VISITE DE MME GENEVIÈVE DARRIEUSSECQ À BIAS

 

Le 30/10/17

La secrétaire d’État aux anciens combattants, Geneviève Darrieussecq, nous a fait l'honneur de se rendre à Bias ce jour, lundi 30 octobre 2010 vers 16 h 00, pour une visite express durant laquelle elle s’est tout d’abord recueillie devant la stèle mémorielle des cités Astor et Paloumet, avant de rencontrer des anciens combattants Harkis dont elle a écouté les témoignages poignants avec la plus grande attention.

Nous tenons à lui adresser ici nos sincères remerciements pour cette initiative à laquelle nous avons été très sensibles.

Geneviève Darrieussecq souhaitait découvrir personnellement les lieux, visualiser le site du camp, son ampleur. Elle tenait également à rencontrer sur place le président GASMI qu’elle avait déjà vu à Paris et qui sera, avec les membres de son groupe, associé au travail gouvernemental de mémoire et de réparation qui démarrera en novembre.

« (…) Je suis avant tout un homme de terrain », a précisé Boaza Gasmi ;

« Nous allons bien nous entendre parce que moi aussi » lança Mme DARRIEUSSECQ.

Cette commission officielle sera présidée par un préfet et composée, outre le groupe Harkis, de personnalités extérieures qui œuvreront de concert, chacun suivant sa partie (conseil constitutionnel, cour des comptes, députés, sénateurs, sociologues, historiens, médecins, etc…)

« Le président de la République nous a donné pour mandat de faire aboutir ce travail de réparation, c’est ce que nous allons faire », a déclaré la Secrétaire d’État.

À l’issue de cette réunion, interrogé par les journalistes, Boaza GASMI a livré ses premières impressions à chaud : « La visite de la ministre sur le site du camp de Bias est un geste positif, tout comme la création d’une commission officielle pour travailler sur la réparation du préjudice subi par les Harkis et leurs familles.

Cependant, j’ai proposé un groupe de 15 titulaires et deux suppléants qui viennent de toute la France. Mais la ministre a estimé que ce nombre était trop élevé. Encore une fois, l’État veut nous imposer sa méthode et décider qui seront les représentants des Harkis, en y incorporant d’anciens militaires... Nous n’avons pas besoin d’être infantilisés : nous pouvons désigner par nous-mêmes ceux qui sont capables de nous représenter. »

Le Président du Comité National de Liaison des Harkis va réfléchir avec son groupe à ces exigences inattendues et reviendra dans les prochains jours communiquer sa réponse à Mme DARRIEUSSECQ.

 

LUNDI 25 SEPTEMBRE 2017

 

BOAZA GASMI ET SA DÉLÉGATION DU CNLH

 

REÇUS PAR EMMANUEL MACRON À L'ÉLYSÉE

 

 

 

Suite à sa grève de la faim commencée le 15 septembre et qui s’achève ce jour, le Président Boaza GASMI et sa délégation ont été accueillis aujourd’hui à l’Élysée par le Président de la République, M. Emmanuel MACRON.

 

Mme Geneviève DARRIEUSSECQ, Secrétaire d’État aux armées, nous a également fait l’honneur d’être présente à cet éminent rendez-vous, en ce jour solennel du 25 septembre, auquel se sont associées d’autres parties prenantes.

 

Le Président MACRON a écouté les différents intervenants avec la plus grande attention Il a confirmé son engagement pris durant sa campagne présidentielle de travailler en collaboration étroite avec le CNLH sur les attentes des Harkis et de leurs familles : Reconnaissance ; loi de réparation, Mémoire.

 

M. MACRON est le premier Président de la République qui accepte d’organiser une table ronde avec les Harkis, conscient des Mémoires blessées et déterminé à « remettre le dossier sur la table ».

 

Le Président de la République est soucieux par ailleurs de l’urgence d’apporter une réponse aux anciens soldats Harkis, vu leur âge avancé.

 

M. GASMI et sa délégation remercient le Président de la République pour son bienveillant accueil de ce jour, point de départ d’une action que nous aurons à mener ensemble pour « aller vers une évolution de ce qui pourra être fait avec les Harkis et pour eux » (G. DARRIEUSSECQ) afin de « parvenir à une réparation fine et intelligente tenant compte des trajectoires individuelles » (E. MACRON).

 

Cette rencontre chargée de Mémoire, d’Histoire et d’émotion a été suivie de la cérémonie nationale d’hommage aux Harkis, aux Invalides, présidée par Mme la Secrétaire d’État aux armées.

 

Boaza GASMI tient à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui lui ont apporté son soutien et appelle toutes les associations à se mobiliser autour de lui, dans une unité forte et durable, à se rapprocher du Comité National de Liaison des Harkis comme les très nombreuses associations qui nous ont d’ores-et-déjà rejoints depuis de nombreuses années, car c’est seulement dans une union fraternelle que notre voix aura toutes les chances d’être entendue.

 

Un déroulé plus détaillé de la rencontre de ce jour sera publié prochainement sur notre site « cnlh.fr ».

 

Merci pour votre attention.

 

Amicales salutations à tous les Harkis, leurs familles et leurs amis.

 

Le Porte-Parole du CNLH

 

Mohand SACI

 

 

Ci-après, quelques photos souvenir :

Cérémonie aux Invalides :

 

 

 

 

 

BOAZA GASMI EN GRÈVE DE LA FAIM

 

SUR LE SITE DE L'ANCIEN CAMP HARKI

 

DE BIAS, LOT ET GARONNE,

 

AU PIED DE LA STÈLE MÉMORIELLE

 

 

DEPUIS LE 15 SEPTEMBRE 2017

 

 

 

 

Monsieur Boaza GASMI, Président du Comité National de Liaison des Harkis, entame depuis hier, vendredi 15 septembre 2017, une seconde grève de la faim dans le but d'obtenir une audience avec Monsieur Emmanuel MACRON, Président de la République, afin d'évoquer avec lui le dossier Harkis, ainsi qu'il s'y était engagé durant sa campagne présidentielle.

M. MACRON, candidat, avait alors accueilli M. GASMI à son QG de campagne, avec quelques membres du CNLH.  Aujourd'hui, élu Président de la République, il est temps pour lui de leur accorder la considération qu'ils sont en droit d'attendre en honorant sa parole donnée...

 

 

 

 

PERPIGNAN, PALAIS DES CONGRÈS

 

SAMEDI 15 AVRIL 2017 À 13 H 00

 

RENCONTRE CNLH / FN

 

 

Le Président du CNLH, Boaza GASMI et sa délégation ont été reçus par la Présidente du Front National, Marine LE PEN et Louis ALIOT, Vice Président du FN et eurodéputé, samedi 15 avril 2017 à 13 h 00, au Palais des Congrès de Perpignan.

 

Ce rendez-vous fait suite à la réunion organisée par le CNLH, le 18 mars dernier à Agen, au cours de laquelle le Président GASMI avait convié tous les partis politiques sans exception, pour entendre leurs engagements en faveur des Harkis et de leurs familles, dans le cadre de leur campagne présidentielle.

 

Certains candidats se sont engagés à recevoir le CNLH pour officialiser leurs engagements présentés à Agen et nous faire savoir s’ils valident ou non les points de revendications harkis présentés par Boaza GASMI dans sa « feuille de route ».

 

Marine LE PEN s’est fait un honneur de recevoir la délégation du CNLH et de nous faire part de ses engagements à destination des Harkis et de leurs familles.

 

Elle a tout d’abord salué chaleureusement chaque personne présente, l’une après l’autre, puis elle a pris place à côté de Boaza GASMI, à la tribune.

 

 

Le Président GASMI se dit très honoré d’être accueilli ce jour par Mme LE PEN, qu’il n’a encore jamais eu l’occasion de rencontrer.  Boaza GASMI précise qu’il entend rencontrer tous les candidats sans exception, pour recueillir leurs projets et engagements en faveur des Harkis et de leurs familles, avant le premier tour de la présidentielle, que cela participe de la démocratie et qu’il se fera l’écho auprès du monde Harki des promesses qui lui auront été faites, et des engagements concrets qui auront pu être pris par les uns et les autres. 

 

Tout d’abord, Boaza GASMI rappelle rapidement le déroulé de sa grande réunion d’Agen du 18 mars dernier, qui justifie sa présence ce jour avec sa délégation à l’invitation de Mme LE PEN, et ce, à quelques jours de la présidentielle. Il explique que les Harkis sont tous des électeurs, et qu’ils ont besoin de connaître les projets des différents candidats, considérant toutes les fausses promesses et le mépris dont ils ont fait l’objet depuis de nombreuses années. Ils ont besoin de connaître la position de chaque candidat sur la question Harkie:

 

  • Comment ils perçoivent le drame Harki ? Est-ce que c’est un crime d’État, un génocide, un crime contre l’humanité, que représente pour eux le chiffre de 250 000 morts ?
  • Comment peuvent-ils qualifier l’accueil indigne dans les camps ? Qu’en pensent-ils ? Ont-ils conscience des souffrances endurées ? Des conséquences ?
  • Quelle est la place des Harkis dans la société contemporaine ?
  • Quelle place pour la mémoire, pour la réparation ?
  • Quel avenir pour leurs enfants et petits-enfants ?

 

 

Le Président GASMI expose les grandes lignes de sa feuille de route, en ce qui concerne les revendications légitimes des Harkis et de leurs familles, en ce qui concerne la réparation et l’indemnisation, les mesures à prendre d’urgence, la question des retraites, la question de la mémoire, de la reconnaissance, des mesures importantes attendues par tous.

 

La feuille de route du CNLH est remise par M. GASMI à Mme LE PEN devant toutes les personnes présentes. La présidente du Front National la pose devant elle, la lit rapidement et prend la parole : elle remercie le Président du CNLH et toutes les personnes présentes, venues pour entendre ses engagements en faveur du monde Harki :

 

MLP : « J’ai toujours été bercée par le martyr des Harkis. Mon père en parlait beaucoup, comme d’une horreur, d’une blessure profonde »

 

« Il n’est pas question pour nous d’une repentance, mais d’une reconnaissance historique, morale et sociale. C’est le gouvernement de l’époque qui a été responsable, et non la France ! »

 

« Les dirigeants politiques depuis 50 ans ont été plus subtils. Ils leur ont réservé un sort encore plus détestable, celui de l’oubli. Nous ne pouvons accepter cela, et nous ferons tout pour en apaiser les blessures par plusieurs engagements.»

 

« Nos engagements, nous les tiendrons et nous mettrons tout en oeuvre pour qu’il en soit ainsi malgré l’état des finances de la France. Ils sont basés à la fois sur la mémoire, la réparation et la promotion de l’effort d’assimilation. »

 

Puis la Présidente du FN énumère ses engagements principaux en faveur des Harkis et de leurs familles, en bref :

 

Ses engagements pour la mémoire :

 

  • La création d’une grande fondation chargée de régler la dette historique.
  • Le renforcement de l’arsenal pénal, à travers la rédaction d’un texte spécifique, pour la mémoire des Harkis, contre le révisionnisme, les offenses et toutes les formes d’atteintes à leur mémoire et à leur intégrité morale.
  • La date du 19 mars ne sera plus commémorée car elle correspond à une victoire sur notre pays qui s’est soldée par une perte de territoire et plusieurs dizaines de milliers de morts (Harkis, Rapatriés, etc.)
  • La préservation et la sanctuarisation de tous les lieux de mémoire, notamment tous les anciens camps.
  • L’attribution de distinctions honorifiques : Légion d’honneur à l’ensemble des survivants.
  • Le respect et la promotion de la vérité historique : l’histoire de l’Algérie française et le drame Harki auront leur place dans les programmes scolaires et les livres d’Histoire.
  • L’ouverture intégrale des archives pour les chercheurs et les étudiants.

 

 

Ses engagements pour la réparation :

 

  • l’ONAC dressera un bilan de toutes les actions menées en faveur des Harkis 1ère et 2ème génération pour évaluer lesdites actions concernant les Harkis, leurs conjointes, ex-conjointes, veuves et leurs descendants.
  • Parallèlement, sans attendre ce bilan, plusieurs dispositifs seront mis en place, notamment à destination de la 2ème génération (dont le renforcement et la concrétisation des emplois réservés : aujourd’hui, sur 5.118 personnes recensées par les services de l’ONAC, à peine 667 (13%) d’entre elles ont pu être intégrées dans la fonction publique et à 96% dans celle de l’État (source ONAC 2016).
  • La poursuite et l’amélioration du dispositif de rachat de points retraite pour la 2ème génération : la circulaire du 25 septembre 2014 présente trop de restrictions : ce dispositif ne concernait que les enfants de Harkis ayant vécu dans des camps, de 16 à 21 ans ; seuls six camps sont concernés : La Cavalerie-Larzac, Bourg-Lastic, La Rye Le Vigeant, Saint Maurice-1'Ardoise, Rivesaltes ou Bias. Il ne portait que sur l’aide à 60 % au rachat de 4 trimestres. 

Par conséquent, MLP propose que :

  • tous les camps sans exception soient concernés ;
  • l’aide au rachat soit portée à 80 % ;
  • le nombre de trimestres soit porté à un par année passée dans ces camps sans limite d’âge, sans excéder 13 ans, soit 13 trimestres (1962 à 1975).

 

 

Ses engagements pour défendre et assurer la promotion des

Harkis et enfants de Harkis comme « modèles d’assimilation » :

 

Ils sont « un modèle de patriotisme, de loyauté et ne méritent pas les amalgames les plus douteux ».

 

  • participation à leur réussite sociale, scolaire, professionnelle, sportive, culturelle par la création d’un fond de soutien spécifique.
  • Cautions bancaires pour la réalisation des projets liés à l’entrepreneuriat et à la création d’activités.
  • Dispositifs de parrainages visant à faciliter le parcours professionnel d’enfants de Harkis.
  • Soutien à toutes actions permettant « la mise en avant comme modèle d’assimilation des Harkis et de leurs enfants ».

 

Ces différents points sont détaillés au fur et à mesure.

 

Marine LE PEN évoque d’autre part « une dette imprescriptible » envers les Harkis et leurs familles. Elle mettra en oeuvre cette entreprise de réparation « avec le coeur léger ».

 

Puis elle explique que « les Harkis n’ont rien à voir avec le fondamentalisme islamiste qui se répand avec la complicité de nos dirigeants, dont le but est de se constituer un réservoir de voix ».

 

Marine LE PEN conclut en précisant qu’elle n’est pas venue aujourd’hui pour faire « la pêche aux voix », mais qu’elle est  simplement venue « exposer ses engagements à l’égard des Harkis et leurs familles, qui sont des Français qui ont choisi la France, Français par le sang versé, que leurs enfants et leurs petits enfants doivent être considérés, entendus et leur préjudice lourd doit être réparé ».

 

Marine LE PEN s’engage à clôturer le dossier Harkis, car « au-delà de la faute morale, il y a une très lourde faute politique de mise à l’écart, de la République Française ».

 

 

Questions / réponses avec la délégation du CNLH :

 

Sur la question du culte :

Les délégués du CNLH évoquent la question du culte, qui devrait être tenu par des patriotes musulmans afin d’éviter le radicalisme.

 

Sur la question de la Cité Brogilum à FUVEAU :

Mme AQUILA invite Mme LE PEN à venir voir par elle-même dans quelles conditions vivent encore de nos jours les Harkis de la Cité Brogilum à FUVEAU, dans des baraquements en dur pleins d’humidité.

 

Sur la question du camp de la Roque d’Anthéron :

M. RÉZIG attire l’attention de Mme LE PEN sur la situation du camp de la Roque d’Anthéron. M. RÉZIG se bat sans relâche et démultiplie les démarches et les actions pour que ce camp soit récupéré de droit par les Harkis et classé comme lieu de mémoire. Il explique ses difficultés avec la mairie qui projette de mettre ce camp en gérance, ce que nous devons à tout prix empêcher, car le camp de la Roque d’Anthéron est chargé d’histoire, de mémoire. Si ce camp était mis en gérance, nous aurions, pour le conserver, à acquitter des sommes énormes, de l’ordre de 6000 Euros par mois ! Nous n’avons pas de tels moyens, et ce site devrait nous revenir de droit…

M. RÉZIG invite Mme LE PEN à venir visiter ce camp.

 

Marine LE PEN, très attentive aux doléances de ses interlocuteurs, s’engage à aller visiter ces camps, dès que son emploi du temps le lui permettra.

 

M. LARBI évoque avec colère et émotion les conditions de vie indignes subies par les rescapés, dans les camps de la honte, il décrit sa propre expérience, comment il a été arraché des bras de sa mère, comment ceux qui se révoltaient finissaient en psychiatrie, avec des piqûres et des tranquillisants, toutes les humiliations et les mauvais traitements endurés, hommes, femmes, enfants, vieillards… Quelle indignité !!! Quelle honte !!!

 

Mme LE PEN se dit très consciente de toutes les souffrances endurées, et confirme qu’elle est prête à mettre en oeuvre tous ses engagements sans délai, dès son accession au pouvoir, pour l’honneur, la mémoire et la réparation : 

 

MLP : « Pour l’unité du pays, les Harkis sont des modèles ».

 

Enfin, Boaza GASMI se tourne vers Marine LE PEN pour conclure, devant une foule de journalistes attentifs, présents dans la salle  :

 

BG : « Madame la Présidente, nous vous remercions d’avoir accepté de nous recevoir ce jour pour nous faire part de votre engagement en faveur des Harkis et de leurs familles. Le Comité National de Liaison des Harkis prend acte de cet engagement solennel. Mais je tiens à préciser une chose ici : les Harkis voteront en leur âme et conscience, je ne serai que le messager, l’intermédiaire, entre les différents candidats et eux, je ne donnerai aucune consigne de vote, pour l’intérêt de la République ».

 

Il n’y a plus de question.

La Présidente du Front National, souriante, se lève, il est temps pour elle de partir pour son meeting. Elle salue toutes les personnes présentes et accepte de poser pour quelques photos avant de se diriger vers la sortie. Louis ALIOT reste avec la délégation pour échanger encore quelques minutes avec les uns et les autres en toute sympathie et apporter de plus amples précisions sur le projet de Mme LE PEN.

 

14 h 30 : Fin de cette réunion.

 

 

 

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Le CNLH

 

 

Le Comité National de Liaison des Harkis, vous informe :

 

Emmanuel Macron a reçu à son QG de campagne, une délégation Harkie.

 

Une rencontre avec son bureau politique avait déjà eu lieu dimanche dernier.

 

Emmanuel Macron a tenu à recevoir personnellement les Harkis, pour poursuivre le dialogue et il a en ce sens non seulement tenu sa promesse de recevoir les Harkis , 《 promesse de rencontrer les Harkis transmise lors du grand colloque Harkis du 18 mars à Agen》.

Mais il a tenu un langage franc en ce qui concerne les futures rencontres, s'il est élu président de la République.

Ses engagements portent sur les points principaux des revendications du monde Harki, à savoir "reconnaissance, Mémoire et réparation". 

 

Marine Le Pen a également reçu le CNLH à Perpignan.

 

Quant aux autres principaux candidats, nous attendons toujours une rencontre.

 

FRANÇOIS FILLON S'EST CONTENTÉ DE RECEVOIR DES PERSONNES NON REPRESENTANTES DES HARKIS.

 

 

Plusieurs centaines de Harkis venus de toute La France étaient réunis samedi 18 mars 2017 à Agen. Un colloque national dans le contexte particulier de l'élection présidentielle. La communauté souhaite faire entendre sa voix.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/lot-et-garonne/agen/harkis-reunis-agen-1217473.html

 

En 2012, François Hollande faisait un discours attendu sur la reconnaissance de la France dans l'abandon des Harkis. Cinq ans plus tard, de nombreuses associations demandent des actes concrets, revendiquant une véritable réparation, voire même une loi.

Objectif : rencontrer des représentants de chaque candidat d'ici la fin du mois. Les Harkis ont déjà pu s'entretenir avec des délégués du Front National, des Républicains et d'En Marche.

Quel que soit le résultat de ces entrevues, ils ne donneront aucune consigne de vote.

 

 

« FEUILLE DE ROUTE »

 

AXES DE TRAVAIL DU COMITÉ NATIONAL DE LIAISON DES HARKIS

 

ET REVENDICATIONS LÉGITIMES DES HARKIS ET DE LEURS FAMILLES

 

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I - RÉPARATION ET INDEMNISATION :

 

L’État procède sans délai, à travers une loi votée par le Parlement, ou par toute autre solution à sa portée, à la réparation et à l’indemnisation des Harkis, au regard de leur préjudice subi après les accords d’Évian du 18 mars 1962, le cessez-le-feu du 19 mars 1962 et l’indépendance de l’Algérie.

(Désarmement, abandon, tortures, massacres, emprisonnements, relégation des rescapés dans des camps militaires, des prisons désaffectées, des Hameaux de forestage en France).

 

1 ) CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ :

 

- Sont éligibles à ces mesures :

• Les anciens soldats Harkis, vivants, disparus ou décédés ;

• Leurs épouses (sans condition, c’est à dire qu’elles soient veuves, divorcées ou remariées)

• Leurs enfants, en particulier ceux qui furent enfermés dans des camps, qui n’ont pas eu l’accès à l’école ou aux études, qui ont connu les conditions d’accueil indignes en France, victimes collatérales du drame Harki.

 

2 ) PRÉCISIONS IMPORTANTES :

 

• Dans le cas où les Harkis ou épouses de Harkis sont décédés, leur indemnisation est considérée comme un héritage et est attribuée de droit à leurs enfants, répartie à parts égales.

• Les fonds attribués aux Harkis, épouses de Harkis et enfants de Harkis, au titre de la réparation et de l’indemnisation, sont non-saisissables et non-imposables.

 

II - MESURES À PRENDRE D’URGENCE :

 

1) INDEMNISATIONS À TITRE COLLECTIF DES PERTES HUMAINES ET MATÉRIELLES :

 

Outre les massacres dont ils furent victimes en représailles suite à leur désarmement et leur abandon, les Harkis furent spoliés de leurs biens et les survivants qui purent gagner la France (transfert forcé de populations) furent victimes de mesures d’internement dans des camps militaires dits « d’hégergement et de transit » quand ils ne furent tout simplement pas renvoyés en Algérie (Cf. télégrammes MESSMER / JOXE du 12 mai 1962) !

Les Harkis et leurs familles furent mis au ban d’une société qui les priva progressivement de leur statut de citoyen à part entière. Les survivants de la guerre se retrouvèrent ainsi SANS RIEN.

Nous exigeons donc la réparation pour toutes les victimes, en premier lieu, à titre collectif.

 

2 ) INDEMNISATIONS À TITRE INDIVIDUEL :

 

D’autre part devront être examinées avec la plus grande attention les demandes individuelles de réparation, en ce qui concerne toutes les personnes qui n’ont pas pu bénéficier pour quelque raison que ce soit, de tous leurs droits et de toutes les aides auxquelles elles auraient pu prétendre. Il existe encore aujourd’hui des situations particulières demeurant en suspension à ce jour.

 

3 ) EN CE QUI CONCERNE LES RETRAITES :

 

Nous demandons le rachat par l’État des trimestres de retraite pour les Harkis et enfants de Harkis, à concurrence du SMIC, c’est à dire que l’État devra racheter autant de trimestres de retraite que nécessaire pour que chaque Harki ou enfant de Harki perçoive une retraite mensuelle au moins égale au SMIC, la plupart d’entre eux vivant aujourd’hui en-dessous du seuil de pauvreté.

Le cas échéant, l’État cherchera par tout moyen, loi, décret, etc… à aboutir à cette fin, tout Harki ou enfant de Harki méritant de vivre dignement sur le sol français, en réparation des fautes commises par l’État français en 1962 aboutissant aux massacres et à l’exil.

 

4 ) LOIS D’INDEMNISATION / RÉTROACTIVITÉ :

 

Nos amis Pieds-Noirs ont bénéficié de nombreuses lois d’indemnisation qui, par manquement ou par erreur, n’ont pas été étendues aux Harkis et à leurs enfants mineurs lors du rapatriement ou nés dans les camps.

Nous demandons l’accès au bénéfice de ces différentes lois pour les Harkis et leurs enfants, fût-ce à titre rétroactif, leur exclusion de ces lois d’indemnisation étant une injustice avérée.

 

Endettement / surendettement :

 

Nous demandons le remboursement des dettes en capital, frais et intérêts, pour tous les prêts contractés auprès d’établissements de crédit ayant passé convention avec l’État, pour l’acquisition d’un logement au titre de la résidence principale, qu’il s’agisse de logements acquis ou en cours d’acquisition, pour tous les Harkis et leurs enfants s’étant trouvés dans l’obligation de se réinstaller en France, considérant les circonstances dramatiques de leur départ, la perte et la spoliation de tous leurs biens.

Se référer à la Loi n° 86-1318 du 30 décembre 1986 de finances rectificative pour 1986 - Article 44

Modifié par Ordonnance n°2011-1895 du 19 décembre 2011 - art. 3

sur l’aide à la réinstallation et à l’effacement des dettes. (Voir ANNEXE I)

 

5 ) FONDS NATIONAL DE SOLIDARITÉ :

 

Les enfants de Harkis dont les parents ont bénéficié du Fonds National de Solidarité seront exemptés de rembourser les sommes considérées comme « dettes envers le département récupérables sur la part de succession excédant 39000 Euros ». Nous demandons l’exonération

totale desdites sommes pour les successeurs des Harkis ayant bénéficié du FNS, sans condition.

 

En effet, certains ne le savent pas toujours : si le défunt a touché des aides sociales de son vivant, le remboursement de certaines d'entre elles peut être réclamé à ses héritiers, ou mêmeparfois aux bénéficiaires de donations antérieures.

 

Nous demandons l’exonération totale pour les héritiers de Harkis du remboursement de toutes les aides qui ont pu être accordées à leurs parents. (Voir ANNEXE II).

 

III - AU TITRE DE LA MÉMOIRE :

 

1 ) FONDATION POUR LA MÉMOIRE :

 

• Nous demandons la création d’une Fondation pour la mémoire, représentative des événements historiques du drame Harki, et porteuse de mémoires plurielles. Avec la disparition progressive de la première génération de Harkis, cette fondation orientera résolument son action vers le travail historique, scientifique et universitaire qui est essentiel pour prétendre inspirer le travail pédagogique et éducatif.

 

• Cette Fondation sera gérée par des membres issus de la composante Harkie. Son action sera encadrée par un Conseil scientifique à dominante universitaire qui garantira la valeur historique et scientifique des documents et travaux produits.

 

• La Fondation pour la Mémoire Harkie sera placée sous le haut patronage du Président de la République qui en assurera le financement, les besoins techniques et humains. La Fondation pourra de plus être soutenue par des dons et legs, afin d’assurer la pérennité de la mémoire

Harkie. Tous les efforts conjugués permettront d’encourager la poursuite de la recherche et de l’historiographie, de poursuivre un travail pédagogique et éducatif dans la société contemporaine.

 

2 ) MONUMENTS AUX MORTS :

 

• L’État aura la charge de l’entretien, de l’amélioration ou de l’installation de monuments aux morts dédiés aux Harkis, de se réapproprier les anciens camps pour les reclasser en lieux de mémoire, par respect pour tous nos martyrs, pour le sang versé et pour toutes les souffrances endurées.

 

• Les tombes des Harkis laissées à l’abandon, faute de successeurs, devront être entretenues par l’État.

 

IV - AU TITRE DE LA RECONNAISSANCE :

 

• Les Harkis disparus ou décédés devront être reconnus comme «MORTS POUR LA FRANCE », leurs veuves « VEUVES DE GUERRE » et leurs enfants orphelins « PUPILLES DE LA NATION ».

 

• Tout ancien soldat Harki se verra de droit élevé à l’ordre national de la Légion d’Honneur, y compris à titre posthume si mort ou disparu.

 

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Telles sont les mesures essentielles que nous attendons de l’État Français, mesures à mettre en oeuvre sans délai, au titre de la reconnaissance officielle, de la réparation, de l’indemnisation et de la mémoire, mesures visant à clôturer définitivement le dossier Harki.

 

Le Président du CNLH,

Boaza GASMI

 

 

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ANNEXE I

 

Loi n° 86-1318 du 30 décembre 1986 de finances rectificative pour 1986 - Article 44

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/

Loi n° 86-1318 du 30 décembre 1986 de finances rectificative pour 1986

Présentation article

Article 44

• Modifié par Ordonnance n°2011-1895 du 19 décembre 2011 - art. 3

I.-Les sommes restant dues au titre des prêts accordés aux rapatriés avant le 31 mai 1981 par

des établissements de crédit ayant passé convention avec l'Etat sont remises en capital,

intérêts et frais.

Peuvent bénéficier de cette mesure :

-les Français rapatriés tels qu'ils sont définis à l'article 1er de la loi n° 61-1439 du 26 décembre

1961 relative à l'accueil et à la réinstallation des Français d'outre-mer, installés dans une profession

non salariée ;

-les Français rapatriés susmentionnés qui ont cessé ou cédé leur exploitation ;

-les héritiers légataires universels ou à titre universel de ces mêmes rapatriés ;

-les enfants de rapatriés, mineurs au moment du rapatriement, qui ont repris une exploitation pour

laquelle leurs parents avaient obtenu l'un des prêts mentionnés ci-dessous ;

-les sociétés industrielles et commerciales dont le capital est détenu par les rapatriés définis à

l'article 1er de la loi n° 61-1439 du 26 décembre 1961 précitée, à concurrence de 51 p. 100, si la

société a été créée avant le 15 juillet 1970, ou de 90 p. 100, si la société a été constituée après cette

date.

-les sociétés civiles d'exploitation agricole et les sociétés civiles immobilières pour lesquelles la

répartition du capital ou des droits aux résultats d'exploitation répondent aux conditions prévues à

l'alinéa précédent.

Les catégories de prêts visés au premier alinéa sont les suivantes :

a) Pour les personnes physiques :

-les prêts de réinstallation mentionnés à l'article 46 de la loi n° 70-632 du 15 juillet 1970 relative à

une contribution nationale à l'indemnisation des Français dépossédés de biens situés dans un

territoire antérieurement placé sous la souveraineté, le protectorat ou la tutelle de la France ;

-les prêts complémentaires aux prêts de réinstallation directement liés à l'exploitation, à l'exclusion

des prêts calamités agricoles, des ouvertures en comptes courants et des prêts plans de

développement dans le cadre des directives communautaires.

-les prêts à l'amélioration de l'habitat principal situé sur l'exploitation, consentis dans un délai de dix

ans à compter de la date d'obtention du prêt principal de réinstallation, à l'exclusion des prêts

destinés à l'accession à la propriété qui ne sont pas accordés pour l'acquisition d'un logement lié à

l'activité professionnelle sur le lieu de l'exploitation ;

-les prêts accordés en 1969 par la commission économique centrale agricole pour la mise en valeur

de l'exploitation ;

b) Pour les sociétés industrielles et commerciales :

-les prêts mentionnés à l'article 46 de la loi du 15 juillet 1970 précitée.

II.-Un décret en Conseil d'Etat détermine, en tant que de besoin, les modalités d'application des

dispositions prévues au paragraphe I ci-dessus.

III.-A titre provisoire, les personnes définies au paragraphe I ci-dessus qui ont bénéficié d'une

suspension des poursuites en application du paragraphe I de l'article 9 de la loi n° 82-4 du 6 janvier

1982 portant diverses dispositions relatives à la réinstallation des rapatriés conservent le bénéfice de

cette suspension jusqu'à l'entrée en vigueur des mesures législatives de consolidation à intervenir.

Les mesures conservatoires ainsi que les saisies pratiquées en cas de vente non autorisée des biens

acquis à l'aide des emprunts contractés par les personnes définies au paragraphe I sont exclues du

bénéfice du présent paragraphe.

Les personnes définies au paragraphe I qui ont déposé, à la date d'entrée en vigueur de la présente

loi, une demande de prêt de consolidation sans que celle-ci ait fait l'objet d'une proposition à

l'établissement de crédit conventionné, peuvent demander au juge compétent la suspension des

poursuites engagées à leur encontre, à raison des emprunts ou dettes directement liés à

l'exploitation, à l'exclusion de toute dette fiscale, et contractés avant le 31 décembre 1985.

IV.-L'Etat est subrogé aux emprunteurs vis-à-vis des établissements conventionnés concernés.

V. Paragraphe modificateur.

Liens relatifs à cet article

Cite:

Loi n°61-1439 du 26 décembre 1961 - art. 1

Loi n° 70-632 du 15 juillet 1970

 

 

----------------------------------------------

 

ANNEXE II

 

Lors du décès d'un proche, certaines prestations sociales seront à rembourser.

Source : https://www.pleinevie.fr/article/lors-du-deces-d-un-proche-certaines-prestations-sociales-seront-arembourser-

11098

DES MONTANTS PRIS SUR LA SUCCESSION

Les règles spécifiques à certaines prestations sociales prévoient qu'elles sont récupérables sur la

succession du bénéficiaire à son décès. Chaque héritier ou légataire doit rembourser en proportion

de ce qu'il reçoit de l'héritage, à moins d'avoir renoncé à l'héritage ou au legs. Toutefois, la

récupération est limitée au montant des prestations allouées, et à concurrence du montant net de la

succession, après déduction des autres dettes, voire seulement pour la part de la succession excédant

un seuil. Un légataire particulier n'est, quant à lui, tenu qu'à concurrence de la valeur de son legs.

Les héritiers et les légataires ne sont donc jamais dans l'obligation de rembourser avec leurs propres

deniers. Enfin, bien que l'action en récupération soit désormais de plus en plus systématique, elle

n'est malgré tout pas automatique et doit être décidée au cas par cas.

 

LES AIDES SOCIALES RÉCUPÉRABLES

L'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) et l'allocation supplémentaire d'invalidité

(Asi). Ces aides sont versées par les caisses de retraite aux plus de 65 ans pour leur assurer un

revenu minimal. Elles peuvent être récupérées dans les cinq ans suivant le décès. La récupération

s'exerce sur l'actif net de la succession dépassant 39 000 € (3 000 € au maximum, par exemple, si la

succession est de 42 000 €). En outre, les sommes récupérées ne doivent pas excéder un montant

fixé selon la composition du foyer (6 220,05 € par an pour un bénéficiaire seul, 8 144,10 € pour un

couple).

À noter : la récupération sur la part du conjoint survivant peut être différée jusqu'à son décès, tout

comme pour les héritiers âgés d'au moins 65 ans (60 ans en cas d'inaptitude au travail, et à tout âge

en présence de grave handicap) qui vivaient avec le défunt et étaient à sa charge. Enfin, pour les

décès survenus à partir du 29 décembre 2011, les biens constituant le capital d'une exploitation

agricole sont exclus du champ du recouvrement.

L'aide sociale versée par les départements au titre de l'aide sociale à domicile (aide-ménagère,

portage de repas...), de l'aide médicale à domicile, ou de la prise en charge du forfait journalier en

maison de retraite ou autres établissements pour personnes âgées ou handicapées. La récupération

est possible sur la part de l'actif net dépassant 46 000 €, et pour les sommes versées supérieures à

760 €. Attention, la demande de restitution peut être formulée jusqu'à 30 ans après le décès.

Pour les personnes handicapées, cependant, l'aide sociale à domicile ou à l'hébergement n'est pas

récupérable sur la part de succession du conjoint, des enfants ou des parents ni d'un autre héritier

(frère ou soeur, par exemple) qui en a assumé la charge de façon effective et constante.

À noter : les prestations attribuées à tort, du fait d'une erreur de l'administration (versement effectué

après le décès du bénéficiaire, par exemple) ou du bénéficiaire lui-même, peuvent être réclamées,

quels que soient leur montant et celui de la succession, à tout héritier ou tout légataire. Cette

procédure, appelée action en répétition, peut être intentée dans les deux ans suivant leur versement.

 

LES AIDES SOCIALES NON RÉCUPÉRABLES

Si le défunt a bénéficié d'autres aides sociales, sachez qu'elles ne seront pas récupérables. C'est le

cas notamment de l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa), de l'aide sociale des caisses de

retraite, de l'allocation aux adultes handicapés (AAH), de la prestation de compensation du

handicap, de l'allocation compensatrice pour tierce personne, du RSA et de la couverture maladie

universelle (CMU).

 

L'ACTION CONTRE LES DONATAIRES

Les sommes versées par les départements au titre de l'aide sociale aux personnes âgées peuvent être

récupérées auprès de ceux à qui le bénéficiaire a fait une donation après l'attribution de l'aide ou

dans les dix ans précédents. Cela, quel que soit le montant de la donation, et pas seulement audessus

d'un seuil comme pour les successions.

 

UN RECOURS SUR DONATION

Le recours s'exerce dans la limite de la valeur des biens donnés ou acquis avec la donation, cette

valeur étant évaluée lors du recours (et pas de la donation). Le recours reste possible, même en cas

de renonciation à la succession. Enfin, pour l'aide sociale comme pour les prestations aux personnes

âgées, certaines opérations financières peuvent être requalifiées en donations, tel le versement sur

une assurance-vie d'une part importante de son patrimoine, par le bénéficiaire de l'aide, pour la

mettre hors succession.

 

CONTESTER UNE ACTION EN RÉCUPÉRATION

En matière d'aide sociale des départements, une action en récupération peut être contestée, dans les

deux mois de sa notification, devant la commission départementale d'aide sociale, puis,

éventuellement, devant la commission centrale d'aide sociale. En pratique, la commission examine

la situation financière des héritiers et tient compte de leur degré de parenté. Si le bénéficiaire était

marié, elle accepte généralement d'attendre et la récupération est alors reportée au moment du décès

du conjoint survivant, en particulier si celui-ci est âgé et habite le logement constituant le principal

bien. Il est parfois possible également d'invoquer des erreurs dans le calcul du montant réclamé ou

dans celui de la succession.

 

COMMISSION DE RECOURS AMIABLE

Pour les allocations aux personnes âgées, les recours sont les mêmes que ceux prévus en matière de

Sécurité sociale. On s'adresse ainsi en premier lieu à la commission de recours amiable, ensuite au

tribunal des affaires de Sécurité sociale. Enfin, si on n'a pas eu gain de cause, on peut

éventuellement aller en appel et en cassation. Le report du recouvrement est parfois accepté pour

d'autres personnes que le conjoint survivant, notamment les enfants lorsque ceux-ci n'ont hérité que

de la nue-propriété de la succession.

 

 

********************

 

 

 

Discours du Président HOLLANDE lors de la journée nationale d'hommage aux Harkis

Monsieur le président,

Mesdames Messieurs les ministres,

Mesdames Messieurs les parlementaires, élus,

Mesdames Messieurs les présidents des associations d'Anciens Combattants,

Mesdames Messieurs qui représentez ici les associations de Harkis et de leurs familles, Mesdames Messieurs les porte-drapeaux.

 

Comme chaque 25 septembre, la France honore les Harkis et se souvient.

 

Cette date est inscrite dans le calendrier des Journées nationales de la République depuis que le Président Jacques CHIRAC en avait décidé en mars 2003. Ainsi, chaque année depuis 15 ans, devant les Monuments aux Morts, dans tous les départements, en présence des autorités de l'Etat, sous la garde des porte-drapeaux, notre pays rend hommage aux membres des troupes supplétives de l'Armée française en Algérie.

 

Les Harkis, puisque c'est leur nom, ont été des combattants de la France, engagés et prêts au sacrifice suprême. Mais des combattants qui furent privés de la protection de la France au lendemain de la Guerre d'Algérie, et dont l'abandon ne fut jamais pleinement reconnu par la République.

 

Aujourd'hui, dans cette Cour des Invalides, dans ce lieu chargé d'histoire, de mémoire, je suis venu devant vous faire œuvre de vérité.

 

La vérité, elle est implacable.

 

La vérité, elle est cruelle.

 

Pendant la Guerre d'Algérie, pour contrôler un territoire de plus de 2 millions de kilomètres carrés qu'elle ne pouvait pas soumettre, l'Armée française a recruté des supplétifs parmi la population. Plus de 200.000 hommes ont alors servi sous l'uniforme français. Ils étaient des Moghaznis, des tirailleurs, des spahis, des membres des forces régulières, des groupes mobiles de sécurité, des groupes d'autodéfense, des sections administratives spécialisées... Nous les avons tous en mémoire sous le nom de Harkis.

 

Vous étiez de ceux-là. Vous vous étiez mis sous le drapeau tricolore. Ce choix a lié à jamais votre destin à celui de la France.

 

Lorsque le cessez-le-feu a été signé le 19 mars 1962, à la suite des accords d’Evian, ces Harkis, c'est-à-dire vous, avaient confiance en la France, parce que vous vous étiez battus pour elle, et vous n'imaginiez pas qu'elle puisse vous abandonner.

 

C'est pourtant ce qui s'est produit. Le gouvernement de l'époque a refusé d'organiser le rapatriement des Harkis vers la métropole. La France a alors manqué à sa promesse. Elle a tourné le dos à des familles qui étaient pourtant françaises. Beaucoup, désarmées, furent livrées à elles-mêmes et sacrifiées.

 

D'autres espéraient en la France pour être reçus, et débarquèrent, malgré les instructions officielles, sans ressources, sans attaches, et furent accueillis dans des conditions indignes. Regroupés dans des camps en grand nombre, ils y restèrent pendant des années. Ils furent astreints à des travaux pénibles dans des forêts, sans perspective professionnelle. La prise en compte de leurs droits fut longue à obtenir. Et leurs enfants ont souffert de ne pas être pleinement intégrés dans la République.

 

Voilà la vérité. La dure vérité.

 

Elle n'est pas simplement la vôtre, celle que vous avez vécue, ou celle que vous avez transmise. Cette vérité est la nôtre, et je l'affirme ici clairement, au nom de la République. Je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des Harkis, des massacres de ceux restés en Algérie, et des conditions d'accueil inhumaines des familles transférées dans les camps en France. Telle est la position de la France.

 

La France n'est jamais vraiment à la hauteur de son histoire lorsqu'elle se détourne de la vérité. En revanche, elle est digne et fière lorsqu'elle est capable de la regarder en face. Et c'est en ayant cette lucidité sur ses pages les plus sombres, que nous pouvons éprouver une légitime fierté pour ses pages les plus glorieuses. C'est notre grandeur que de savoir reconnaître les souffrances, sans taire les fautes.

 

Des blessures, ces blessures, vous les portez encore, car la République a mis du temps, trop de temps, pour réparer. Il a fallu attendre 1974, 12 ans après la fin de la Guerre d'Algérie, pour que votre statut d'Anciens Combattants vous fût enfin accordé. Je veux rappeler que pour les Harkis restés en Algérie, il a fallu attendre 2010 pour qu'il en soit ainsi. A partir de 1987, une série d'aides spécifiques a été mise en place, et constamment améliorée, la dernière fois en 2014 par le gouvernement de Manuel VALLS.

 

De même, il a fallu attendre la loi du 11 juin 1994 pour que « la République française témoigne sa reconnaissance envers les rapatriés anciens membres des formations supplétives ou assimilés ou victimes de la captivité en Algérie pour les sacrifices qu'ils ont consentis ».

 

Je viens de me recueillir devant la plaque, cette plaque, sur laquelle est gravé, ici à l'Hôtel des Invalides, comme dans 27 autres lieux de mémoire, le texte que je viens de lire.

 

Mesdames et Messieurs, je sais combien vous êtes attachés à ce que votre parcours, dans la France toute entière, soit mieux connu, mieux transmis, mieux compris. C’est la raison pour laquelle j'ai voulu que le plan du gouvernement puisse être présenté en 2014 avec un important volet sur la transmission de l'Histoire.

 

C'est le rôle de l'école, où a été présentée l'exposition « Parcours de Harkis », où d'anciens membres des forces supplétives – j’en reconnais ici – ont été invités à témoigner.

 

C'est aussi la signification des lieux de mémoire. Le souvenir des Harkis est désormais rappelé sur les sites où ils sont passés, où ils ont vécu, et parfois, le plus souvent, souffert. Je pense au Mémorial de Rivesaltes ; je pense aux hameaux de forestage, dont l'existence est rappelée par des plaques, là encore, à l'intention des générations futures.

 

C'est le rôle des Archives nationales de recueillir toutes les traces de notre passé. Elles s'ouvriront cet automne, à l'occasion de la Grande Collecte, au souvenir des millions de personnes vivant en France qui ont un lien avec l'Afrique, et notamment avec l'Afrique du Nord. Parce que la mémoire de la France, elle se constitue à travers toutes les mémoires familiales, tous les témoignages, qui peuvent montrer ce que les générations passées ont vécu et veulent transmettre, ce qu’est l’Histoire.

 

Je pense enfin aux collections des musées français, qui désormais mettent en valeur la France et l'Algérie.

 

Le chemin de la réparation et de la reconnaissance a été long pour les Harkis. 

Il a fallu que vos associations interviennent constamment auprès des pouvoirs publics. 

Il a fallu aussi que vos enfants, parfois vos petits-enfants, prennent à leur tour la parole, et parfois s'insurgent. 

Il a fallu que vous mobilisiez toute votre énergie pour que la France vous entende, et vous accorde ce qu’elle aurait dû vous donner depuis bien longtemps. 

Et d'abord, la reconnaissance et la réparation.

 

Je veux saluer vos associations. Leur nombre témoigne de la diversité de vos itinéraires. Elles sont aujourd'hui des partenaires essentiels pour les pouvoirs publics, avec lesquels le dialogue est constant, régulier, et fructueux.

 

Dans toutes les régions, une instance existe, présidée par le préfet. Au niveau national, vos représentants sont écoutés, c'est le G12 Harkis. Je l'ai accueilli à l'Elysée, c'était le 4 juillet 2014. Le Premier ministre vous a reçus à l'Hôtel Matignon cette semaine.

 

J'ai d'ailleurs une pensée pour l'un des vôtres, Abdelkrim KLECH, qui était présent lors de ces deux rencontres, et qui nous a quittés cette semaine. Il avait lutté pour faire entendre la voix des Harkis. Il avait plusieurs fois mis sa santé en danger pour témoigner, pour protester. Il fut un infatigable militant de la reconnaissance.

 

Les Harkis et leurs descendants n'ont jamais voulu autre chose que la République, que l'égalité, qui vaut pour tous dans notre pays, quels que soient ses origines, ses parcours, sa couleur de peau, ses croyances, dès lors qu’ils sont tous des enfants de la République. 

Egalité : égalité des droits, égalité des chances, égalité aussi au nom de l'Histoire, que chacun est fondé à demander, quand son histoire a été blessée.

 

Je sais ce qu'est encore trop souvent la douleur des discriminations, qui doivent être inlassablement combattues, car elles contredisent la promesse même de la République. Les Harkis, leurs descendants le savent bien, ils les ont connus, ils les connaissent encore, ces discriminations, les préjugés, le racisme, l'ignorance, l'intolérance.

 

Mais les Harkis aussi sont fiers, et la France est fière aussi de la réussite de leurs enfants et de leurs petits-enfants : hauts fonctionnaires, chefs d'entreprise, médecins, professeurs, artistes, ils donnent à la France le meilleur. Et grâce à vous, ils ont enrichi notre pays. Vous êtes régulièrement distingués dans nos ordres nationaux, parce que vous êtes des exemples, des exemples justement d'adhésion à la France, même quand elle a pu vous manquer, et elle vous a manqué.

 

Mais une des leçons que nous devons retenir, c'est que le passé, aussi douloureux soit-il, n'interdit jamais l'avenir, et que c’est l’avenir que nous avons à préparer.

 

Mais pour qu'il soit commun, cet avenir, pour que nous puissions le partager, avec ses réussites, avec ses espérances, nous devons être lucides sur notre histoire et notre passé.

 

La reconnaissance de la responsabilité de la France est un acte symbolique, qui fait avancer la paix des mémoires, de toutes les mémoires de la Guerre d'Algérie, de ces mémoires blessées. Elle les réconcilie sans les confondre, mais surtout sans les opposer.

 

Tant de nos concitoyens restent liés à l'Algérie, par leur histoire familiale, par leurs souvenirs, par les liens qu'ils continuent d'avoir avec ce pays ami. La grandeur est toujours du côté de ceux qui réparent, plutôt que de ceux qui séparent.

 

Cette reconnaissance, celle que je viens de faire, c'est un acte de confiance de la France, pour la France.

C'est ce qui nous permet de vivre ensemble. 

Voilà pourquoi je tenais, en ce 25 septembre 2016, à venir ici, dans cette Cour des Invalides, devant vous, exprimer la vérité telle qu'elle fut, et la responsabilité telle qu'elle doit être reconnue.

 

Pour que vive la République,

 

et que vive la France.

 

 

http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2016/03/20/danjoutin-michel-ozwald-raconte-la-revanche-de-l-orphelin

Vendredi 25 mars 2016

 

TÉMOIGNAGEDANJOUTIN : MICHEL OZWALD RACONTE LA REVANCHE DE L’ORPHELIN

Michel Ozwald, colonel à la retraite, publie son deuxième livre.

20/03/2016 à 17:44, actualisé à 18:37

 

Le vétéran Michel Ozwald emmène ses lecteurs de la Corée en Algérie, en passant par le Maroc, Photo Xavier GORAU
Le vétéran Michel Ozwald emmène ses lecteurs de la Corée en Algérie, en passant par le Maroc, Photo Xavier GORAU

C’est la « revanche d’un pupille de l’Assistance publique » que narre Michel Ozwald, un habitant de Danjoutin, dans « Parcours d’un combattant », son deuxième livre qui vient de sortir.

 

Abandonné par ses parents et remis à l’orphelinat dès son plus jeune âge, Michel est raillé par ses camarades de classe. Accusé d’un vol qu’il n’a pas commis par son patron pâtissier, il décide de quitter sa Picardie natale et de s’engager dans l’armée. Il a 18 ans.

 

« À l’école, même quand j’avais des bonnes notes, les gens de mon village me méprisaient pour mon passé. À l’armée, les chefs s’en moquaient. J’étais pour la première fois valorisé », explique-t-il. Et pour cause, la jeune recrue devient sous-officier après moins d’un an passé sous les armes.

 

En 1951, le baptême du feu de Michel Ozwald a lieu en Corée. Désigné volontaire, il est l’un des rares hommes du bataillon français à revenir indemne (400 hommes sur 1000 périrent, en plus des centaines de blessés graves) de ce conflit. « J’ai pourtant vu la mort à de nombreuses reprises, du côté de l’ennemi comme de mes camarades », raconte celui qui était affecté à l’observation pour les mortiers, qui devaient contenir les contre-offensives de l’armée chinoise. L’ouvrage aborde en détail de multiples scènes de combat, qui virent souvent au carnage.

« Après ma dernière mission, Je n’avais aucune envie de retourner en France. Personne ne m’attendait », note Michel Ozwald. Il repart donc au Maroc, où il combat dans la guerre du Rif, et en Algérie à partir de 1957. Cette motivation exemplaire lui permet d’accumuler les décorations, de la croix de guerre à la Légion d’honneur.

 

« J’ai pu faire évacuer des harkis, de nuit, c’est ma plus grande satisfaction »

 

De retour en France, Michel Ozwald réalise son rêve de « devenir para », en entrant à l’école de Chalon-sur-Saône.

 

En 1962, il accomplit l’un des plus grands exploits de sa carrière : quelques semaines après la signature des accords d’Evian, les militaires français doivent remettre leurs casernes à leurs homologues algériens. Avec ses camarades, Michel en profite pour faire évacuer des harkis de nuit. « C’est ma plus grande satisfaction », confie l’ancien colonel.

 

Dans son livre, Michel Ozwald évoque aussi les moments de plaisir et de joie, comme lors d’une de ses permissions au Japon. L’occasion de faire du tourisme et de « s’amuser avec les camarades et avec les filles ».

Après trente-cinq ans de carrière, le colonel prend sa retraite en 1985. Fort de son expérience, il garde une conviction : « L’armée m’a permis de m’épanouir et de devenir un être humain comme un autre. »

 

« Parcours d’un combattant. La revanche d’un pupille de l’Assistance publique », récit de Michel Ozwald. Éditions L’harmattan.

 

Christopher FALZON

 

Ci-après, quelques photos du CNLH, tous droits réservés @ CNLH.FR.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/haute-garonne/toulouse/une-trentaine-de-harkis-manifestent-toulouse-905869.html

 

FRANCE 3 / Midi-Pyrénées / Haute-Garonne / Toulouse

 

Une trentaine de Harkis manifestent à Toulouse

Une trentaine de représentants d'associations de Harkis de Midi-Pyrénées s'est rassemblée devant la préfecture de région. Ils demandent à François Hollande de "tenir ses promesses de campagne"

·       Par VA.

·       Publié le 16/01/2016 | 15:47, mis à jour le 16/01/2016 | 19:17

 

Voir en vidéo, le reportage de Christine Ravier et de Jean-Luc Pigneux :

(Cliquer sur l'image pour accéder à l'article complet.)

Bravo Mesdames, pour votre courage et votre mobilisation... Merci à toutes.
Témoignages poignants de filles de Harkis, devant les micros de France 3.

 

Message du CNLH :

 

Bravo Mesdames, pour votre courage et votre mobilisation. Merci à toutes.

 

Le CNLH invite toutes les femmes et filles de Harkis à se lever pour l'honneur, la mémoire, la reconnaissance, à être toujours plus nombreuses à s'exprimer, à se mobiliser, à nous rejoindre, à participer aux différents rassemblements Harkis organisés à travers toute la France.

Les femmes ont aussi leur mot à dire dans ce combat pour la dignité, la vérité, la justice.

Elles aussi ont terriblement souffert et souffrent toujours. Elles sont très courageuses.

Honneur à nos femmes, Honneur à nos filles, Honneur à nos soeurs,

Tous ensemble le combat continue.

                                                                                                                   Le CNLH

http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/ariege/ariege-des-harkis-se-battent-pour-leurs-droits-900935.html

Ariège : des Harkis se battent pour leurs droits

 

50 ans après la guerre d'Algérie, le drame des Harkis n'appartient pas qu'à l'histoire, et leur cause comme celle de leurs enfants doit encore être défendue... En Ariège, la "coordination jeunesse harkis de l'Ariège et leurs amis" n'entend plus se contenter du seul devoir de mémoire.

  • Par Marie Martin
  • Publié le 10/01/2016 | 11:30, mis à jour le 10/01/2016 | 11:42

 

© France 3 Midi-Pyrénées Les époux Mokrani sont arrivés en France en décembre 1962.
© France 3 Midi-Pyrénées Les époux Mokrani sont arrivés en France en décembre 1962.

Ils ont tout perdu et aujourd'hui, ont encore le sentiment de n'avoir aucun droit, ni ici, ni là-bas.
Les époux Mokrani sont arrivés en France en décembre 1962. A leur arrivée, ils sont parqués dans un camp de Harkis, comme des milliers des leurs. 
La vie s'organise, tant bien que mal, dans un silence assourdissant, exigé par les autorités. 
C'est ce silence que dénoncent aujourd'hui les enfants de ces déracinés. En Ariège, la "coordination jeunesse harkis de l'Ariège et leurs amis" se bat pour la reconnaissance du drame des Harkis. 

Le seul devoir de mémoire, les commémorations, ce n'est pas suffisant. L'association interpelle les pouvoirs publics.  Elle veut les inciter à faire appliquer les mesures concrètes depuis longtemps réclamées, qu'elles soient sociales ou en termes d'accès à l'emploi.

L'association participera le 16 janvier prochain à un rassemblement régional à Toulouse. Pour demander à François Hollande de tenir ses promesses de campagne à l'égard des Harkis.

Dans une lettre datée du 5 avril 2012 et adressée à la communautés, le chef de l'Etat s'était engagé à reconnaître publiquement la responsabilité des gouvernements français dans l'abandon des Harkis massacrés en Algérie, à réformer la mission interministérielle aux rapatriés et du Haut Conseil aux Rapatriés dès sa prise de fonction et à donner sa juste place à l'histoire et à la mémoire des Harkis, dans les programmes scolaires, dans les sites mémoriels et dans les centres de recherches. 

Un nouveau plan d’intégration des Harkis avait été présenté en 2014. En matière de réparation, la principale mesure du plan consiste en une revalorisation de « l’allocation de reconnaissance », mise en œuvre en 2005 pour les Harkis ou leurs veuves.
Des mesures sont également prévues pour les enfants de Harkis. Ceux-ci peuvent déjà, depuis une loi de 2008, accéder aux emplois dits réservés des catégories B et C de la fonction publique.
Le plan prévoit un dispositif pour rendre ces dispositions plus effectives qu’elles ne le sont dans les administrations territoriales et hospitalières.

C'est précisément sur ces points que la "coordination jeunesse harkis de l'Ariège et leurs amis" entend se battre aujourd'hui...

Voir le reportage en Ariège de Laurent Winsback et Pascal Dussol, de France 3 Midi-Pyrénées : 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/ariege/ariege-des-harkis-se-battent-pour-leurs-droits-900935.html

Mobilisation des Harkis de l'Ariège

La "coordination jeunesse harkis de l'Ariège et leurs amis" n'entend plus se contenter du seul devoir de mémoire. Elle réclame des mesures concrètes.

 

CI-APRÈS, COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU GROUPE DE TRAVAIL HARKIS

 

ISSU DU COMITÉ RÉGIONAL DE CONCERTATION

 

LE 15 DÉCEMBRE 2015 - SERVICE DÉPARTEMENTAL DE L'ONAC 33

 

Par Madame Martine MOLAS, Directrice du SD ONAC 33, Présidente de séance.

 

(Agrandir l'image par clic)

http://www.nicematin.com/faits-de-societe/de-lalgerie-a-la-provence-bakhta-etthari-a-echappe-a-la-mort-4506

PAR P. MACHINOT / FAITS DE SOCIÉTÉ / DRAGUIGNAN 

8.12.2015

 

De l'Algérie à la Provence, Bakhta Etthari a échappé à la mort

En 1962, cette femme de harki échappe à


la mort en embarquant pour la Provence.


Mais c’est un bidonville qui l’attend.


Si elle clame son amour pour la France,


la plaie reste ouverte.


Bakhta Etharri avec, à l'arrière-plan, une partie de sa famille. Photo Philippe Arnassan
Bakhta Etharri avec, à l'arrière-plan, une partie de sa famille. Photo Philippe Arnassan
  

Le regard digne, elle vient lever le voile sur son passé. Celui d’une Française née au crépuscule de la Seconde Guerre mondiale. Une enfance, à Orléansville, sous préfecture du département d’Alger, aux effluves de pommiers et d’orangers. Ceux que cultivait son père "en bonne entente avec nos voisins pieds noirs".

Mais Bakhta Etthari a déjà 15 ans. L’heure du mariage. "A cet âge-là, il fallait que les filles se marient sous peine de risquer d’être violées après. Cela offrait la garantie de ne pas être touchée par un autre homme", explique-telle.

LA DÉCHIRURE

La guerre d’Algérie bat alors son plein. La famille de Bakhta, époux, père ou frères, a pris fait et cause pour l’Algérie française. Déjà, en 14-18, les ancêtres de son mari ont versé leur sang et leur larme pour la France. Ceux qu’on appelait "indigènes" ou "zouaves" y ont même laissé leur vie.

Mais le 5 juillet 1962, l’Histoire choisit son camp. L’Algérie recouvre son indépendance. Le début une profonde déchirure, pour pieds noirs et harkis, qui, loin d’être cautérisée, ravive aujourd’hui colère et tristesse.

LES HARKIS SE FONT TRAQUER

Considérés, comme des traîtres, des collabos, par le Front de libération nationale (FLN), les harkis font l’objet d’une traque sanguinaire. Avec son cortège de sévices, viols et exécutions sommaires.

Les Etthari sont bien sûr dans le viseur. Si son mari a réussi à rejoindre la France, Baktha est terrée en Algérie, avec son fils de deux ans, Mohammed. Elle est enceinte. "Les nuits étaient très longues, on avait peur", se souvient-elle. Grâce à l’aide de sa belle famille, plus partisane du FLN, donc non menacée, Bakhta parvient heureusement à fuir.

"Ils m’ont conduite jusqu’au port d’Alger, en pleine nuit. J’étais cachée avec mon fils sous une bâche", confie-t-elle.

UNE TRAVERSÉE CAUCHEMARDESQUE

Puis vient la terrible attente sur la zone portuaire. Neuf jours, entre les canons du FLN et ceux de l’Armée française. Le 5 décembre 1962, c’est enfin la délivrance. La famille peut embarquer pour Marseille. Vers un nouvel horizon, un nouvel espoir.

Mais les deux jours de traversée sont un calvaire. À bord, plus de 700 pieds noirs et harkis, et autant d’âmes en peine, meurtries, inconsolables. Un navire ivre de chagrin et de douleur: "c’était la détresse humaine, certains avaient abandonné leur famille, d’autres l’ont cherchée sur le navire. Des personnes hurlaient à la mort. On est parti sans rien, en laissant tout".

La Bonne Mère pointe enfin le bout de son nez. Il est temps: Bakhta est sur le point d’accoucher. Prise en charge, dès son arrivée, par des humanitaires, elle donne naissance à son deuxième fils dans la foulée.

LE CAMP DE LA HONTE

Malgré ce bel augure, le cauchemar n’est pas fini. Car la famille est aussitôt parquée à Saint-Maurice-l’Ardoise (Gard). Un camp de harkis, un camp de la honte. "C’était un bidonville. On était abandonnés, déracinés et miséreux. On vivait à sept ou huit dans des tentes. Beaucoup de gens sont morts à cause de maladies", précise-t-elle.

Au bout d’un an, les Etthari sont déplacés vers un autre camp, à Apt (Vaucluse). Sur place, une quarantaine de familles vivotent dans des préfabriqués en béton. Ils y demeureront un peu plus de quinze ans. "Il faisait froid, on avait faim. Les hommes travaillaient dans la forêt voisine pour le compte de l’ONF", raconte Bakhta.

FIÈRE D’ÊTRE FRANÇAISE

Avec un chef de camp virant tyran et captant en partie les allocations familiales de la communauté, tout en les menaçant. "Les conditions de vie étaient très rudes. C’était la misère noire", ajoute-t-elle. Des nourrissons n’y survivront pas. Ce sont les enfants de harkis qui se soulèveront, via manifestations et blocages de péages, afin d’alerter l’opinion publique et de faire bouger les lignes.

Aujourd’hui Bakhta est heureuse. Propriétaire d’une maison en Provence, "avec [s]on petit poulailler et les visites de toute la famille". Et quelle famille: onze enfants, 25 petits-enfants et deux arrières-petits-enfants. Elle ne nourrit aucune nostalgie, en scrutant de l’autre côté de la Méditerranée. Elle se dit "fière d’être française".

http://www.liberation.fr/france/2015/10/17/memorial-de-rivesaltes-valls-a-la-reconquete-des-coeurs-et-des-esprits_1406046

Jean-Manuel Escarnot, envoyé spécial à Rivesaltes

 

L'histoire en face

Mémorial de Rivesaltes : Valls à


«la reconquête des cœurs et des esprits»


Le premier ministre, fils d’exilés catalans,


et la ministre de l’Education, Najat Vallaud-


Belkacem ont inauguré vendredi le


Mémorial du camp de Rivesaltes,


dans les Pyrénées-Orientales.


Le Premier ministre Manuel Valls, le 16 octobre 2015 à l'inauguration du musée-mémorial du camp de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) Photo RAYMOND ROIG. AFP


«Nous n’oublions pas l’histoire ni nos ennemis». L’inscription, écrite en catalan sur un mur en ruines à l’entrée du camp de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), attire l’attention. Le Premier ministre Manuel Valls, fils d’exilés catalan, et la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem ont inauguré ce vendredi 16 octobre le Mémorial du camp de Rivesaltes.

Enfoui dans le sol le bâtiment conçu par l’architecte Rudi Riccioti surprend par son austérité. Dans son ventre de béton, il abrite les salles d’exposition retraçant l’internement successif de dizaines de 60 000 Espagnols, juifs, Tsiganes mais aussi collabos et prisonniers de guerre Allemands et plus tard les familles des troupes coloniales Harkis, Guinéens, Malgaches. Ces «indésirables» de l’histoire ont vécu là dans des baraquements, parfois pendant des années, relégués sur ce plateau rocailleux secoué par la Tramontane.

«On fait ça dans l’apaisement», souffle Manuel Valls à son entourage. Son service de sécurité l’a prévenu de la présence de délégation de Harkis venus l’interpeller sur le manque de reconnaissance de la France à leur égard. Personnellement investi dans la création du mémorial, le Premier ministre prend son temps. Accompagné de la directrice et de l’architecte du bâtiment il reste un long moment dans chacune des salles. Silencieux, il s’attarde devant des dessins d’enfants représentant l’intérieur des baraquements du camp. «Il faut au moins deux générations pour que les gens puissent regarder l’histoire en face, commente à mi-voix le chasseur de nazis Serge Klarsfeld. Les dirigeants doivent maîtriser les crises. Il ne faudrait pas que de nouveaux indésirables se retrouvent un jour dans des camps à côté de mémoriaux tels que celui-ci».

«Une race ou une idée?»

Publié la veille par la Dépêche du Midi, le sondage donnant Louis Aliot, le candidat du Front National, en tête du premier tour des élections régionales en Midi-Pyrénées est largement commenté en coulisses par le landerneau politique local. «Nous verrons bien, lâche Carole Delga, tête de liste du PS. En attendant vous avez vu que Jean Pierre Artiganave, l’ex maire de Lourdes, parfait représentant de la droite maurrassien, est sur la liste dissidente de Philippe Saurel, maire de Montpellier (DVG). Cela va être très compliqué de se retrouver au deuxième tour», pronostique-t-elle agacée.

«Personne ne rentre», ordonne l’un des gardes du corps des ministres en se plantant devant l’entrée de l’auditorium où est projeté un film à base d’images d’archives sur le camp. Son auteur, le réalisateur José Alcala, reste à la porte. «La nuit quand je me balade entre les baraquements en ruines j’ai l’impression que les gens sont encore là», dit-il. Un peu plus loin, Léno, 52 ans, fille de Léno Sâa, soldat Guinéen dans l’armée française se souvient de l’année 1964, date de son arrivée dans le camp de Rivesaltes. «Il faisait froid. J’ai encore la marque de la brûlure que je me suis faite en touchant le poêle», livre-t-elle, émue.

«J’ai vécu ici en 1962. On nous distribuait des boîtes de harengs à la tomate. Je ne peux plus supporter ce goût», se souvient Kader Arif, fils de Harki, ancien ministre des anciens combattants et député PS de Haute-Garonne. «Je comprends la colère des enfants et petit enfants de Harki qui s’estiment oubliés de l’histoire», ajoute-t-il.

La visite ministérielle s’achève avec une heure de retard. Manuel Valls livre ensuite un discours de circonstances inspiré par l’histoire du camp de Rivesaltes. «Tous les lieux de mémoires sont les postes avancés de cette reconquête des esprits que nous devons mener au nom de la République et de tous ceux qui se reconnaissent en elle. […] Je le dis: nous avons trop tardé. Le temps de la reconquête des cœurs  et des esprits est venu […] Sommes nous une race où une idée», s’interroge-t-il avant de conclure «La France est le seul pays au monde avec un Premier ministre né à Barcelone et une ministre de l’Education née au Maroc».

Jean-Manuel Escarnot envoyé spécial à Rivesaltes


 

http://www.midilibre.fr/2015/11/07/nimes-les-harkis-demandent-au-president-hollande-la-reconnaissance,1238151.php

Le 7.11.2015 / Y.B.

 

Nîmes : les harkis demandent au

 

Président Hollande : "la reconnaissance"

 

Hocine Louanchi devant les grilles de la préfecture du Gard devant médias et aux côtés des harkis. PHOTO Y.B.
Hocine Louanchi devant les grilles de la préfecture du Gard devant médias et aux côtés des harkis. PHOTO Y.B.

Plusieurs associations représentant la communauté du Sud-Ouest et du Sud-Est ont manifesté ce samedi en début d'après-midi devant les grilles de la préfecture.

 

Plusieurs associations de harkis du Sud-Ouest et du Sud-Est de la France ont manifesté devant les grilles de la préfecture du Gard à Nîmes ce samedi après-midi pour demander la reconnaissance de l’État français.

 


Ils estiment que le président de la République François Hollande n'a pas tenu ses engagements de la campagne des Présidentielles de 2012, notamment "pour reconnaître les responsabilités du gouvernement français dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France."

 

Hocine Louanchi, l'une des figures des harkis qui avait pris en otage en juin 1975 le directeur du camp de Saint-Maurice-l'Ardoise pour faire détruire ce dernier, était présent au rassemblement nîmois où avaient pris part aussi des veuves et orphelins de harkis.

 

"Hollande n'a pas dit un mot sur les harkis depuis qu'il est Président"

 

"Hollande n'a pas dit un mot sur les harkis depuis sa prise de fonction alors qu'il s'était engagé à le faire. Pire, au mémorial du camp de Rivesaltes, on a vu récemment que nous étions passés dans ce camp soi-disant en transit. Nous avons vécu dans ce camp dans les pires conditions et quand on est arrivé à celui de Saint-Maurice-l'Ardoise, on a trouvé des barbelés et des miradors."

 

Venues du Lot-et-Garonne (Comité National de Liaison des Harkis), du Perthuis (Harki terre du soleil), du Var, des Bouches-du-Rhône ou du Gard, les différentes associations ont demandé devant les médias à être reçues par le Président de la République tout en exigeant "une reconnaissance officielle du drame des familles des anciens harkis et une juste réparation de tous les préjudices subis à travers une loi votée par le Parlement."

 

Pour plusieurs membres du rassemblement, "pour l'instant, nous menons une action pacifiste, mais si on ne nous écoute pas, on pourrait passer à des actions plus musclées".

 

http://www.toutsurlaretraite.com/retraites-3-coups-de-pouce-pour-les-anciens-combattants-et-leurs-conjoints.html

 

Retraites : 3 coups de pouce pour les

 

anciens combattants et leurs conjoint


Par Jean-Philippe Dubosc

- mercredi 14 octobre 2015 09:40

Les anciens combattants et leurs conjoints avaient été gâtés dans le Budget 2015, avec notamment un élargissement de la retraite du combattant. C'est à nouveau le cas dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2016, actuellement débattu à l'Assemblée nationale. Trois mesures viennent en effet améliorer leurs droits.


Majoration proportionnelle

L'article 49 du PLF 2016 rend proportionnel en fonction du nombre d'années de mariage (ou de Pacs) et de soins le montant de la majoration spéciale de pension de réversion d'invalidité des conjoints survivants. Ce « bonus », octroyé pour compenser la perte de revenu des veuves des grands invalides de guerre qui, en raison des soins prodigués à leur conjoint avant leur décès, ont abandonné ou fortement réduit l'exercice d'une activité professionnelle, sera désormais différent selon que l'union et les soins ont duré 5, 7 ou 10 ans. Auparavant, il fallait au moins 10 ans de soins ininterrompus pour y prétendre.


Selon la valeur du point du code des pensions militaires d'invalidité (PMI) en vigueur en 2015, la majoration spéciale atteindrait 1.466,85 ou 2.095,50 euros (il existe deux sortes de majoration) par an au bout de 5 ans d'union et de soins, 3.213,10 ou 4.191 euros par an au bout de 7 ans et 5.727,70 ou 6.985 euros par an au bout de 10 ans. La mesure entrera en application à compter du 1er juillet 2016.


« Double campagne » pour tous

L'article 50 étend lui, le bénéfice de « double campagne » à tous les civils et militaires ayant participé à la guerre d'Algérie et aux combats au Maroc et en Tunisie. La loi du 18 octobre 1999 ayant qualifié ces opérations menées en Afrique du Nord de 1952 à 1962 de « guerre », les anciens combattants qui y ont pris part et qui ont liquidé leurs droits à la retraite après le 19 octobre 1999 ont bénéficié de ce dispositif qui prévoit qu'un jour de service compte pour trois jours dans le calcul de la pension. « Or, la grande majorité des appelés et la quasi-totalité des militaires ayant combattu en Afrique du Nord ont liquidé leur pension avant cette date », constate l'exposé des motifs.


Par souci d'équité, le champ des bénéficiaires est élargi aux civils et militaires qui ont pris leur retraite avant le 19 octobre 1999. Ces derniers pourront, à partir du 1er janvier 2016, demander à profiter de la « double campagne » et, en conséquence, d'une révision de leurs pensions. S'ils disposent de tous leurs trimestres, ils pourront bénéficier d'une surcote. Dans le cas contraire, leur décote sera minorée.

 

Allocation pour les veuves de harkis

Enfin, l'article 51 instaure une allocation de reconnaissance des conjoints et ex-conjoints survivants « d'anciens supplétifs » de l'armée française en Algérie. Une rente viagère de 3.415 euros par an (indexée tous les ans par rapport à l'inflation) sera versée, à compter de 2016, aux conjoints mariés ou pacsés de harkis, de moghaznis et de personnels des autres formations dites « supplétives » décédés.

 

Les conjoints survivants remariés n'y auront pas le droit. Si le défunt a divorcé et s'est remarié, le dernier conjoint et l'ex-conjoint (à condition qu'il ne se soit pas remarié) devront se partager l'allocation en fonction de la durée de mariage de chacun avec le harki ou le moghazni décédé.


http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/29/2186692-l-hommage-aux-harkis.html

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L'hommage aux Harkis



Ci-dessus, dépôt de gerbe au nom du Comité National de Liaison des Harkis. (Photo DDM. Lucien Mercier).

 

Dans le cadre de la journée d'hommage national aux Harkis et autres membres des formations supplétives, une cérémonie s'est déroulée devant la stèle d'Astor, en présence du sous-préfet Thierry Mailles, du député de la circonscription villeneuvoise Jean-Louis Costes, du vice-président du conseil départemental Patrick Cassany, du maire de Bias Michel Mingo, de quelques délégations d'anciens combattants, dont celle de Bias présidée par André Chalibat, et de porte-drapeaux, ainsi que du 48e Régiment de transmissions d'Agen. Une cérémonie au déroulement classique placée sous l'autorité du lieutenant-colonel Pinot : lecture du message du ministre délégué aux AC, dépôt de gerbes, «Sonnerie aux morts» et «Marseillaise». Au cours du vin d'honneur servi dans la salle Yves-Mourgues, le porte-parole biassais du Comité National de Liaison des Harkis, Mohand Saci, a indiqué qu'il était envisagé la création d'une chorale d'enfants pour interpréter la «Marseillaise» lors des commémorations.

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/29/2186692-l-hommage-aux-harkis.html#38cTq3k1JSCRiFOA.99


http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Loisirs/Patrimoine-tourisme/n/Contenus/Articles/2015/09/26/Harki-le-martyr-du-choix-de-la-France-2478753

 

Indre-et-Loire - Amboise - Témoignage / 26/09/2015 05:35


" Harki, le martyr du choix


de la France "



Une exposition est organisée ce week-end dans l'église Saint-Florentin.

 

Une exposition rappelle actuellement à Amboise la destinée des harkis, ces Algériens abandonnés par les nations. Témoignage.

On a une blessure. On a vieilli, mais l'histoire reste. Ali Bougareche avait 16 ans et demi quand il s'est engagé aux côtés de l'armée française. C'était dans les Aurès, en Algérie en 1960. Aujourd'hui, Ali a 72 ans. Il est citoyen français, installé depuis 1966 à Château-Renault. Ali fait partie des harkis. Il raconte ses quelques années de chasseur à pied dans cette armée auxiliaire chargée de protéger leurs villages, pris entre les descentes de l'armée française et celles des combattants FLN.

" Nous, on est restés sans rien "

Il se souvient quand tout a basculé « On était un petit groupe de 35 personnes armées. Quand il y a eu le cessez-le-feu, les officiers nous ont dit " C'est l'armistice, on va déposer les armes ". Je me rappelle toujours, j'étais à un poste de garde. Huit jours après, l'armée française est partie sans préavis, et nous, on est restés, sans rien. Le FLN nous a arrêtés et nous a posé des questions. Ils nous ont amenés sur une de leur base. On est resté une semaine, puis on est rentré chez nous avec interdiction de quitter la commune. On n'avait pas de papiers jusqu'en juin 1965. La police politique faisait du racket. Après, on a eu un peu d'argent et un laissez-passer. Je suis allé au consul de France à Batna pour demander à être rapatrié en France, car on avait peur, il y avait des menaces. »

Finalement, en 1966, Ali fait partie d'un groupe de treize personnes. Il passe par Alger. « On est passé par la centrale de police comme quelqu'un qui se fait expulser. » Il arrive dans un camp dans le Gard, où il reste deux mois. « Pour sortir, il fallait avoir un domicile et une promesse d'embauche. J'avais un oncle qui était venu en 1962 avec l'armée française et qui était à Château-Renault. Je me suis domicilié chez lui et j'ai été embauché chez Humery frères »

Il s'y installe alors que sa mère et son frère sont restés en Algérie. Il obtient la nationalité française, mais l'intégration n'est pas aisée « J'ai voulu apprendre le français. Je payais mes cours 20 francs de l'heure en ayant un salaire de 2,50 francs de l'heure. Fallait en vouloir ! » Ali Bougareche fonde une famille. Il a trois enfants, auxquels il a dit « toute la vérité sur ce qui s'est passé »

Il essaye trois fois de retourner en Algérie pour voir sa famille, en 1971, 1972 et 1973 « A chaque fois, je me suis fait refouler à la frontière. Aujourd'hui, je n'ai pas le courage d'y aller. »

Après 49 ans de vie en France, Ali regarde l'histoire des harkis en gardant des blessures. « J'ai grandi ici, j'ai vieilli ici et je ne regrette pas. Mais quand on est arrivé, les Français nous ont traités comme des étrangers. Personne ne voulait nous voir. C'est un drame. Il y a aujourd'hui des anciens harkis qui n'ont pas assez travaillé et qui ont une retraite de misère. On a tout abandonné, nos maisons, nos terres, nos familles. La République était absente. Harki, c'est le martyr du choix de la France. »

Exposition « Parcours de harkis et de leurs familles », samedi et dimanche,

de 10 h à 19 h, église Saint-Florentin.

Ivan Roullet


http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/gard/saint-laurent-des-arbres-les-harhis-souhaitent-un-memorial-du-camp-816241.html

Par Sandrine Navas

Publié le 26/09/2015 | 11:38, mis à jour le 26/09/2015 | 12:07

 

Saint-Laurent-des-Arbres :


les Harkis souhaitent un mémorial du camp


Dans le Gard, le centre de Saint-Maurice-l'Ardoise a été utilisé à partir de 1962 comme camp de transit et de reclassement des harkis. Sur ce terrain de 14 hectares sur la commune de Saint-Laurent-des-Arbres, la coordination harka veut que soit érigé un mémorial.



© INA archives du camp de harkis de Saint-Maurice-l'Ardoise dans le Gard.


Ancien camp de prisonniers, le centre de Saint-Maurice-l'Ardoise dans le Gard a été utilisé à la fin de la guerre d'Algérie comme camp de transit et de reclassement pour les harkis. Pendant ces années, jusqu'à 3000 hommes, femmes et enfants ont vécu reclus dans ce camp de 14 hectares, isolé des bourgs environnants, dans des conditions de vie indignes, avec mirador et couvre-feu à 22 heures.

Des hommes se sont battus avec succès pour la fermeture du site en 1976. Aujourd'hui, d'autres hommes militent pour faire de ce camp, propriété de l'armée, un mémorial à la mémoire des harkis. C'est le cas de Hacène Arfi, ancien pensionnaire du camp, arrivé avec sa famille à l'âge de 6 ans, et membre de la coordination du Gard. Il vit toujours sur la commune de Saint-Laurent-des-Arbres et se bat pour le souvenir et les droits des harkis.

(Voir le reportage de France 3 Pays Gardois à l'occasion de la journée du 25 septembre en hommage aux harkis.)



http://www.lavoixdunord.fr/region/malgre-l-hommage-national-les-harkis-du-nord-ia0b0n3067200

Malgré l’hommage national,


les Harkis du Nord - Pas-de-Calais


sont en colère


Publié le

PAR BRUNO RENOUL (AVEC FLORENCE MOREAU) / LA VOIX DU NORD

Alors qu’un hommage national a été rendu vendredi aux Harkis, ceux-ci restent habités par un profond sentiment d’injustice. Cette semaine à Roubaix, « capitale des Harkis » de la région, trois générations ont exprimé leur colère et exigé de l’État qu’il honore la dette de la France à leur égard.

Mardi soir, les Harkis ont fait entendre leur colère dans les salons de l'Hôtel de Ville de Roubaix. Photo « La Voix »


« Ce n’est pas un caillou, mais un pavé dans la chaussure de la République. » Brahim Bourabaa est formel. Ce fils de harki, qui a grandi dans un camp de réfugiés au sud de la France, est bien placé pour parler du sujet : il est le président du comité régional de concertation des rapatriés d’Algérie. Cette qualité le fait arpenter la région pour sonder le terrain. Comme à Roubaix et Tourcoing où il s’est déplacé cette semaine à la veille de la journée nationale d’hommage aux anciens supplétifs de l’armée française, qui a eu lieu ce vendredi.

Il n’a pas été déçu. « Ça fait 50 ans qu’on nous prend pour des imbéciles. Nos subventions baissent. Des familles ne mangent pas à leur faim. Qu’est-ce qu’on doit faire pour être entendu ? Casser ? », l’interpelle Omar Chalbi, le président de l’association des Français rapatriés d’Afrique du Nord (AFRAN). Applaudissements nourris. Plus loin, un homme prend la parole timidement. « Moi, je ne demande rien. Mais c’est à cause de la France que je n’ai jamais connu ma mère. Ça se répare, ça ? », grince-t-il. D’autres s’étonnent de voir l’État offrir l’hospitalité aux réfugiés syriens quand eux ont l’impression de « devoir mendier depuis 53 ans ». Syndicaliste à La Redoute, Malika Azzaz estime que les harkis doivent prendre exemple sur les chibanis marocains, qui ont obtenu satisfaction dans leur conflit avec la SNCF. « Imitons-les, et attaquons l’État en justice ! », tempête-t-elle.

Fort des témoignages de ce genre, qu’il recueille dans toute la région, Brahim Bourabaa estime que les harkis ne sont pas suffisamment reconnus. Il juge les mesures annoncées par Manuel Valls l’an dernier « pas à la hauteur des sacrifices consentis par cette population meurtrie ». « C’est des clopinettes, du saupoudrage qui ne sert à rien », martèle-t-il. Au-delà de ce soutien matériel, il réclame surtout « une reconnaissance de la responsabilité de la France, via une déclaration pleine et entière du chef de l’État ». Pour tenter d’effacer « une plaie qui n’a jamais cicatrisé."

 


LE CNLH APPELLE AU RESPECT


DES LIEUX DE CULTE ET DE MÉMOIRE,


À LA SÉCURITÉ ET À LA JUSTICE



Le CNLH condamne avec la plus grande fermeté les provocations et les injures dont les Harkis et leurs familles font régulièrement l'objet. Aussi, le CNLH appelle au respect des lieux de culte et de mémoire, et attend des services de sécurité et de justice qu'ils fassent toute la lumière sur cet acte de dégradation injurieux de notre Monument aux Morts, commis à Roubaix, dans la nuit du 22 au 23 septembre 2015, portant atteinte à la mémoire des soldats Harkis qui ont servi la France, massacrés après l'indépendance de l'Algérie et à l'honneur des survivants et de leurs familles.

Le CNLH se veut solidaire avec les anciens soldats et les familles des disparus Harkis du Nord-Pas-de-Calais, et les appelle à manifester le 25 septembre 2015, jour de commémoration nationale, contre ces actes indignes qui ouvrent la porte à toutes formes d'abus, de provocations, d'insultes, d'encouragement à la haine et à la violence.

De plus, le CNLH appelle l'ensemble des Harkis à s'élever contre l'absence de prise en compte de leurs revendications par les pouvoirs publics et les promesses non tenues !

 

http://www.20minutes.fr/lille/1693231-20150923-nord-souvenir-harkis-pollue-croix-gammee-roubaix

Publié le 23 09 2015 à 9 h 29 - Mis à jour le 23 09 2015 à 9 h 29 - (20MINUTES)

Nord: Le souvenir des Harkis pollué par une croix gammée, à Roubaix

FAITS DIVERS Un monument aux morts en hommage aux harkis a été tagué à Roubaix, dans la nuit de lundi à mardi...


Ci-dessus : Le monument souillé par une croix gammée. - Google Maps


Une blessure à quelques jours de la journée nationale d'hommage aux Harkis. Mardi matin, des inscriptions insultantes peintes en rose ont été découvertes sur un monument érigé à la mémoire des harkis à Roubaix, raconte La Voix du Nord.

Une plainte déposée

Parmi les propos insultants, une croix gammée a été taguée sur l’édifice. Les services de propreté de la mairie ont rapidement nettoyé le monument, mais une plainte a été déposée au commissariat de Roubaix.


http://www.lavoixdunord.fr/region/croix-gammee-sur-une-stele-harki-a-roubaix-des-ia24b58797n3061970

Publié le 23.09.2015 (LA VOIX DU NORD)

 

Croix gammée sur une stèle Harkie à Roubaix : des condamnations en série


(La stèle dégradée est située bld du Général Leclerc à Roubaix)


Dans deux communiqués différents, le préfet du Nord Jean-François Cordet et le secrétaire d’État aux Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini, condamnent chacun de leur côté les dégradations constatées hier sur le monument érigé en mémoire des harkis à Roubaix. Les parlementaires de Roubaix, Dominique Baert et René Vandierendonck, les ont aussi dénoncées « avec force ».

(Cliquer sur l'image ci-dessus pour lire la suite)

 

LE CNLH APPELLE LES ÉLUS DE TOUS BORDS, DU NORD-PAS-DE-CALAIS, TOUTES TENDANCES CONFONDUES, À COMMÉMORER LA JOURNÉE NATIONALE D'HOMMAGE AUX HARKIS, DEVANT LA STÈLE QUI LEUR EST DÉDIÉE ET DE TÉMOIGNER AINSI LEUR SOLIDARITÉ À LA COMMUNAUTÉ DES SOLDATS HARKIS

Lot-et-Garonne : les Harkis demandent réparation

 

SUD OUEST.FR  -  Publié , modifié par

 

Lien vers l'article : http://www.sudouest.fr/2015/08/31/lot-et-garonne-les-harkis-demandent-reparation-2110472-3900.php

 

Une délégation s'est réunie ce lundi matin (31.08) devant la sous-préfecture de Villeneuve-sur-Lot.

 

 


Un peu moins de deux ans après sa grève de la faim, longue de 18 jours, revoilà Boaza Gasmi. Le président du comité national de liaison des Harkis était ce lundi matin, en compagnie d'une dizaine de soutiens, devant la sous-préfecture de Villeneuve-sur-Lot où une délégation a été reçue en milieu de matinée.

La communauté, qui se dit "révoltée", veut faire entendre son mécontentement. Selon ses membres, "François Hollande n'a pas tenu ses engagements." Tous rappellent le jugement rendu le 10 juillet 2014 par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise : "La France a été condamnée pour ses fautes. Maintenant l'État doit respecter ce verdict et agir en conséquence. Il faut qu'un débat soit organisé à l'Assemblée nationale pour définir une Loi cadre et des réparations."

 

"On saura agir"

 

Concernant ces dernières, Boaza Gasmi et Larbi Bouzaboun ne veulent pas s'étendre : "On ne parle pas d'argent. Mais une fois autour de la table, on discutera." Seule certitude, eux ne veulent pas entendre parler de "mesures sociales ou de réponses de droit commun." Et de conclure : "Si François Hollande pense que les Harkis n'ont droit à rien, qu'ils n'ont rien fait pour la France, qu'il le dise. On saura agir"

 

 

 

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Communiqué du Président Boaza GASMI

 

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« Algérie, un membre du Gouvernement français pour le 70è anniversaire du massacre de Sétif »

AFP - 7 avril 2015 à 17:12

 

Le secrétaire d’Etat français chargé des Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini souhaite se rendre à Sétif en Algérie pour le 70e anniversaire du massacre de milliers d’Algériens sous la colonisation française, une première à ce niveau de représentation, a-t-on annoncé mardi dans son entourage.

Il prévoit d’effectuer un «voyage mémoriel» du 19 au 21 avril à Sétif (nord-est) puis Mers El-Kébir (ouest) et Alger, a indiqué son cabinet à l’AFP. «Le message du gouvernement sera : « aucune mémoire n’est oubliée, on est dans une mémoire apaisée», a-t-on ajouté de même source.

Ce voyage doit toutefois encore être approuvé par les autorités algériennes, a-t-on ajouté de même source dans la soirée.

«Jean-Marc Todeschini est effectivement disponible pour faire un voyage mémoriel en Algérie notamment en cette année du 70e anniversaire du massacre de Sétif. Mais le secrétaire d’Etat attend encore l’accord des autorités Algériennes avec qui ce déplacement doit se faire en bonne intelligence», a-t-on souligné.

Le massacre de Sétif reste l’une des pages les plus noires de l’Algérie française. Le 8 mai 1945, alors que la France célébrait la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie, les festivités tournèrent au drame à Sétif, Guelma et Kheratta, dans l’est de l’Algérie, où des nationalistes défilèrent, drapeaux algériens à la main.

La répression des manifestations, considérées comme les prémices de la guerre d’indépendance, fit plusieurs milliers de morts parmi les Algériens - jusqu’à 45.000 selon la mémoire collective algérienne - victimes de la police, de l’armée ou de milices de colons. Une centaine d’Européens, pris à partie par des nationalistes algériens, furent également tués.

Le 27 février 2005, l’ambassadeur de France en Algérie, Hubert Colin de Verdière, a reconnu une responsabilité de la France dans ces massacres en évoquant une «tragédie inexcusable».

Mais aucun membre du gouvernement français ne s’est jusqu’ici rendu à Sétif pour commémorer cette page sombre de l’histoire commune franco-algérienne, a-t-on indiqué dans l’entourage de M. Todeschini.

Malgré les déclarations de dirigeants français, notamment du président François Hollande qui a reconnu en décembre 2012 les «souffrances que la colonisation a infligées» aux Algériens et dénoncé un «système (colonial) profondément injuste et brutal», le travail de mémoire reste compliqué entre les deux pays.

L’Algérie souhaiterait que la France aille au-delà de cette politique des «petits pas» et s’excuse pour son passé colonial. Paris se refuse pour l’heure à faire acte de «repentance» tout en reconnaissant que la relation franco-algérienne doit reposer sur un «socle de vérité».

«Le but du voyage, c’est de mettre en lumière la mémoire partagée», a-t-on relevé dans l’entourage du secrétaire d’Etat qui souhaiterait se recueillir à Sétif en mémoire des victimes de la répression.

Il s’y rendrait en avril plutôt qu’en mai non pour éluder les commémorations officielles algériennes mais pour des raisons d’agenda, la France célébrant de son côté le 8 mai le 70e anniversaire de la fin de la guerre de 1939-1945, a-t-on précisé de même source.

A Mers El-Kébir, dans le golfe d’Oran (ouest), M. Todeschini commémorera le 75e anniversaire de l’attaque de la marine française par la marine britannique, en juillet 1940, peu après la signature de l’armistice franco-allemand avec le Troisième Reich.

AFP

 

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Réponse du Président GASMI :

 

La décision prise par Jean-Marc TODESCHINI de se rendre à Sétif pour « qu’aucune mémoire ne soit oubliée… » ne devrait pas faire oublier la mémoire des Harkis et de leurs familles, qui eux aussi, ont connu des souffrances innommables (abandon, massacres, ségrégation, apartheid, racisme…).

Rappelons-nous les camps de la honte, en France, où les Harkis survivants ont été indignement internés après le 19 mars 1962. La détresse psychique causée par les conditions inhumaines de vie dans ces lieux de rétention forcée, s’ajoutant au traumatisme de la guerre, aux pertes humaines et matérielles subies. Les blessures profondes et indélébiles d’un tel parcours resteront marquées à jamais dans la mémoire de ces hommes, femmes et enfants à cause d’un État qui « n’a pas été à la hauteur », d’un État qui a fait le choix insensé d’abandonner les siens, ces anciens soldats de la France et leurs familles…

La priorité du Gouvernement devrait donc aller à nos compatriotes français, Harkis, traumatisés par un drame vécu, mais vaccinés dorénavant contre les promesses non tenues !!!

Les Harkis n’accepteront plus de tomber dans le piège des beaux discours fortement médiatisés, mais jamais suivis d’effets… Spectacles politiques auxquels se livrent des hommes sans scrupule accrochés à leurs mandats ou désireux de parvenir à un bel avenir…

De qui se moque-t-on ?

Le CNLH appelle le Président de la République à s’occuper en priorité des Harkis, victimes de crime d’État, de crime de guerre et de crime contre l’humanité, à partir du 19 mars 1962 et dans les années qui suivirent. Les anciens soldats Harkis et leurs familles demandent à corps et à cris Justice et Réparation.

Agissez, Monsieur le Président, car ces crimes sont imprescriptibles, au regard des dispositions de l’article 213-5 du code pénal.

Élevez-vous contre la falsification et l’oubli, en faveur de la vérité historique, de la dignité et de la mémoire de ceux qui furent vos alliés, vos héros, vos frères d’armes en des temps critiques que rien n’effacera.

Acceptez, Monsieur le Président, de venir honorer de votre présence l’un des nombreux sites en France, ayant servi de camp d’internement aux Harkis. Venez commémorer les conditions de vie indignes qui leur ont été imposées dans ces camps de la honte, en violation des droits fondamentaux que constituèrent les entraves posées par les autorités françaises à leur liberté d’aller et venir, le non respect de leur vie privée, la violation du secret des correspondances (courriers et colis), le détournement de leurs prestations sociales, la violation du principe d’égal accès aux services publics, aux écoles, etc…

Le manque de soins, d’hygiène, de nourriture, la morsure du froid, l’exigüité des locaux, leur insalubrité, l’exclusion de tout aménagement visant à la création de logements familiaux, le couvre-feu à 22 heures,  etc…

Venez commémorer, Monsieur le Président de la République, les nombreuses restrictions aux libertés individuelles subies par les Harkis, hommes, femmes et enfants survivants dans ces camps…

Venez reconnaître la responsabilité de l’État français dans cette abomination, faites Justice et Réparation, tenez vos promesses !!!

 

Aura-t-on l’honneur de voir un membre du Gouvernement sur ces lieux de mémoire, commémorer les souffrances vécues et les injustices subies, puisque jusqu’ici cela n’est encore jamais arrivé ?

 

HONNEUR AUX HARKIS !

 

Boaza GASMI, Président du CNLH, le 8 avril 2015

 

 

 

----- Communiqué de presse -----

 

19 mars 1962, 12 mai 1962 :

 

CRIME D'ÉTAT !

 

 


Ces deux dates marquent le drame des soldats Harkis !


Désarmés, abandonnés, c'est la raison de la colère des Harkis du Camp de Bias.
A l'occasion de cette triste date anniversaire marquant un faux Cessez-le-Feu en Algérie, les enfants de Harkis du Camp de Bias ont manifesté hier devant le Cabinet du Ministre en charge du Monde Combattant à Paris.
Ils ont finalement  eu un entretien constructif avec le conseiller du Ministre.
Les discussions ont porté  notamment  sur la loi de réparation qui s'impose après que le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise en date du 10 juillet ait reconnu publiquement et juridiquement le drame des Harkis.
L'autre doléance exprimée par les jeunes fils de Harkis débattue à cette occasion portait sur la date du 12 mai comme date officielle marquant le drame de l'abandon des soldats Harkis.


En ce matin du 19 mars 2015, plusieurs Harkis ont déployé des banderoles à  Sainte-Livrade-sur-Lot (47) pour dénoncer cette date de la Honte.


Les résolutions prises lors des réunions de Toulouse le 21 février et de Paris le 28 février organisées par A. Bali et K. Tamazount de l’association  « Harkis Ile-de-France » auxquelles le CNLH était partie prenante ont été transmises à l’occasion de cette rencontre au Cabinet du Ministre.


 







Le 24 février 2015

 

 

HARKIS MOBILISÉS POUR LEUR RECONNAISSANCE !


- COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU 21 FÉVRIER 2015 À TOULOUSE -

 

Samedi 21 février 2015 s'est déroulé le 1er congrès des Harkis du Sud de la France, Salle Osète à Toulouse, à l'initiative du président toulousain, M. Achour BAALI, entouré de ses vice-présidents Mme Alia LASSAMEN et M. Alain FERKI ; du président de l'association Harkie des Pyrénées Atlantiques, M. Idir SACI ; tous représentants du CNLH en régions.


Monsieur Boaza GASMI a participé à cette réunion, accompagné d'une délégation. Cette journée a été organisée dans le cadre d'un rassemblement nécessaire en vue de définir les orientations et objectifs à atteindre en faveur des anciens soldats Harkis et de leurs familles, dans un contexte actuel particulièrement difficile et des problèmes récurrents qu'ils rencontrent encore, 52 ans après les accords d'Évian et leur arrivée dans les camps en France.


Un fervent militant de la cause Harkie, Monsieur Abdallah KROUK, a également répondu présent à cette invitation, enrichissant le débat de manière très constructive.


Chacun a pu exposer ses idées à tour de rôle, et le fruit de ses travaux. Un esprit de cohésion, de concertation et de fraternité régnait entre tous les interlocuteurs autour de la table.


«Ce 1er congrès s'inscrit dans la constitution d'une grande force de Bordeaux à Nice, a conclu le président BAALI. Nous voulons dire combien nous sommes attachés à la France. Nous voulons que nos associations se mobilisent pour qu'enfin au niveau politique, les parlementaires adoptent une grande loi sur la réparation et la reconnaissance du drame des Harkis.»


Monsieur GASMI a pris la parole, appelant à l'union de l'ensemble des associations Harkies autour de la résolution prise à Toulouse à l'unanimité sur les propositions des différents orateurs pour :


  • exiger une loi de réparation ;

(Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a enfin reconnu, le 10 juillet 2014, la responsabilité de l'État Français dans le drame des Harkis !)

  • définir la date du 12 mai comme journée d'hommage aux soldats Harkis ;

  • obtenir l'attribution du statut de « mort pour la France » pour les soldats Harkis morts ou disparus avant et après les accords d'Évian ;

  • siéger au sein de la « Fondation pour la Mémoire de la Guerre d'Algérie, des Combats du Maroc et de Tunisie ».


Les présidents d'associations Harkies appellent tous les députés de France à soutenir le projet de loi de réparation attendu par les Harkis et leurs familles.

Le CNLH avait remis entre les mains de l'ancien ministre des anciens combattants et victimes de guerre, M. Kader ARIF, un projet de loi, le 2 juillet 2014, par l'intermédiaire de son porte-parole, Monsieur Mohand SACI, ainsi qu'un exemplaire de ce projet au Cabinet du Président de la République le 4 juillet 2014.


Nous ne lâcherons rien !


« Là où se trouve une volonté, il existe un chemin » Winston Churchill.

 

 






C O M M U N I Q U É

 

 

 

de M. Boaza GASMI, Président du CNLH

 

Le 4 novembre 2014

 

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APPEL À TOUS LES PRÉSIDENTS D'ASSOCIATIONS

 

- EN SOLIDARITÉ -

 

POUR LE REJET TOTAL DU PLAN VALLS-ARIF-HOLLANDE !

 

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Le Président du CNLH, Boaza GASMI, appelle l'ensemble des présidents d'associations Harkies à rejeter massivement le « plan d'actions pour 2015 » annoncé par Manuel VALLS le 25 septembre dernier.

 

 

 

En effet, ce plan a été établi en toute hâte, sans concertation élargie avec l'ensemble des parties concernées, mais uniquement avec la complicité d'un pseudo « G12 » qui, ne représentant que lui-même, n'a pas su défendre les intérêts majeurs des Harkis et de leurs familles. Dès les première réunions de ce groupe, le CHLH a dénoncé cette mascarade et s'est définitivement désolidarisé du « G12 ».

 

 

 

Les mesurettes récemment proposées par le Premier Ministre, concoctées avec la complicité de Kader ARIF et de François HOLLANDE sur fond de béni-ouiouisme du « G12 », ne correspondent en rien aux attentes réelles des anciens soldats Harkis, de leurs enfants et de leurs familles. Pire, ce soi-disant « plan d'actions » constitue une véritable insulte si on considère la promesse faite par le candidat HOLLANDE le 5 avril 2012 manifestement tombée aux oubliettes !

 

 

 

En conséquence, une grande journée de manifestation, organisée par le CNLH, aura lieu en mars prochain à Agen (Lot-et-Garonne), pour exiger :

 

  • une loi cadre portant reconnaissance de la responsabilité et de la faute de l'État Français dans l'abandon et le massacre des Harkis après les accords d'Évian et le Cessez-le-feu du 19 mars 1962, et dans les conditions d'accueil et de séjour indignes dans les camps en France pour les survivants,

  • Justice et réparation(Réfer. : jugement rendu par le Tribunal de Cergy-Pontoise du 10 juillet 2014 condamnant la France).

 

Le Président GASMI demande au Président de la République, au nom de tous les anciens soldats Harkis, de leurs enfants et de leurs familles, un « solde de tout compte » pour clore définitivement ce dossier, en lui rappelant au passage que sa demande de RDV est toujours d'actualité !

 

 

 

Boaza GASMI demande aux membres du « G12 », s'ils ont une conscience, de rejoindre le CNLH, en leur rappelant qu'ils sont des hommes libres, libres de quitter cette mascarade, ce casting humoristique créé par Kader ARIF, libres de porter les vraies valeurs et défendre les intérêts, l'honneur et la mémoire des Harkis. Boaza GASMI tend la main à tous les mécontents, les déçus du plan VALLS : ils sont les bienvenus au CNLH, car le temps n'est pas aux regrets mais au rassemblement !

 

 

 

Boaza GASMI va faire appel à tous les partis politiques, à toutes les associations Harkies et Pieds-Noirs, à toutes les associations d'anciens combattants, à la LICRA et à toutes celles et ceux qui reconnaissent - en leur âme et conscience - que les Harkis ont été abandonnés et spoliés de leurs droits, blessés dans leur chair, dans leur honneur, leur dignité et leur mémoire.

 

 

 

Le Président du CNLH lance un appel de soutien à la Nation !

 

D'ores-et-déjà, de nombreuses réunions de préparation à la grande manifestation de mars prochain (date encore non définie) sont organisées à travers la France tout entière.

 

 

Boaza GASMI

 

appelle à la mobilisation générale élargie !

 

 

CONTACTS :

 

 

 

Monsieur Boaza GASMI, Président du CNLH :

Tél. : 06 36 24 91 76

 

 

Monsieur Mohand SACI, Porte-parole du CNLH

Tél. : 06 95 47 06 45

 

 

 

Mail : cnlh.contact@gmail.com

 

Adresse : CNHL - 4 Cité Paloumet - 47300 BIAS

 

 

 

Site Web : www.cnlh.fr

 

 

 

Avec nos vifs remerciements, nos salutations fraternelles et amicales.

 

http://harkisetpouvoirspublics.webnode.fr/news/cherif-lounes-les-miettes-insignifiantes-et-humiliantes-de-kader-arif/

Par Chérif LOUNES : Les miettes insignifiantes et humiliantes de Kader ARIF


 

Chérif LOUNES :


 

Les miettes insignifiantes

 

 

et humiliantes


de Kader ARIF


11/10/2014 15:05

OPINION

Kader ARIF via Manuel VALLS a annoncé un plan d'action avec pour seule nouveauté quelques points de retraite pour les enfants de Harkis. Non seulement, il faudra payer ces points de sa retraite pour avoir été "interné". Mais attention, ce luxe n'est pas donné à tout le monde. Il est réservé à ceux qui avaient un certain âge et qui ont vécu dans les camps jusqu'en 1975. Les autres, d'âge différent ou qui ont vécu dans les camps après cette date et jusqu'à aujourd'hui pour certains. Je pense par exemple à celui de Fuveau des les Bouches du Rhône. Walou et encore walou !

Il est malheureux que des gens qui se disent membres de cette communauté de rapatriés Harkis aient accepté de siéger dans un groupe de travail avec Kader Arif sans poser au préalable les conditions exigées par la cause qu'ils étaient censés défendre. Par conséquent, ils ont cautionné, qu'ils le veuillent ou non, cette mascarade.

Ils auraient été bien inspirés de suivre le frère Boaza quand il a quitté ce groupe réuni pourtant à son initiative. C'est honteux qu'ils n'aient pas eu le courage de quitter le salon parisien où ils se réunissaient. Car, dès le départ, tout annonçait qu'ils n'aboutiraient à pas grand chose, sinon à pratiquement rien. 

 

Comme disait cette vieille femme de Harki dans ces moments là : "Ils auront la malédiction de la cause qu'ils n'ont pas su défendre".

 

En effet, quand dans ce groupe ne se trouvent pas des personnes qui ont la capacité et l'instruction nécessaires pour rédiger des dossiers, des propositions, prendre des notes et en faire un compte rendu à la communauté, la consulter pour avis et communiquer aux instances et aux politiques, aux médias...etc, mieux vaut éviter d'en être membre par aveuglement de son ego. 

 

Il leur reste à prendre conscience de leurs erreurs et de se retirer suite à cet inacceptable échec dont ils endossent la terrible responsabilité. 

 

Quand on a dans les mains un écrit du Président de la République promettant de reconnaître la responsabilité de l’État, déjà prononcée avant lui par son prédécesseur, on ne sort pas avec des miettes insignifiantes et humiliantes. 

 

On aurait envie de dire ce que Jésus disait : "Dieu ! Pardonne-les. Car ils ne savent pas ce qu'ils font." (Luc chap.23 v.34).

 

Mais dans notre cas, notre souffrance, les membres de ce groupe étaient-ils vraiment ignorants de ce qu'il se tramait ?
Boaza l'avait  pourtant bien compris en quittant ce G12. Il compte poursuivre le combat pour obtenir cette reconnaissance. Et ce n'est que justice.

Chérif LOUNES est un ancien responsable associatif de la communauté harkie de PACA


En savoir plus : http://harkisetpouvoirspublics.webnode.fr/news/cherif-lounes-les-miettes-insignifiantes-et-humiliantes-de-kader-arif/


 

 

 

 

Jeudi 25 septembre 2014

 

Communiqué du Président du CNLH,

M. Boaza GASMI

 

 

SUITE À LA PRÉSENTATION PAR LE PREMIER MINISTRE, MANUEL VALLS,

 

LORS DE LA JOURNÉE NATIONALE D'HOMMAGE AUX HARKIS,


D'UN "PLAN D'ACTIONS" EN FAVEUR DES HARKIS ET DE LEURS FAMILLES

 

 

Boaza GASMI, président du CNLH, avait engagé une grève de la faim à Agen en septembre 2013, afin d’interpeller le Président de la République François HOLLANDE sur le respect de ses engagements pris le 5 avril 2012 en faveur des Harkis.

 

Après avoir obtenu le principe d’une rencontre avec le Président de la République, et la désignation de deux médiateurs pour travailler à cette rencontre, Boaza GASMI avait cessé sa grève de la faim début octobre 2013.

 

Or, depuis cette date, de pourparlers en pourparlers, de réunions absurdes en réunions absurdes tant sur le fond que sur la forme, le ministre délégué aux anciens combattants, Kader ARIF, chargé de préparer cette rencontre officielle à l'Élysée, a finalement perdu l'objectif initial de vue et son motif réel, pour arriver à l'antipode des attentes essentielles formulées par le CNLH, en désignant d'une manière arbitraire et précipitée un « pseudo G12 » auquel Boaza GASMI et sa délégation n'ont jamais véritablement été associés.

 

Force est de constater que les méthodes du ministre Kader ARIF visaient principalement à diviser et à affaiblir le tissu associatif Harki et non à se comporter comme leur porte-parole et leur défenseur face au Président HOLLANDE qui à ce jour n'a toujours pas honoré ses engagements du 5 avril 2012 envers les anciens soldats Harkis et leurs familles. Un jugement a pourtant été rendu par le Tribunal administratif de Cergy Pontoise, le 10 juillet 2014, réhabilitant les Harkis en condamnant l'État français pour les avoir abandonnés après l'indépendance et pour ne pas les avoir protégés des représailles.

 

Aujourd'hui, le 25 septembre 2014, journée nationale commémorative, le Premier Ministre, Manuel VALLS, a présenté un "plan d'actions", qui ne tient nullement compte des revendications majeures exprimées, à savoir : la reconnaissance de la responsabilité et de la faute de l'État Français - au moyen d'une loi-cadre - dans l'abandon et le massacre des Harkis après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, et des conditions d'accueil et d'hébergement indignes dans les camps en France pour les survivants, suite au départ contraint de l'Algérie lors de l'indépendance de celle-ci.

Doit s'en suivre la réparation du préjudice subi, suivant les règles du droit français et international en la matière. Ce n'est pas la mendicité que les Harkis réclament, ni des mesurettes sociales dont il n'est fait aucun audit, suivies d'aucun effet, mais c'est la réparation qui leur est due à juste titre qu'ils demandent à l'État Français, pour les souffrances innommables ainsi que les pertes humaines et matérielles qu'ils ont subies.

 

Le CNLH qui regroupe des milliers de Harkis et plusieurs dizaines d'associations se dit réellement déçu et choqué par l'annonce du Premier Ministre, dont le plan annoncé devant les médias est considéré comme insultant, ignoble, indigne, par les Harkis et leurs familles. De ce fait, ce plan est totalement rejeté, nul et non avenu.

En effet, les mesures d'ordre purement social contenues dans ce projet ridicule occultent totalement toute idée de Justice et de Réparation au titre du génocide Harki. Aussi ne pourra-t-on parler de Mémoire tant que la reconnaissance et la réparation n'auront pas eu lieu !

 

Le CNLH demande au Président de la République de se conformer à la Justice, en se référant notamment à la conclusion du Tribunal de Cergy-Pontoise, et en réintégrant les Harkis dans leur bon droit, ce qui sera tout à son honneur.

 

Le CNHL se désolidarise totalement du « pseudo G12 » auprès duquel il demande des explications sur le fruit de son travail stérile et déshonorant. Le Président Boaza GASMI demande à chacun des membres du G12 de s'exprimer publiquement sur ces mesures incongrues, à savoir s'ils en sont satisfaits, ou bien s'ils comptent s'y opposer et comment ils en sont arrivés là ! Ils doivent en effet prendre leurs responsabilités devant cet échec majeur devant l'ensemble des Harkis et leurs familles.

 

Ce "G12", les Harkis l'ont toujours dénoncé et ce, depuis sa mise en place, arbitraire, non représentative.

 

Boaza GASMI, qui n'a toujours pas été reçu par le Président de la République, n'exclut pas de mener de nouvelles actions dans un avenir proche pour la défense matérielle et morale des Harkis et de leurs familles, pour la reconnaissance et la réparation légitimes, pour la sauvegarde de la Mémoire et de l'Histoire que ce soit sur le plan national ou international.

 

_______________________

 

 

 

JEUDI 22 MAI 2014

 

LE PORTE-PAROLE DU CNLH, MOHAND SACI,

REMET CE JOUR UNE INVITATION

 

AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

 

POUR VENIR À BIAS, LE 25 SEPTEMBRE 2014

 

À LA JOURNÉE NATIONALE DE COMMÉMORATION

 

DES HARKIS

 

 

Discours du Président de la République

 

devant les Porte-Drapeau

 

au cours de la réception donnée en leur honneur

 

 

 

 

 

Le Président du CNLH, Boaza GASMI, poursuit son combat.

 

Aujourd'hui, le 22 mai 2014, il est allé, avec sa délégation,

 

porter en haut lieu la cause des anciens soldats Harkis

 

et de leurs familles

Image protégée par des droits d'auteur. Reproduction interdite (CPI, art. L. 335-3).
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Sur le perron de l'Élysée, Boaza GASMI et Mohand SACI :

 

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Image protégée par des droits d'auteur. Reproduction interdite (CPI, art. L. 335-3).
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SE ACVG Kader ARIF et les anciens combattants. Image protégée par des droits d'auteur. Reproduction interdite (CPI, art. L. 335-3).
SE ACVG Kader ARIF et les anciens combattants. Image protégée par des droits d'auteur. Reproduction interdite (CPI, art. L. 335-3).
(Au 2ème rang, on aperçoit Boaza GASMI et Mohand SACI, derrière Kader ARIF).  Image protégée par des droits d'auteur. Reproduction interdite (CPI, art. L. 335-3).
(Au 2ème rang, on aperçoit Boaza GASMI et Mohand SACI, derrière Kader ARIF). Image protégée par des droits d'auteur. Reproduction interdite (CPI, art. L. 335-3).
Le Président du CNLH, Boaza GASMI, sur le perron de l'Élysée, le 22 mai 2014. Image protégée par des droits d'auteur. Reproduction interdite (CPI, art. L. 335-3).
Le Président du CNLH, Boaza GASMI, sur le perron de l'Élysée, le 22 mai 2014. Image protégée par des droits d'auteur. Reproduction interdite (CPI, art. L. 335-3).

 

 

 

COLOMBEY-LES-DEUX-EGLISES

 

SAMEDI 10 MAI 2014

 

Le CNLH a parlé aux Français et au Président de la République...

 

 

HONNEUR AUX HARKIS !

 

Le CNLH honore tous les Harkis morts pour la France

 

 

(Colombey-les-deux-Eglises, le 10 mai 2014)

 

 

Image protégée par des droits d'auteur. Reproduction interdite (CPI, art. L. 335-3).
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Cérémonie solennelle et dépôt de gerbe

 

au Monument aux Morts de Colombey-les-deux-Eglises,

 

à la mémoire de nos soldats morts pour la France

 

 

 

 

 

Sainte-Livrade-sur-Lot (47) – Le 5 mai 2014


Moment de tristesse et de recueillement

pour rendre hommage à notre ami  Kader FATANI, dévoué de très longue date à la cause harkie et membre du CNLH.


Nous présentons à sa femme, à ses enfants, à sa mère, ses frères et toute sa famille nos sincères condoléances.

 

Image protégée par des droits d'auteur. Reproduction interdite (CPI, art. L. 335-3).
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