense deuil national qui vient de nous frapper, et tiens à adresser, en ces pénibles circonstances, nos sincères condoléances à toutes les familles des victimes, en assurant de notre soutien fraternel tous les blessés et toutes les familles qui traversent cette terrible épreuve. Nous partageons leur peine, car c'est aussi la nôtre, c'est la peine du monde entier ! 


J'appelle tous les responsables religieux, tous les responsables des mosquées de France, à condamner avec la fermeté la plus totale cet acte criminel ainsi que toutes les formes de terrorisme, qui contredisent tous les principes et toutes les valeurs morales et humaines de notre République.


La liberté de penser, la liberté d'expression et la liberté de la presse sont des principes qui fondent le socle de notre Démocratie Républicaine. Nous en sommes fiers. J'appelle les anciens soldats Harkis, leurs enfants et leurs familles, ainsi que toutes celles et ceux qui partagent notre combat, à soutenir et à transmettre ces grandes valeurs qui sont aussi les nôtres parce qu'il n'est point de dignité et d'honneur sans Liberté.




Boaza GASMI









C O M M U N I Q U É

 

de M. Boaza GASMI, Président du CNLH

Le 4 novembre 2014

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APPEL À TOUS LES PRÉSIDENTS D'ASSOCIATIONS

- EN SOLIDARITÉ -

POUR LE REJET TOTAL DU PLAN VALLS-ARIF-HOLLANDE !

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Le Président du CNLH, Boaza GASMI, appelle l'ensemble des présidents d'associations Harkies à rejeter massivement le « plan d'actions pour 2015 » annoncé par Manuel VALLS le 25 septembre dernier.

 

En effet, ce plan a été établi en toute hâte, sans concertation élargie avec l'ensemble des parties concernées, mais uniquement avec la complicité d'un pseudo « G12 » qui, ne représentant que lui-même, n'a pas su défendre les intérêts majeurs des Harkis et de leurs familles. Dès les première réunions de ce groupe, le CHLH a dénoncé cette mascarade et s'est définitivement désolidarisé du « G12 ».

 

Les mesurettes récemment proposées par le Premier Ministre, concoctées avec la complicité de Kader ARIF et de François HOLLANDE sur fond de béni-ouiouisme du « G12 », ne correspondent en rien aux attentes réelles des anciens soldats Harkis, de leurs enfants et de leurs familles. Pire, ce soi-disant « plan d'actions » constitue une véritable insulte si on considère la promesse faite par le candidat HOLLANDE le 5 avril 2012 manifestement tombée aux oubliettes !

 

En conséquence, une grande journée de manifestation, organisée par le CNLH, aura lieu en mars prochain à Agen (Lot-et-Garonne), pour exiger :

  • une loi cadre portant reconnaissance de la responsabilité et de la faute de l'État Français dans l'abandon et le massacre des Harkis après les accords d'Évian et le Cessez-le-feu du 19 mars 1962, et dans les conditions d'accueil et de séjour indignes dans les camps en France pour les survivants,

  • Justice et réparation(Réfer. : jugement rendu par le Tribunal de Cergy-Pontoise du 10 juillet 2014 condamnant la France).

Le Président GASMI demande au Président de la République, au nom de tous les anciens soldats Harkis, de leurs enfants et de leurs familles, un « solde de tout compte » pour clore définitivement ce dossier, en lui rappelant au passage que sa demande de RDV est toujours d'actualité !

 

Boaza GASMI demande aux membres du « G12 », s'ils ont une conscience, de rejoindre le CNLH, en leur rappelant qu'ils sont des hommes libres, libres de quitter cette mascarade, ce casting humoristique créé par Kader ARIF, libres de porter les vraies valeurs et défendre les intérêts, l'honneur et la mémoire des Harkis. Boaza GASMI tend la main à tous les mécontents, les déçus du plan VALLS : ils sont les bienvenus au CNLH, car le temps n'est pas aux regrets mais au rassemblement !

 

Boaza GASMI va faire appel à tous les partis politiques, à toutes les associations Harkies et Pieds-Noirs, à toutes les associations d'anciens combattants, à la LICRA et à toutes celles et ceux qui reconnaissent - en leur âme et conscience - que les Harkis ont été abandonnés et spoliés de leurs droits, blessés dans leur chair, dans leur honneur, leur dignité et leur mémoire.

 

Le Président du CNLH lance un appel de soutien à la Nation !

D'ores-et-déjà, de nombreuses réunions de préparation à la grande manifestation de mars prochain (date encore non définie) sont organisées à travers la France tout entière.

 

Boaza GASMI

appelle à la mobilisation générale élargie !

 

CONTACTS :

 

Monsieur Boaza GASMI, Président du CNLH :

Tél. : 06 36 24 91 76

 

Monsieur Mohand SACI, Porte-parole du CNLH

Tél. : 06 95 47 06 45

 

Mail : cnlh.contact@gmail.com

Adresse : CNHL - 4 Cité Paloumet - 47300 BIAS

 

Site Web : www.cnlh.fr

 

Avec nos vifs remerciements, nos salutations fraternelles et amicales.

 

 

RETROUVEZ LE  NOUVEAU COMMUNIQUÉ DU PRÉSIDENT BOAZA GASMI,

DU 25 SEPTEMBRE 2014, DANS NOTRE RUBRIQUE "ACTUALITÉS".

 

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C O M M U N I Q U É

De M. Boaza GASMI, Président du CNLH

(Comité National de Liaison des Harkis)

 

RÉUNION HARKIS

 

À COLOMBEY-LES-DEUX-ÉGLISES

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C’est dans cette ville symbole en lien avec le Général de Gaulle, responsable du drame Harkis en s’opposant à leur repli vers la France, ou en organisant le maintien dans des camps pour ceux qui ont pu fuir vers la France grâce à des justes, officiers, le tout engendré par sa mauvaise gestion de la décolonisation et des accords d’Évian jamais respectés, que M. Boaza GASMI, auteur d’une grève de la faim et président du CNLH lance un appel à tous les Français, à tous les responsables politiques , à tous les élus, au gouvernement, ainsi qu'à nos chers compatriotes Français Musulmans et Harkis et leurs familles, aux présidents d'associations de Rapatriés, et plus largement d'associations d'anciens combattants et victimes de guerre, pour les inviter à soutenir notre action qui sera lancée le :

 

Samedi 10 mai 2014 à 10 h 00 à la Salle des fêtes

COLOMBEY-LES-DEUX ÉGLISES (52330)

 

« 1954 /1962/ 2014 : pour que nul n'oublie ! »

 

Nous entendrons les témoignages poignants des anciens Français Musulmans et Harkis rapatriés d'Algérie et nous rendrons hommage à nos Chers Disparus.

Les personnalités présentes seront invitées à prendre la parole et un rapport rendu public sera remis à M. le Président de la République qui s’est engagé par écrit à reconnaître les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des Harkis. Après cette réunion, un hommage solennel hautement symbolique sera prononcé par M. Boaza GASMI au monument aux morts du village.

Le CNLH y déposera une gerbe exclusivement :

« EN MEMOIRE DES SOLDATS HARKIS MORTS POUR LA FRANCE ».

 

Un verre de l'amitié sera servi à l'issue de la cérémonie.

Tel : B.Gasmi 06 36 24 91 76_ CNLH 09 84 45 71 92

Courriel : cnlh@hotmail.fr web site cnlh.fr